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 Classique... ouvres, compositeurs, instruments...

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MessageSujet: Classique... ouvres, compositeurs, instruments...   Jeu 9 Fév - 16:55

Et bien voilà, le sujet est bien lancé, et ça fait vraiment plaisir de lire des avis de différentes personnes à ce sujet. Merci à vous.

Bon revenons à Schubert et voyons en quelques lignes ce que fut son parcours.

Franz Peter Schubert 1797-1828

Franz Schubert naquit dans un faubourg de Vienne appelé Himmelpfortgrund (la "Porte du Ciel"). Sur ses treize frères et soeurs, seuls quatre parvinrent à l'âge adulte. Son père, qui portait le même prénom que lui, était instituteur. Le jeune homme s'essaya lui-même à l'enseignement, un court temps car la véritable nature de son talent ne tarda pas à se révéler. Il intégra le choeur de la chapelle impériale de Vienne, où il étudia sous la direction du maître de chapelle Antonio Salieri, le rival de Mozart.

Alors âgé de 15 ans, Schubert avait déjà beaucoup écrit pour le piano et jeté les bases d'une symphonie ainsi que d'un opéra. Peu aprés, il composa son premier lied ("chanson"), Gretchen am Spinnrade ("Marguerite au rouet"), un morceau d'une surprenante originalité, qui annonçait des centaines d'oeuvres merveilleuses.
Ces années de jeunesse étaient prometteuses. Malgré sa silhouette trapue et son physique ingrat, (comme le soulignait trés justement MJ), Schubert ne manquait ni d'amis ni d'admirateurs, qui l'hébergeaient, l'introduisaient dans le milieu musical et jouaient ses compositions. De ce temps datent les célèbres "schubertiades", des réunions organisées dans les salons viennois ou des parties de campagne au cours desquelles on présentait quantité de ses créations. Ces événements contribuèrent à le faire connaître dans les cercles mondains et artistiques de la capitale autrichienne.
Et pourtant, le sort s'acharna contre lui. Il travailla d'arrache-pied à l'écriture de plusieurs opéras et d'autres oeuvres scéniques, dont Rosamunde, que le grand public bouda. Plus grave encore, sa santé déclina rapidement, sans doute à la suite d'une syphilis (mais aussi d'excès d'alcool). Profondément dépressif, il se définissait comme "l'être le plus malheureux du monde".

Depuis longtemps, Schubert était fasciné par Beethoven, qui vivait alors à Vienne. Il assista à la première de la Symphonie n°9, le chef-d'oeuvre de son illustre aîné, et dut se rendre au chevet du compositeur mourant en 1827.
Sentant ses jours comptés, il se lança à corps perdu dans le travail et acheva certaines de ses plus belles partitions, dont le cycle de lieder intitulé Winterreise ("Voyage d'hiver"), la Symphonie n°9 (dite "La Grande") et le Quintette pour cordes en do majeur. Il mourut à 31 ans, quelques mois aprés Beethoven.
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MessageSujet: Re: Classique... ouvres, compositeurs, instruments...   Jeu 9 Fév - 23:40

Arf, ça va tellement vite finalement, et il se dit tellement de choses, que j'ai envie de parler de tout en même temps. Non! Je me suis dicté un ordre de marche, il faut que je m'y tienne, sinon cela ferait un peu trop brouillon. Bach attendra!
Nous en étions donc à Beethoven. Le pire, c'est qu'il y en aurait pas mal à écrire, je vais essayer de faire le plus court possible et par étape.

Ludwig Van Beethoven 1770-1827

Si Mozart fut, en son temps, décrit comme un ange de passage sur terre, le fils de Johann et Maria Magdalena van Beethoven fut bien quant à lui un homme de chair et de sang s'efforçant de tout son être à atteindre les cieux.
Le père et le grand-père de beethoven étant tous deux musiciens à la Cour, sa voie était en quelque sorte déjà tracée. Cependant, ce ne fut pas un enfant prodige et son père, ivrogne et tyrannique, usa souvent de violence pour l'obliger à travailler. Considéré par ses parents comme une source potentielle de revenus, le jeune Beethoven fut présenté par son père en public comme le nouveau Mozart. A cette époque, il admirait beaucoup Christian Gottlieb Neefe, organiste de la Cour, qui lui fit comprendre toute la noblesse de l'art musical. C'est certainement grâce à ce personnage que beethoven commença à concevoir la musique non plus comme un simple gagne-pain, mais comme l'expression même du sens de la vie;
Lorsque Beethoven, en visite à Vienne, joua devant Mozart, celui-ci déclara que le jeune homme "ferait parler de lui". Mais un événement tragique le rappela à Bonn : sa mère était mourante. Son père, miné par l'alcool, était désormais incapable d'assumer ses responsabilités de chef de famille et Ludwig, l'ainé de trois garçons, dut alors prendre en charge ses frères; Ses compositions se firent plus ambitieuses et la générosité de riches protecteurs lui permit d'entreprendre des oeuvres d'envergure. Bien qu'il fût contraire à sa nature de gagner sa vie de cette manière, il devint trés lié avec l'un de ses mécènes, le comte Waldstein, qui l'introduisit auprés de la haute société viennoise. Le compositeur se faisait un nom.
C'est alors que Beethoven, qui n'avait que 28 ans, vécut une terrible tragédie. Le génie irascible mais incontesté, pour qui la musique était tout, commença à perdre l'ouïe. Dès lors, sa vie ne fut plus que lutte contre la fatalité. Il mourut à Vienne en 1827 par un jour d'orage, lançant- paraît-il - son poing vers le ciel en signe de défi...
Nous reviendrons sur Beethoven lorsque je parlerai de ses autres oeuvres que j'affectionne personnellement. Et Dieu sait s'il y en a!
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MessageSujet: Re: Classique... ouvres, compositeurs, instruments...   Ven 10 Fév - 7:28

Chose promise, chose due. Johann Sebastian Bach.
Ca ne sera pas pour déplaire à Marina puisque là, on est en plein dans l'ère Baroque. Vers la fin certe, mais Baroque tout de même.

Avant toute chose, voyons un peu ce qu'est exactement une Cantate.

La cantate est une forme de musique vocale, en général accompagnée d'instruments. Si ses sonorités suggèrent un oratorio, elle est souvent moins puissante. La cantate peut être profane ou sacrée, la dernière étant au coeur du service religieux luthérien.
La cantate profane apparut à Venise au début du XVIIè siècle. Dès 1700, entre les mains de grands compositeurs comme Alessandro Scarlatti, elle avait acquis une vraie puissance et une dimension dramatique - telle une sorte d'opéra sans scène ni acteurs. Vivaldi et Händel perpétuèrent la tradition italienne (le second durant son séjour à Rome), tandis que, en Allemagne, J.S. Bach composa au moins 300 cantates sacrées pour l'église luthérienne.
Le genre tomba en disgrâce vers 1750, avant de refaire surface au XXè siècle. La cantate désigne alors diverses oeuvres vocales et orchestrales dues à d'illustres compositeurs, tels Stravinski, Prokofiev et Bartok.

Bon comme je l'ai dit auparavant, c'est mon pc qui commande lol.
Et là, je suis tombé sur la Cantate "Herz und Mund", BWV 147 : Jésus, que ma joie demeure
C'est pas que je l'aime pas, au contraire, puisqu'elle est dans ma liste, mais aprés L'Ave Maria et la Lettre à Elise, c'est sûr, faut pas avoir peur de s'endormir.
C'est le hasard de mon pc lol.

La musique connue sous le titre "Jésus que ma joie demeure" provient de cette cantate où elle apparaît deux fois, en fin de première partie et en fin de deuxième.
Ce thème aussi doux qu'une berceuse a suscité toutes sortes d'arrangements (perso, j'ai la version pour trompette et orgue). Composée pour la fête de la Visitation de la Vierge, cette page est une des plus élégiatiques qui soient sous la plume de Bach.
J'avoue, ce n'est pas mon préféré, il y a bien sûr la "Toccata et Fugue" qui est bien plus magistrale à mon goût ou encore les Concerto brandebourgeois et encore bien d'autres choses, mais j'y reviendrai plus tard.
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MessageSujet: Re: Classique... ouvres, compositeurs, instruments...   Ven 10 Fév - 16:37

Johan Sebastian Bach 1685-1750

J.S. Bach appartient à une véritable dynastie de musiciens. Organiste de son vivant, il est aujourd'hui considéré comme un des plus grands compositeurs.
Bach, vit le jour à Eisenach, en Allemagne. Sa mère et son père, organiste, moururent l'un aprés l'autre alors qu'il n'avait pas 10 ans. L'orphelin fut recueilli par son frère ainé, lui aussi organiste. A 15 ans, Bach, bon chanteur, partit à Lüneburg pour entrer dans la chorale de l'église de la ville. Il s'y perfectionna à l'orgue et apprit à jouer du violon.
A 18 ans, Bach entama une carrière d'organiste dans divers cités de l'Allemagne du Nord. Nombre de ses propres compositions pour orgue datent de cette époque. Il épousa sa cousine, Maria Barbara, qui allait rapidement faire de lui un bon père de famille nombreuse. La période la plus heureuse de la vie de Bach fut probablement celle où il fut maître de chapelle à la cour de Léopold Anhalt-Kötchen. Le prince, fin mélomane, était très demandeur. Bach composa alors beaucoup pour toutes sortes d'instruments : harpe, violon, violoncelle...Ainsi naquirent les Concertos Brandebourgeois et le Livre I des 48 Préludes et Fugues réunis sous le titre Le Clavier bien tempéré.
La disparition brutale de Maria Barbara, en 1720, mit fin aux jours heureux. La foi profonde de Bach grandit encore avec son chagrin, sublimée dans sa musique sacrée. Un an et demi plus tard, il prit pour seconde épouse Anna Magdalena Wilcken, une jeune cantatrice de 20 ans, au talent prometteur. Par amour pour Bach, elle allait renoncer à sa carrière et lui donner treize enfants (neuf devaient mourir en bas âge).
C'est à Leipzig que bach devait occuper les plus longues fonctions de sa carrière, puisqu'il y demeura jusqu'à sa mort cantor (directeur de musique) de l'église et de l'école Saint-Thomas. C'est là qu'il composa notamment la plupart de ses Cantates et les fit exécuter au rythme d'une tous les dimanches pendant trente ans...Là aussi qu'il créa des chefs-d'oeuvre comme la Passion selon St Matthieu.
A moitié aveugle, Bach subit deux opérations de la cataracte, qui échouèrent et le privèrent définitivement de la vue, l'empêchant d'achever l'Art de la fugue.
Il s'éteignit peu aprés, à l'âge de 65 ans.
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MessageSujet: Re: Classique... ouvres, compositeurs, instruments...   Sam 11 Fév - 12:15

Tchaïkovki 1840-1893

Fils d'un ingénieur des mines, Tchaïkovski était issu d'une famille dénuée de tradition musicale. Il allait pourtant devenir le compositeur le plus prisé et le plus connu de son époque, sa renommée s'étendant jusqu'en Amérique.
En dépit de dons musicaux hors du commun, Piotr Ilitch Tchaïkovski fut envoyé dès l'âge de 10 ans à Saint-Pétersbourg pour faire des études de droit. Il continua toutefois à cultiver sa passion pour la musique. Sa mère qu'il adorait mourut du cholèra alors qu'il avait 14 ans - ce fut un traumatisme terrible pour l'adolescent.
Devenu secrétaire au ministère de la Justice et profondément insatisfait, il abandonna le droit pour se consacrer à la musique; Sa maîtrise de la composition et de l'harmonie lui valut un poste de professeur au conservatoire de Moscou. A cette époque, Tchaïkovski composait déjà ses propres oeuvres. Son ouverture-fantaisie Roméo et juliette avait reçu un acceuil enthousiaste du public et il s'était fait un nom auprés de l'élite musicale moscovite.

Homosexuel, Tchaïkovski n'était guère attiré par les femmes. Et pourtant il se maria avec Antonnia Ivanovna Milioukova pour tenter de dissimuler ses véritables penchants. Cette union ne fut probablement jamais consommée, Tchaïkovski redoutant toute intimité physique avec une femme. Pour compenser, il se réfugia dans la boisson (une habitude qu'il devait garder toute sa vie), sortant tard avec ses amis. Miné par ses contradictions, Tchaïkovski fit une tentative de suicide, dont il se releva. Il quitta sa femme et obtint le divorce une fois qu'elle eut mis au monde un enfant illégitime. C'est alors qu'une autre femme entra dans sa vie : Nadezhda von Meck, une veuve fortunée, devint son mécène.

Une fois ses problèmes financiers résolus, TchaIkovski cessa de donner des cours et se consacra entièrement à la musique. Ayant étoffé son répertoire d'oeuvres variées, de la Symphonie n°1 au Lac des cygnes en passant par l'ouverture L'année 1812, Piotr Ilitch Tchaïkovski se lança dans une tournée de concerts en Europe, suivie d'une tournée en Amérique, où il dirigea l'orchestre du Carnegie Hall. Sa renommée grandissait à mesure que ses talents de compositeur s'imposaient. Ses oeuvres ne connurent pas toutes un succès fulgurant, mais, à l'époque où il mit le point le final à sa sixième et ultime symphonie, dites Pathétique, il était devenu le compositeur russe le plus célèbre de son temps.
Il mourut peu aprés la première de cette symphonie.
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MessageSujet: Re: Classique... ouvres, compositeurs, instruments...   Dim 12 Fév - 14:12

Bon, comme j'ai déjà parler du "Coronation Anthem N°5" , voyons un peu son auteur.

Händel 1685-1759

Georg friedrich Händel vit le jour à Halle, en Saxe (Allemagne du Nord). Son père, chirurgien-barbier, s'était remarié et avait déjà 63 ans à la naissance de ce deuxième enfant. Il n'y avait pas de musicien dans la famille et celui-ci ne voyait pas d'un trés bon oeil le fait que son fils veuille se tourner vers l'art, préférant pour sa part une carrière juridique.
Cependant, le jeune garçon faisait montre de tels dons musicaux que son père finit par accepter qu'il prenne des leçons avec le distingué organiste-compositeur de la cathédrale de Halle. A 17 ans, pour respecter le voeu de son père décédé, Händel entra à l'université de Halle pour étudier le droit, tout en devenant organiste d'église. Plus tard, il partit pour Hambourg et, alors qu'il avait à peine 20 ans, composa son premier opéra, "Almina" : l'oeuvre fit grand bruit.
L'année suivante, Händel alla parfaire son style en Italie, le pays de la musique, et se rendit à Florence, puis à Naples et à Rome. Il se lança ensuite à la conquête de Venise, où deux rencontres changèrent le cours de sa vie. Il fut présenté au prince Ernst August de Hanovre, lequel l'introduisit auprés de son frère, Electeur de Hanovre et futur roi d'Angleterre. Il fit aussi la connaissance du duc de Manchester, ambassadeur à Venise. Grands admirateurs du jeune prodige, ils l'invitèrent à leur rendre visite à Londres. En 1710, Händel fut nommè maître de chapelle à la cour de l'Electeur.
La même année, il se rendit pour la première fois à Londres, où ses oeuvres remportèrent un vif succés. Ainsi débuta entre le compositeur allemand et sa patrie d'adoption une histoire d'amour qui allait durer cinquante ans.
En plus de la quarantaine d'opéras qui dominent sa production, Händel composa des oeuvres pour clavecin et orgue, de la musique de chambre, de la musique d'église et des pièces pour orchestre, dont les célèbres "Water Music" et "Music for the Royal Fireworks" (respectivement écrites pour des fêtes données par George Ier et George II). Aprés l'opéra, il se concentra sur le genre plus à la mode de l'orotario (donné en concert et non à la scène) : drame biblique ou mythique pour choeurs, solistes et orchestre - une forme que Händel porta à sa perfection. Avec les années, sa santé déclina et il devint aveugle à l'âge de 68 ans. Le compositeur mourut six ans plus tard; son pays d'adoption lui réserva de grandioses funérailles dans l'abbaye de Westminster.
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MessageSujet: Re: Classique... ouvres, compositeurs, instruments...   Dim 12 Fév - 19:25

Aprés avoir vu la période Baroque avec Händel et Bach, la période de la fin du Romantisme avec Tchaïkovki, la période du début du Romantisme avec Schubert et Beethoven, voici donc la période Classique avec, fallait bien y arriver, Maître Mozart.
Alors là, c'est comme Beethoven, y en aurait des tonnes à dire. Je ferai le plus court possible, mais plus tard.
Tout d'abord, je voudrais présenter trois de ses oeuvres.

Pour commencer, le "Concerto pour cor et orchestre n°4 K 495, 3ème mouvement"
Cette oeuvre est l'un des quatre concertos pour cor et orchestre écrits par Mozart pour son ami Joseph Leutgeb, joueur de cor viennois. Dans ce dernier mouvement, le compositeur semble lancer un défi à l'instrument et au soliste, les bravant de rendre les sons les plus joyeux qui soient. Pour animer les sonorités un peu lugubres du cor, il exige un jeu vif et rapide. Imitant le cor de chasse, le thème de l'ouverture évoque les sensations fortes et sauvages de la chasse à courre. Puis, tandis que cor et orchestre échangent les répliquent d'un badinage musical, impossible de résister au pur plaisir de ce morceau, dont les notes dansent littéralement vers la conclusion. A découvrir!

Deuxième morceau, le "Concerto pour flûte et harpe, K 299, 2ème mouvement"
Quoi de plus charmant que ce magnifique concerto tout en délicatesse? Dans ce second mouvement pour solistes et cordes seuls, Mozart délaisse les autres instruments à vent, suivant une ligne mélodique quasi sans discontinuer. La partition pour harpe révèle une merveilleuse transparence, laissant la flûte s'élancer sans entraves, puis reprenant le thème, (toujours nostalgique) à son compte, avec des ornements d'une grande finesse. Vraisemblablement, mon préféré parmi ces trois oeuvres présentées.

Et pour finir, le "Concerto pour piano et orchestre n°21, K 467, 2ème mouvement"
Mozart composa et interpréta ce concerto pour piano et orchestre à l'apogée de sa gloire, en 1785. Dans les années 1960, le 2ème mouvement acquit un regain de notoriété grâce au film "Elvira Madigan", dont il est le thème principal et auquel il reste désormais indissociablement lié. Son rythme lent exprime toute la subtilité de l'art mozartien. Ce sublime exercice de lyrisme tranquille n'est pas seuleument un hymne à l'amour naïf, loin s'en faut. Les cordes pincées de la base introduisent un élément inquiètant, tandis que les accents soudain de l'orchestre expriment autant de pensées noires venant assombrir le lyrisme superficiel du concerto. Mais c'est la sérénité du leitmotiv qui finit par triompher. Ca, tout le monde connaît.

Petite parenthèse cinématographique :

"Elvira Madigan", est un film tiré d'une histoire vraie, trés connue en Suède où l'on chante encore la complainte d'Elvira Madigan. Bo Widerberg en a fait un film (1967) romantique, passionné, hors du temps. A l'époque, ce romanesque choqua : on était alors aux films plus "sociaux", plus engagés, plus signifiants. Elvira Madigan, avec des images d'une grande beauté, souvent symboliques, montre la force irrépressible de la passion amoureuse. (En même temps, je vous dis ça, mais j'ai pas vu le film, alors.....) Mais la musique de Mozart et bel et bien là, ça c'est sûr.
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MessageSujet: Re: Classique... ouvres, compositeurs, instruments...   Mar 14 Fév - 22:26

Wolfgang Amadeus Mozart 1756-1791

Est-il vraiment nécessaire de le présenter!? Enfin, faut bien faire vivre ce topic hein!

Opéras comiques ou concertos éblouissants, sérénades légères ou messes solennelles, Mozart nous a légué une oeuvre prodigieuse, l'une des plus remarquables du répertoire classique.
Wolfgang Amadeus Mozart naquit à Salsbourg, en Autriche, où son père Léopold était musicien à la cour du prince-archevêque.Des sept enfants de la famille, seul survécurent Wolfgang Amadeus et sa soeur Maria Anna, son aînée de quatre ans. Tous deux révélèrent trés tôt des dons exceptionnels pour la musique.
Woalfgang Amadeus reçut de son père une éducation peu conventionnelle. A 3 ans, il étonnait déjà par sa virtuosité au clavecin; à 4 ans, il jouait du violon; un an plus tard, il composait ses premiers menuets. A 6 ans, il fit forte impression sur un ami de son père, Andréas Schachtner, qui lui confia la partition du deuxième violon tandis que lui-même interprétait celle du premier violon. Bien qu'il ne sût pas placer ses doigts, Mozart subjuga Schachtner au point que celui-ci cessa de jouer pour l'écouter. En public, frère et soeur jouaient en duo, parfois à l'aveugle pour mieux faire sensation. Lorsqu'ils arrivèrent à Vienne, leur réputation était faite. Pendant plusieurs années, la famille Mozart sillonna l'Europe au rythme des tournées des petits prodiges.

A Mannheim, en Allemagne, Mozart fit la connaissance d'une jeune soprano de 16 ans du nom d'Aloysia Weber, dont il s'éprit éperdument. Wolgang voulait continuer son périple européen en compagnie d'Aloysia, mais son père s'opposa à ses projets et envoya le jeune homme à Paris en compagnie de sa mère. En France, il devint la coqueluche des salons en vogue et des jardins d'agrément des Tuileries. De santé déjà fragile, sa mère contracta une mauvaise fièvre dont elle tenta de se guérir par des saignements, comme il était coutume à l'époque. Elle mourut seule dans ses appartements, laissant son fils inconsolable.

Peu aprés, lors de son voyage de retour, Wolfgang rejoignit son premier amour, Aloysia Weber. Soudain distante, celle-ci lui signifia que ses entiments n'étaient plus réciproques. Mozart regagna Salzbourg le coeur deux fois brisé, pour retrouver son poste de maître de chapelle à la Cour. En 1781, il quitta la cour du prince-archevêque Colloredo et partit pour Vienne, où il s'installa chez les Weber. Entre-temps, Aloysia s'était mariée.
Wolfgang s'éprit alors de sa soeur, Constance, qu'il épousa. En neuf ans de mariage, le couple eut sept enfants, dont cinq moururent en bas âge. Malgré une santé défaillante, Mozart demeura extraordinairement prolifique, sans jamais parvenir à redresser la situation financière du couple : Wolfgang et Constance étaient tous deux d'incorrigibles dépensiers. Jusqu'à la fin, il composa inlassablement concertos, opéras, messes et morceaux de musique de chambre.
Il mourut ruiné, sans avoir achevé son "Requiem"
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Kusanagi
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MessageSujet: Re: Classique... ouvres, compositeurs, instruments...   Mer 15 Fév - 17:01

Bon, tel une petite souris, je vais me glisser dans ce sujet pour vous parler d'un de mes compositeurs baroques préférés, un vénitien (comme c'est étrange Pythie ).

Antonio Lucio Vivaldi (4 mars 1678, Venise - 28 juillet 1741, Vienne)

ultra-connu actuellement pour son ensemble de concerto "les Quatre Saisons", il est considéré comme le maitre du concerto, et l'un des pricipaux compositeur baroque. il fut d'ailleurs un des compositeurs les plus célèbre de son temps, à la fois par son talent et par les conditions particulière d'exercice de son art.

Antonio Vivaldi nait à Venise, d'un père barbier et musicien, violoniste à Saint-marc. Ainé de six enfants, de constitution malingre, il apprend toutefois le violon de son père (il entre à la Capella di San Marco) et est destiné à la prêtrise. Se formant à la fois à la musique et à la religion, il est ordonné prêtre en 1703 (les cheveux roux familiaux lui vale le surnom de pretre rosso, prêtre roux) et devient maitre de violon à l'Ospedale de la Pieta, un hospice pour jeune orpheline en 1704. Au titre de sa santé défaillante, il est dispensé de dire la messe, mais il devient bientôt maître de concerts de l'établissement, poste qu'il conservera de façon intermittente jusqu'à sa mort. Destiné à accueillir de jeunes orphelines, l'hospice est alors très réputé pour ses concerts. En effet, les jeunes filles y reçoivent un enseignement musical intensif : elles apprennent le chant et pratiquent toutes sortes d'instruments. Ainsi, Vivaldi aura la possibilité de faire jouer ses œuvres par d'excellentes musiciennes - parmi les quelque 1 000 pensionnaires, les 70 à 100 plus douées ont formé un orchestre, et les meilleures chanteuses peuvent, par mesure de faveur, être employées dans les théâtres de la ville.
Parallèlement à son enseignement, Vivaldi mènera une carrière mouvementée de compositeur d'opéra et d'imprésario au théâtre Sant'Angelo.
Très vite, il connaît la gloire et la renommée, et fut une des premières véritables "étoiles" des la musique. Souvent accompagné de nombreuses jeunes filles il fait jaser. Il bradait ses manuscrit pour le prix d'un ducat la concerto.En 1718, Vivaldi se rend à Mantoue, où Philippe, landgrave de Hesse-Darmstadt, a installé sa cour : Vivaldi, qui lui offre ses services, sera son maître de chapelle jusqu'en 1722. Deux ans plus tard, le musicien entamera une série de tournées à travers l'Europe, jugées trop longues - elles s'étendront sur douze années - par les autorités de la Pietà, où il retrouvera toutefois sa charge en 1735. Afin d'assurer la propagation de ses œuvres, le compositeur prend un soin particulier à les éditer. Il s'adresse tout d'abord à des éditeurs vénitiens, puis, mécontent de leurs services, remet ses partitions entre les mains d'Estienne Roger, à Amsterdam. Ainsi sa réputation ne tarde-t-elle pas à gagner l'Europe entière. Mais soudain, en 1740, Vivaldi fait ses adieux à la Pietà et quitte Venise : on ignore pour quelles raisons il entreprend ce voyage et quel en est le but. Il meurt à Vienne, le 28 juillet 1741, dans une certaine pauvreté et apparemment oublié.
C'est d'ailleurs au début du XXème siècle que sous l'impulsion du musicologue Marc Pincherle on redécouvre cet artiste, puis à nouveau redécouvert dans les années 1950 et ses plus grandes œuvres furent éditées, ce qui correspond plus généralement à une redécouverte du mouvement baroque.

Pourtant, Vivaldi a énormément influencer la musique européenne baroque, déjà mais aussi le classique et le romantisme; il a véritablement créé le concerto de soliste tel qu'il devait être repris par les compositeurs du classicisme et du romantisme. Il était un créatif doué et avait un grand sens de l'orchestration.
Johann Sebastian Bach, l'admirait beaucoup et c'est à Vivaldi qu'il a emprunté le plus de thèmes pour les transcrire ou les adapter.

De vivaldi, les oeuvres le splus connue sont les concerto des Quatre Saisons, mais aussi le Concerto pour mandoline et cordes en Ut majeur , en particulier le premier mouvement.

Une petite anecdocte sur les orphelines de la pieta: Elles bénéficiaient d'une éducation à la fois religieuse et musicale. Ce qui ne les destinait pas forcément au couvent (oui, on était à Venise, hein...). Toutefois, le fait qu'elles jouent en public avaient choqué les pudibond (pis surtout - on se demande bien pourquoi - beaucoup allaient soi-disant les voir juste pour leur beauté). Bref, toujours est-il qu'elles jouaient caché derrière des paravents de bois ouvragées. Il existait d'ailleurs plusieurs institution de ce type, à Venise (les Ospedale) destiné aux jeunes orphelines et au développement de la musique. Clui de la Pieta a été très étudié (suite à Vivaldi) mais j'ai trouvé sur le net une page sur l'ospedale di San lazzaro e dei Medicanti qui vaut peu ou prou pour les autres.
http://theses.enc.sorbonne.fr/document147.html

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MessageSujet: Re: Classique... ouvres, compositeurs, instruments...   Mar 21 Fév - 12:56

Meryt a écrit:
Je crois qu'à l'époque de Vivaldi, si je ne me trompe pas, il était tout-à-fait admis de se copier les uns sur les autres et même de piquer carrément une oeuvre à un compositeur et de la prendre à son compte après l'avoir à peine retouchée.

Euh, Mj... si tu savais combien je me sens loin du Sacre du Printemps ! Razz

Meryt pour les emprunts, j'ai lu comme toi !! c'était l'usage Wink Et pour le Sacre du printemps ....... :geek: (j'adore ! pour moi c'est un Monument de la musique ! Mais je ne t'en veux pas Laughing )

Un peu plus de détails sur ces deux compositeurs si éloignés dans le temps et le genre

Tout d’abord Claudio Monteverdi parce que j’aimerais qu’on n’oublie pas le premier compositeur de grand opéra avec l’ Orfeo , celui qui a donné son essor à la musique de scène celui aussi qui a donné une impulsion déterminante dans l’exposition musicale des sentiments et des passions humaines A l’autre extrémité si je puis dire de l’histoire de la musique , Stravinsky que Meriten n’a pas l’air de trop apprécier ;-)))et qu’elle a évoqué pour cette opinion tranchée émise sur Vivaldi.

Monteverdi (1567-1643)

« Oracolo della musica » selon l’expression de Benedetto Ferrari(1607~1681) Claudio Monteverdi appartient à la fois au dernier tiers du XVIème siècle et à la première moitié du XVIIème .Il assure le lien entre la Renaissance , l’humanisme et l’époque baroque
L’humanisme et la Renaissance ont lancé la doctrine du retour ad fontes , c’est à dire aux sources gréco latines qui favorisent l’étroite union du texte et de la musique, l’intelligibilité des paroles , la théorie des passions, les principes de l’Ethos dans la traduction musicale des images et des idées du drame musical, la prosodie juste, sans négliger les acquis du contrepoint Franco-flamand et de Palestrina et les innovations : harmonie, monodie accompagnée, basse continue, figuralismes , madrigalismes et stile rappresentativo. Ayant vécu à une époque charnière, Monteverdi occupe une position historique d’une importance capitale dans l’évolution de la musique religieuse et dans la genèse du drame musical, encouragé par les fastes de Venise et ses hauts lieux : la basilique Saint Marc et ses théâtres.
(sources : Universalis )

Et puis faisons un saut dans le XXème Siécle ….

Igor Stravinsky( 1882-1971)


Jamais compositeur ne fut plus adulé de son temps ! Courtisé par le monde de la musique aussi bien que dans les autres instances d’expression artistiques , dans son pays comme dans toutes les parties du monde où il se déplaçait fréquemment.
Un homme au caractère trempé (on l’a vu avec sa répartie sur Vivaldi ) mais il fut encore plus sévère envers Wagner à qui il vouait une véritable haine . En quête d’un renouvellement total, vers une quasi abstraction dans l’élan qui animait les milieux artistiques et culturels de son époque ,il reniait l’héritage romantique et affirmait facilement que la musique ne pouvait rien évoquer ni sentiments ni images : « Je considère la musique par son essence , impuissante à exprimer quoi que ce soit : un sentiment , une attitude , un état psychologique, un phénomène de la nature etc. L’expression n’a jamais été la propriété immanente de la musique La raison d’être de celle-ci n’a jamais été conditionnée par celle-la Si ,comme c’est presque toujours le cas, la musique semble exprimer quelque chose , ce n’est qu’une illusion et non pas une réalité .C’est simplement un élément additionnel que ,par une convention tacite et invétérée, nous lui avons prêté, imposé, comme une étiquette, un protocole, bref, une tenue, et que par accoutumance ou inconscience , nous sommes arrivés à confondre avec son essence. »
L’esprit de la déclaration me semble un rien provocateur , surtout quand on connaît l’immense succès du Sacre du Printemps aux rythmes irrésistibles , aux évocations mythiques, élevé à la symbolique de la Création du monde .
Es-ce vraiment pur hasard si notre vision fait l’unanimité sur ce thème , repris par le ballet du même nom et mis sublimement en images par Walt Disney dans son chef d’œuvre Fantasia .
Et la musique , peut très bien vehiculer sensations et émotions au même titre que le langage qui n’est lui aussi que conventions pour établir la communications entre les hommes .

J'essaie de mettre dans la journée un petit extrait de ces deux compositeurs .
Mj
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MessageSujet: Classique.... les instruments   Sam 25 Fév - 0:35

Edit Modo: après une séparation (parce que le sujet Classique devenait trop lourd) voici la zone dédiée aux instruments.

Bon, je suis de retour.
Alors...avec un sujet qui ne sera pas pour déplaire à Sunny et à d'autres certainement, mais Meryt et Marina, vous pouvez passer votre chemin (sourire).

Je vous présente donc le "piano".

On a plus écrit pour le piano que pour tout autre instrument. Pourtant, son apparition au concert et chez les particuliers est relativement récente. Son ancêtre direct, le piano-forte, est né au XVIIIè siècle en réponse aux limites du clavecin qui avait longtemps dominé le monde des claviers. Les cordes du clavecin sont pincées quand les doigts courent sur le clavier - mais sans que le claveciniste puisse jouer sur la puissance; les cordes du piano, elles, sont frappées par des marteaux, avec une force qui dépend de la pression des doigts sur les touches. Cette différence essentielle permet au pianiste de jouer sur le volume et de traduire les plus infimes nuances dynamiques.
Le piano a été inventé au début du XVIIIè siècle par le Florentin Bartolomeo Cristofori. Son potentiel sonore et expressif, par rapport au clavecin, lui valut le nom de "gravicembalo con piano et forte" (un "clavecin avec son doux et fort"). Ce qualificatif piano-forte lui est longtemps resté, avant d'être abrégé en piano. Un modèle à table d'harmonie verticale (donc moins encombrant) apparut : le piano droit.
Les marques de prestiges - comme Pleyel et Gaveau (France, 1807 et 1847), Bechstein (Allemagne, 1853), Steinway (Etats-Unis, 1853) ou encore Yamaha (Japon, 1887) - restent des symboles de la beauté sonore et visuelle de l'instrument-roi.
Quelques grands noms pour cet instrument : Sergueï Rachmaninov, Franz Liszt, Clara Schumann, et bien évidemment, Frédéric Chopin dont je vais vous parler sur-le-champ.
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MessageSujet: Re: Classique... ouvres, compositeurs, instruments...   Sam 25 Fév - 0:36

Frédéric François Chopin 1810 - 1849

Chopin fut sans doute le plus grand compositeur pour piano. Né à Varsovie, il connut le succés à Paris avec notamment ses danses folkloriques polonaises, ses études et ses concertos. Il fut profondément influencé par sa Pologne. Elle lui donna l'amour du piano et l'inspiration qui lui permit d'exprimer en musique la voix d'une nation.

Bien qu'il passât presque toute sa vie adulte à Paris, Chopin chercha trés tôt son inspiration musicale à la source même de son pays natal.
Ses oeuvres évoquent merveilleusement bien les rythmes de danse de la mazurka et de la polonaise. C'est sans doute pour suivre un obsessionnel amour de jeunesse, une jeune soprano appelée Constancja Gladkowska, qu'il se rendit à Vienne. Sa virtuosité au piano fit grande impression, mais il ne quitta pas pour autant sa chère Varsovie, même lorsqu'elle fut sous le joug de la Russie. L'attachement qu'il éprouvait pour son peuple désormais opprimé imprima aussi sa marque sur sa musique.
Fils d'une femme de lettres et d'un Français émigré en Pologne, Chopin montra son talent dès l'âge de 6 ans, quand il commença les leçons de piano. A 12 ans, il était déjà inscrit au conservatoire de Varsovie. Ses premières compositions se révélèrent trés prometteuses et son jeu dévoilà toute la sensibilité qui le fit par la suite aduler. Déjà fragile enfant, Chopin afficha, à partir de 20 ans, cette complexion pâle de tuberculeux.
A 21 ans, alors qu'il se rendait à Londres, Chopin fit une halte à Paris, qui devint son lieu principal de résidence dans les vingt ans qui suivirent. Il fut accueilli dans les riches salons parisiens, où il était célébré en tant que compositeur et en tant qu'interprète. L'élite de la sociètè s'y réunissait pour l'écouter ainsi que d'autres musiciens, comme Liszt et Kalkbrenner. Chopin n'aimant pas se produire devant un large public, les salons constituaient l'endroit idéal pour jouer ses valses, ses nocturnes et ses études, uniquement pour piano.
Outre la célébrité, Paris apporta à Chopin le grand amour. Sa liaison avec Maria Wodzinski s'étiolait et la romancière Aurore Dudevant, plus connue sous le nom de George Sand, entra dans sa vie. Au cours de leur relation tumultueuse, Chopin produisit certaines de ses plus belles oeuvres. Lorsqu'ils se séparèrent, la veine créatrice du musicien sembla tarie. Epuisé tout à la fois par son art et sa mauvaise santé, il mourut en 1849. Paris, sous le choc, lui offrit des funérailles grandioses, au son, notamment, du "Requiem" de Mozart.
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MessageSujet: Re: Classique... ouvres, compositeurs, instruments...   Sam 25 Fév - 0:37

Pour terminer avec Chopin, voici trois de ces oeuvres, trés différentes les unes des autres, que j'affectionne particulièrement.

Grande Valse brillante Op.18 n°1

C'est à Vienne, berceau de la plus romantique des danses, la valse, que Chopin composa ce morceau. C'est une oeuvre étincelante, pétillante de vitalité. Les mains courent sur le clavier, développant des séquences qui sont encore revisitées. Lorsqu'on l'écoute aujourd'hui, cette valse évoque aussitôt un tableau nostalgique de couples élégants valsant en harmonie.

Polonaise en la majeur, "militaire" Op.40 n°1

Chopin s'est inspiré de la danse nationale de son pays pour écrire cette pièce. Bien qu'il ne s'agisse pas d'une marche, on perçoit distinctement des accents militaires dans la musique. La main gauche répond à la droite dans le thème principal, en conservant un rythme soutenu.

Et pour finir la soirée en douceur, un trés joli nocturne.

Nocturne en mi bémol majeur, Op.9 n°2

Dans ce morceau, l'un des nocturnes les plus populaires de Chopin, on est frappé d'emblée par la manière dont le plus simple des thèmes devient l'expression de la résolution à mesure que la musique progresse tout en harmonie.


Nota :
Le nocturne est une courte rêverie musicale, comme une chanson sans paroles, dont la paternité appartient au compositeur irlandais John Field. Mais Chopin le magnifia.
Les nocturnes de Chopin sont composés autour d'une idée de base simple, produisant une musique somptueuse. Ces pièces, propice à la méditation, à la réflexion, laissent derrière elles une émotion persistante.
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MessageSujet: Re: Classique... ouvres, compositeurs, instruments...   Mer 1 Mar - 17:22

Giacomo Puccini 1858-1924

Giacomo Puccini naquit en 1858 à Lucca, en Toscane. Il était le sixième enfant et le seul garçon d'une famille comptant déjà une longue lignée de musiciens. A cinq ans il vit son père mourir, et c'est son oncle qui compléta son éducation musicale. A dix ans, il intégra le choeur de San Martino, où son père avait été organiste. Quelques années plus tard, il reprit cette même fonction. A dix-sept ans, il assista à la représentation d'Aïda, l'opéra de Verdi, qui le bouleversa. Renonçant, à une carrière musicale au sein de l' Eglise, il décida que son avenir passerait par l'opéra.

En 1880, il s'inscrivit au Conservatoire de Milan, où il fut l'élève d'Amilcare Ponchielli. Encouragé par ce compositeur d'opéras, il s'attela à sa première oeuvre. Le succès ne lui vint qu'en 1893 avec Manon Lescaut. Suivirent La Bohème (1896), Tosca (1900) et Madama Butterfly (1904), trois de ses opéras les plus appréciés aujourd'hui. La célébrité alla de pair avec le fortune. Il acheta une maison à Torre del Lago, au bord du lac Massacciucoli, où il s'installa pour profiter de la vie.

Grand amateur de voitures et de bateaux coûteux, Puccini était aussi un séducteur. "Je suis presque toujours amoureux", claironnait celui qui se décrivait comme "un grand chasseur de gibier à plumes, de livrets d'opéra et de jolies femmes...".
Derrière cet autoportrait se dissimulait des réalités plus sombres. Ainsi, en 1884, Puccini incita Elvira Gemignani, la femme d'un ami, à quitter celui-ci. Tous deux cohabitèrent vingt années durant. En 1904, à la mort du mari, ils purent convoler en justes noces. Mais l'infidélité chronique de Puccini rendait son épouse folle de jalousie. Les événements prirent un tour dramatique le jour où Elvira accusa le compositeur d'entretenir une liaison avec Doria, leur bonne. La pauvre fille subit un tel traitement qu'elle se suicida. Lors de l'autopsie, on découvrit qu'elle était vierge. Elvira écopa de cinq mois de prison.

Atteint d'un cancer de la gorge diagnostiqué en 1924, Puccini mourut d'une défaillance cardiaque à Bruxelles, aprés une intervention chirurgicale. Turandot, qu'il n'avait pu terminer, fut achevée par Franco Alfano. Lors de la première, Arturo Toscanini posa sa baguette au moment où finissait la partition de Puccini.
Aujourd'hui, on donne cet opéra en y incluant les ajouts d'Alfano.
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MessageSujet: Re: Classique... ouvres, compositeurs, instruments...   Mer 1 Mar - 17:23

Je passerai donc sur La Bohème et la Tosca, puisque ça ne m'a pas vraiment parler. Ce qui n'empêche évidemment pas MJ d'en mettre des extraits dans le relais si elle le désire, tout le monde à le droit de se faire plaisir n'est-ce pas.
Donc en ce qui me concerne, j'apprécie "Nessun Dorma" dans Turandot:
Puccini n'a pas pu achever son dernier opéra. Franco Alfano s'est inspiré des notes du défunt pour apporter la touche finale à l'oeuvre.
Turandot, une princesse chinoise, épousera l'homme qui pourra résoudre trois énigmes. Les prétendants qui échouent sont décapités. Calaf tombe amoureux d'elle, il réussit l'épreuve et il lui pose à son tour une question: comment s'appelle-t-il?
Si elle trouve la réponse avant l'aube, il offrira sa tête à la hache. Sinon, la belle devra se donner à lui. Turandot ordonne que personne ne dorme ("Nessun Dorma") jusqu'à ce qu'elle ait découvert l'identité de Calaf. Elle n'y parviendra jamais, chante celui-ci, et il lui révèle à la fin que son nom est Amour.

Gianni Schicchi : "O! Mio Babbino Caro"
Gianni Schicchi, la seule oeuvre comique de Puccini, fait partie d'un ensemble, "Il Trittico", constitué de trois courts opéras. Située à Florence, l'histoire tourne autour d'un testament falsifié et de la rapacité familiale. Lauretta, pauvre et sans dot ne peut épouser l'homme qu'elle aime. Gianni Schicchi, le père de la malheureuse, refuse de l'aider. Dans cet air ravissant ("Oh, mon petit papa chéri!"), Lauretta le supplie de la secourir et menace de se jetter du Ponte Vecchio si elle ne peut épouser celui qu'elle aime.

Suor Angelica : "intermezzo"
Deuxième opéra du Trittico, Suor Angelica ("Soeur Angélique") raconte l'histoire d'une mère célibataire que sa famille mortifié a forcée à entrer au couvent. Sa tante vient lui demander de faire don de sa fortune à sa soeur cadette, qui doit se marier. Angelica demande des nouvelles de son enfant et apprend qu'il est mort depuis deux ans. Dans cet Intermezzo, une mélodie d'une infinie tristesse est jouée par les cordes sur fond de coulées de harpe. Submergée par le remords, l'héroïne met fin à ses jours.

Et je terminerai avec Manon Lescaut : "Donna non vidi mai" et "Intermezzo"
Cet opéra, le troisième de Puccini, est celui qui lui a apporté le succès. Des Grieux, un jeune noble, rencontre Manon Lescaut, qui doit entre au couvent. Aussitôt saisi par son charme et sa beauté, il déclare : "Donna non vidi mai" ("je n'ai jamais vu *pareille* femme"). Mais cette passion est condamnée.
La fin de l'acte II est marquée par un ravissant "Intermezzo" (une diversion indiquant que le temps passe ou permettant un changement de décor) pendant lequel Manon reste immobile, comme si elle songeait aux jours meilleurs. De fait, les amants sont condamnés et, exilés en terre étrangère, ils mourront bientôt de faim et de soif. En attendant, l'heure est aux souvenirs heureux et aux tendres regrets...
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MessageSujet: Re: Classique... ouvres, compositeurs, instruments...   Sam 11 Mar - 18:30

Et ben dites-moi, ça bouge ici! Et pleins de choses intéressantes en plus! Super!

Bon moi je reviens tout simplement avec mon Edvard car j'en avais pas terminé avec lui.

Evard Grieg 1843-1907

La Norvège était un désert musical quand Grieg entra en scène. L'art avec lequel il exprima l'âme nordique révéla au monde la richesse de cette terre méconnue.
Edvard Grieg est né le 15 juin 1843 dans le port norvégien de Bergen, où son père était consul britannique. Sa mère, pianiste accomplie, lui donna ses premières leçons de musique et l'enfant manifesta rapidement des dons très prometteurs.

A 15 ans, sur les conseils du violoniste Ole Bull, un ami de la famille, il partit en Allemagne étudier au conservatoire de Leipzig. Fondée par Mendelssohn l'année de la naissance du jeune Grieg, cette célèbre institution passait pour la meilleure école de musique de toute l'Europe. Quatre ans durant, Grieg y étudia le piano et la composition, fragilisé cependant par une grave pleurésie. Rentré en Norvège en 1862, Grieg vécut un temps à Copenhague, au danemark, la seule ville scandinave culturellement intéressante à ses yeux.
C'est là que le compositeur eut la révélation des trésors du folklore norvégien grâce à son compatriote compositeur Richard Nordraak. Là aussi qu'il tomba amoureux à 21 ans de sa jeune cousine Nina Hagerup, déjà excellente chanteuse. Aprés trois ans de fiançailles, ils se marièrent contre l'avis de leurs parents respectifs. Ceux de grieg estimaient que cette union était une erreur à ce stade de sa carrière; quant à la mère de Nina, elle rêvait d'un autre parti pour sa fille: "Il n'a rien et sa musique n'intéresse personne!". La dame se trompait car son gendre ne tarda pas à se faire un nom comme pianiste virtuose et chef d'orchestre.
En 1868, son opus 16, le fameux "Concerto pour piano en la mineur", obtint un succès foudroyant: Grieg faisait désormais partie des compositeurs en vue de l'Europe. Pour ce coup d'éclat et pour son oeuvre d'inspiration nationale, l'Etat norvégien lui octroya une rente à vie.

En 1874-1875, Grieg composa la musique de scène de "Peer Gynt", le chef-d'oeuvre de son compatriote Henrik Ibsen. Les deux "Suites pour orchestre" qu'il en tira dans un second temps lui assurèrent définitivement la gloire dans son pays et dans le monde. Grieg se fit alors bâtir une villa sur le fjord Hardanger, dans laquelle il vécut et travailla le restant de ses jours. Son bonheur avec son épouse Nina fut assombri par la perte de leur enfant unique, mais le couple se lança main dans la main dans une succession de tournées de concerts aux quatre coins de l'Europe. Epuisé, le compositeur norvégien mourut à Bergen à l'âge de 64 ans.
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MessageSujet: Re: Classique... ouvres, compositeurs, instruments...   Dim 12 Mar - 20:17

Mais oui...tu ne rêves pas Meryt, il s'agit bien d'un compliment! Je ne peux que constater et m'incliner devant tant de connaissance sur le sujet. je me réjouis d'autant plus d'avoir créé ce sujet.
Question bisous...non...ça ne me dérange pas quand c'est sincère.

Pour Grieg, ben ça serait justement bienvenue que MJ puisse mettre les 4 extraits que j'ai cité. Par contre, le "Concerto pour piano en la mineur Op.16", malgré tout le succés qu'il a pu avoir, risque de ne pas te plaire connaissant l'enthousiasme qui t'anime vis à vis de cet instrument. Alors j'ai autre chose à te proposer (et pour les autres aussi, ça va de soi).

"Au temps de Holberg", Suite dans le style ancien, Op.40 : Praeludium, Air

Le sous titre de cette suite "dans le style ancien" suggère un pastiche de la musique baroque. Grieg l'écrivit en 1884, à l'occasion du bicentenaire de la naissance du grand écrivain danois d'origine norvégienne, le baron Ludwig Holberg. Composée à l'origine pour le piano, l'oeuvre fut ensuite orchestrée par ses soins et c'est cette version que je possède personnellement (au cas ou MJ n'aurait que la version pour piano, si son intention est de nous mettre un extrait).
Attaqué "vivace" par les cordes, le superbe "Praeludium" est un allegro dont l'effervescence n'altère pas la lumineuse solennité.
Dans l'"Air", l'hommage au passé rapelle vaguement le fameux "Air" de l'"Ouverture n°3" de Bach. Le thème de cette page mélancolique que Grieg prit soin de noter "andante religioso" est d'une tristesse poignante, loin de la musique "en perruque" que le compositeur, d'une grande sévérité, disait voir en cette oeuvre de circonstance.
Ma préférence se tourne sur le "Praeludium" qui est un régal. Effectivement, pour un morceau composé dans la période de la fin du romantisme voir début du moderne, on se croirait réellement à l'ère Baroque.
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Meryt
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MessageSujet: Re: Classique... ouvres, compositeurs, instruments...   Dim 12 Mar - 23:29

J'avoue bien volontiers que je ne connais pas cette suite et que je suis très curieux de l'entendre si jamais Mj peut nous mettre un extrait.

T'as raison pour le piano. Faut pas insister. Merci pour cette délicate attention.
Quoique.... (ben oui) Embarassed j'excuse le "moment musical" de mon ami Schubert. C'est l'exception qui confirme la règle Laughing

Tu nous feras quelque chose sur le violon un jour ?
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MessageSujet: Re: Classique... ouvres, compositeurs, instruments...   Lun 13 Mar - 1:16

Meryt a écrit:

Tu nous feras quelque chose sur le violon un jour ?

Demain, c'est promis lapinou
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MessageSujet: Re: Classique... ouvres, compositeurs, instruments...   Lun 13 Mar - 12:17

Comme chacun le sait, le violon est un instrument muni de quatre cordes que l'on fait vibrer à l'aide d'un archet. Le violon est le plus important et le plus aigu des instruments de la famille qui porte son nom.
Roi de l'orchestre depuis plus de 300 ans, le violon se distingue par un son d'un raffinement extrême. Il est aussi avec l'alto, son cousin plus grave, le pilier de la musique de chambre. Techniquement le violon offre un registre exceptionnel à la mesure de son pouvoir d'expression. Il permet en effet de jouer un grand nombre de notes et de varier les sons à l'infini, du vibrato, une sorte d'oscillation contrôlée, à la polyphonie (usage des doubles cordes), en passant par le pizzicato (pincement des cordes).
A la fin du XVIIème, Antonio Stradivari fabriquait des instruments d'une telle facture qu'il contribua à faire du violon le roi de l'orchestre et de la musique de chambre. Il inspira de nombreux compositeurs, tels Mozart, Bach, Brahms, Stravinski.
Aussi nombreux sont les virtuoses du violon, de Paganini, au talent - dit-on - diabolique, à Yehudi Menuhin, dont l'école a engendré des prodiges comme Tasmin Little. Notons aussi Itzhak Perlman.
Quant à l'alto, dont Mozart développa le potentiel dans la musique de chambre, il est depuis toujours l'indispensable intermédiaire entre violon et violoncelle.

Bon le violon, c'est pas compliqué, dès qu'il y a une orchestration, il y a de forte chance pour qu'on puisse l'entendre. Alors pour en profiter plus "individuellement" vais-je dire, il y a les concertos.
Vu mon humeur d'aujourd'hui, j'ai envie de vous proposer un concerto de notre trés cher Beethoven.

Concerto pour violon en ré majeur Op. 61 : 3ème mouvement

Il s'agit là d'une oeuvre si plaisante et légère qu'on peut s'étonner qu'elle n'ait pas rencontré davantage de succès lorsqu'elle fut jouée pour la première fois à Vienne. Sans un moment d'hésitation, le thème principal est exécuté au violon, puis repris joyeusement par tout l'orchestre. L'allure gaie et dansante de ce thème se retrouve en filigrane tout au long du mouvement, puis commence une romance au violon frappant par le caractère trés élaboré de sa cadence solo. Enfin, aprés un délicat crescendo toujours au violon, le concerto s'achève par deux accords.
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MessageSujet: Re: Classique... ouvres, compositeurs, instruments...   Lun 13 Mar - 13:04

mimi a écrit:
Comme chacun le sait, le violon est un instrument muni de quatre cordes que l'on fait vibrer à l'aide d'un archet. Le violon est le plus important et le plus aigu des instruments de la famille qui porte son nom.

Nan, le plus aigu, c'est le portable....

*ok, désolée, gomen, sumimasen, etc.... je sors salut! mais vous pouvez toujours déposer plainte contre François Perusse.... byebye *

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MessageSujet: Re: Classique... ouvres, compositeurs, instruments...   Lun 13 Mar - 13:22

Lol Kusa, j'avais reconnu pérusse, je te savais pas fan ^^

Pour Smetana, je pense qu'indéniablement, la Moldau est son morceau le plus connu, et perso je le trouve vraiment magnifique Smile
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MessageSujet: Re: Classique... ouvres, compositeurs, instruments...   Lun 13 Mar - 22:09

Kusanagi a écrit:


Nan, le plus aigu, c'est le portable...

Mr. Green Razz

Ou le violon de facture japonaise, c'est selon. Remarquez, j'ai rien contre, hein ? Mais faut reconnaître qu'ils n'ont rien à voir avec un bon vieux violon fabriqué par nos luthiers.
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MessageSujet: Re: Classique... ouvres, compositeurs, instruments...   Lun 13 Mar - 22:23

Meryt a écrit:
Kusanagi a écrit:


Nan, le plus aigu, c'est le portable...

Mr. Green Razz

Ou le violon de facture japonaise, c'est selon. Remarquez, j'ai rien contre, hein ? Mais faut reconnaître qu'ils n'ont rien à voir avec un bon vieux violon fabriqué par nos luthiers.

Oui, mais Ô Divinité, c'est un truc, faut connaitre (le violon japonais, je connais pas... la guitare jap, si, et c'est assez dans les aigus, le shamisen... bon, sinon, vous l'enverrais, un jour, l'explication du portable.... j'aime aussi le sketch guitare, tiens)

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MessageSujet: Re: Classique... ouvres, compositeurs, instruments...   Lun 13 Mar - 22:23

Perlman joue sur un Stradivarius.

Et, puisque tu as cité Paganini, Mimi, je vais en profiter pour donner mon avis.
Paganini, c'était un cas, et même un caca puisque certains morceaux qu'il a composés n'ont jamais pu être exécutés que par lui-même. En effet, ce type-là avait des doigts d'une longueur exceptionnelle et grâce à cela, il pouvait s'offrir le luxe de jouer des trucs de son cru archi débiles, d'une virtuosité inouie, absolument inaccessibles à un violoniste ordinaire.
Cependant, je dois dire que virtuosité et difficulté ne vont pas toujours de pair avec beauté et j'ai rarement trouvé Paganini d'une écoute agréable.
Je crois me souvenir qu'Ivry Gitlis a interprété Paganini.

Je connais une symphonie remarquablement belle et qui met bien en valeur le violon : c'est "la maison du diable" de Boccherini. Je n'ai retenu que ce titre parce qu'on sait tout de suite à quoi s'attendre, et je vous prie de croire que les doigts des violonistes, y doivent drôlement s'amuser ! Rapidité, virtuosité, beauté, tout y est. On se demande comment ils arrivent à soutenir ce rythme.
Peut-être que certains d'entre vous la connaissent ?
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Classique... ouvres, compositeurs, instruments...
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