(...)
Pendant que les deux amants se promirent de toujours s'aimer aux premières lueurs du jour, tels Arwen et Aragorn sur Cerin Amroth, les hauts fonctionnaires de la New Line furent avertis de la situation : au cours de la dernière séance des Deux Tours dans un minable cinéma, Légolas s'était enfui et restait introuvable, empêchant ainsi aux porcs-ducteurs euh...producteurs (oups!) de s'enrichir encore plus... Une réunion au sommet fut organisée, et à peine une heure plus tard(oui, on se dépêche quand il s'agit de faire du fric!), Peter Jackson, Barrie Osborne, Orlando Bloom et Nicolas Sarkozy se retrouvèrent dans un grand hôtel parisien pour décider des mesures à prendre. L'ambiance était tendu, Orlando était furieux d'avoir été interrompu lors d'une orgie dans son immense appartement londonien dans les bras de deux douzaines de blondes amorphes mais gonflées aux endroits stratégiques, Peter rêvait de ses légo-système qui l'attendaient dans sa maison à Wellington, Barrie comptait chaque seconde qui représente 6589,244 dollars précisément en moins... Seul le petit Nicolas semblait satisfait.
" Selon nos informations", commença Barrie, sans lâcher du regard sa montre," Légolas a été vu pour la dernière aux environs du bois de Boulogne. Nous pensons qu'il s'est déguisé en SDF ou en travesti pour mieux passer inaperçu... d'après des témoins, il serait accompagné d'une femme..."
"- Une blonde?", se réveilla soudain Orlando.
"-Non, brune et apparemment très intelligente puisque les deux fuyards ont réussi à semer nos agents..."
"-Arf, brune et intelligente! yuk! c'est bien ma veine à moi", gronda Orlando, "shit !"
"-Ne vous inquiétez pas plus longuement, messieurs" les rassura Nicolas, un grand sourire diabolique suspendu au bout de ses lèvres, " J'ai prévu de nouvelles lois, nous allons arrêter toutes les pu... prostituées de France et coffrer tous les mendiants, ils ne nous échapperont pas!"
" -Mais, tout de même", intervint Peter qui détacha momentanément son regard de sa montre King Kong, " n'est-ce pas une mesure un peu trop radicale?"
" -Mais les temps sont graves, messieurs", assura Nicolas, " et nous en perdons! Nous avons en diction, en France, le temps, c'est....."
"- DE L'ARGENT !!!", répondirent Barrie, Peter et Orlando à l'unisson.
Alors que ce conseil de fielleux prenait place, nos deux âmes innocentes profitaient de cette fin d'après-midi à peine froide ( - 56° Celsius à l'ombre, un vrai régal!) en s'amusant comme de jeunes enfants qu'ils étaient encore, dans un des parcs publics... Légolette se montra très habile au tape-cul et le bel éphèbe faillit s'envoler à plusieurs reprises. Cependant, Légolas put prendre sa revanche en se distinguant au toboggan, activité que Légolette ne pratiquait plus depuis ses 27 ans à cause d'une malencontreuse défaite contre un bébé de 6 mois qui avait abouti à une dispute et à l'hospitalisation de Légolette pour multiples fractures… heureusement, l'enfant avait été condamné à perpétuité et il logeait désormais à Fresnes, purgeant ainsi sa juste peine... Après une après-midi forte en rebondissements ( Légolas en avait encore mal aux fesses...), les deux amants allaient rejoindre l'appartement de Légolette, déserté par Vikram (qui avait trouvé un ami qui lui, possédait toujours l'heureuse chaîne!). Là, ils s'enlacèrent tendrement, insouciants des évènements qui se tramaient autour d'eux... Tout à coup, trois coups succincts se firent entendre à la porte... Légolette, stupéfaite, resta quelques instants (en fait, 19 minutes) sans réagir, encore toute bavante...
" Tu devrais peut-être aller ouvrir...", suggéra Légolas.
" - Ah? vraiment? et pourquoi? ah, oui.... c'est vrai, on m'a déjà dit qu'il faut aller ouvrir quand on entend ce bruit!"
" - T'es pas un peu conne, toi?", interrogea Légolas, plein de lucidité.
Légolette ouvrit la porte et elle faillit tomber à la renverse en tombant nez à nez avec... Légolas! elle resta perplexe quelques instants et s'efforça de réfléchir ("demer, comment on fait déjà?") : si Légolas était déjà dans son appartement, qui se trouvait face à elle? ah, un éclair lui traversa soudain l'esprit : l'homme qu'elle avait en face d'elle n'avait pas d'oreilles pointues, il était brun et... avait les cheveux courts! comment cela était-il possible? Mais... mais bien sûr, c'était un clone, songea-t-elle, radieuse que ses efforts intellectuels aient porté ses fruits!
(...)
"Non, non, les clones, ça existe pas! ils sont morts y'a trois millions d'années avec les dinosaures..." Ses souvenirs de primaire lui revenaient à l'esprit... mais alors qui était-ce? Ce fut alors qu'elle eut un nouvel éclair de lucidité! Elle allait lui demander!
" Mais t'es qui toi ?"
Le jeune homme ôta alors ses lunettes jaunes style Bono, remit en place sa chemise moulante rouge et son jean tout aussi moulant et affirma les mots suivants :
" Je suis Orlando Bloom!"
Oubliant totalement Légolas qui se trouvait dans son salon, Légolette saisit Orlando par le bras et l'emmena à McDonald's ("parce que c'est trooooooooooooooooop romantique!")... Là, ils se promirent un amour éternel (et oui, la légolette est un animal très romantique et très absolue!) et rentrèrent seulement au bout de quelques heures...
Légolas était là, il se morfondait sur son sort et demanda immédiatement à sa dulcinée les raisons de son départ:
" Saperlipopette (oui, les elfes ne jurent jamais!), mais où étais-tu donc? C’est quoi le schmilblick que tu m'as fait?"
Légolette resta sans voix, interloquée, puis :
" Ca veut dire quoi schmilblick? Tu m'insultes, c'est ça?"
" Non, non, c'est juste que je viens de voir l'intégrale de Coluche, j'ai eu le temps de... mais attends, qui est cet irch ???"
De colère et d'effroi, le jeune (!) elfe ne s'était pas aperçu qu'il venait de parler dans sa langue maternelle... Mais, peu importait d'ailleurs car Légolette le regardait désormais avec dédain et désintérêt :
" Ecoute, je t'aime bien, t'es mignon mais... tu vois t'es un tout petit breton (elle gloussa de plaisir, ravie d'avoir pu illustrer l'étendue de sa culture cinématographique) et aussi pourquoi vivre la vie d'un rêve à l'autre en redoutant que le rêve s'achève (deuxième citation!) ? Non, je préfère Orlando car il est réel alors que tu n'es qu'un personnage de fiction ( Légolette devint lucide sur la fin!). Désolée mais faut que tu te casses, là! (Légolette redevenue une pétas...)
Légolas tenta désespérément de la ramener à lui, lui rappelant leurs jeux sur les toboggans, leur intimité dévoilée si rapidement, leur promesse d'amour éternel... il lui récita même des poèmes, dont un particulièrement beau et émouvant:
" tir euh li pin pon sur le chi wa wa.. je voulais faire de toi...
Une reine de Saba
Mais t'es qu'une grosse salope,
Ça oui tu m'as bien eu,
Si je le pouvais,
Oui je te pisserai d'ssus
Comme on dit chez moi,
Mieux vaut être "heureux" que de vivre ça...
Allez, j'me barre aux bois
Pour oublier ta face de rat..."
Mais légolette resta de marbre face aux assauts du jeune prince sylvestre ("non, moi, c'est Légolas, pas Sylvestre!") et Légolas tenta une dernière fois de reprendre le coeur de sa dulcinée, par cette chanson qui les avait jadis réunis, la chanson de Shii :
" Wishing on a dream that seems far off
Hoping it will come today
Into the starlit night
Foolish dreamers turn their gaze
Waiting on a shooting star
But
What if that star is not to come ?
Will their dreams fade to nothing ?
When the horizon darkens most
We all need to believe there is hope
Is an angel watching closely over me ?
Can there be a guiding light I've yet to see?
I know my heart should guide me but
There's a hole within my soul
What will fill this emptiness inside of me ?
Am I to be satisfied without knowing ?
I wish then for a chance to see
Now all I need <desperately>
Is my star to come..."
Mais Légolette ne l'entendait plus, assise sur Orlando, reproduisant le schéma maternel qui avait pourtant amené cette dernière à la mort... Le jeune prince de Mirkwood repartit donc, le coeur brisé, son collant pourpre déchiré sur les épaules et il se jura de ne plus jamais poser les yeux sur une femme et se décida enfin, à son retour, à déclarer sa flamme à Aragorn... Les séances du film reprirent donc normalement, dans l'indifférence générale, il faut bien le dire (enfin, les comptes en suisse de Barrie, Peter et Orlando, eux, virent la différence!)
Mais c'est alors que le plan machiavélique du veule ministre de l'Intérieur fut mis en lumière : Légolette pensait avoir atteint le degré de félicité auquel elle avait toujours aspiré, Orlando se montrait si romantique, l'invitant fréquemment dans des restaurants luxueux dans lesquels elle n'avait jamais mis les pieds auparavant : Flunch, Quick, Eris, BouikBouik Burger... les noms magiques de ces palaces de la restauration résonnaient à ses oreilles... Ah, oui, Légolette était heureuse, enfin, elle avait trouvé un homme (hum?) qui l'aimait, la chérissait et lui offrait tout ce dont elle rêvait (du moment que c'était elle qui payait, Orlando se montrait très généreux!...) Mais, voilà, il arriva un jour, le 35 décembre, Légolette se souviendrait toute sa vie de cette date et la maudirait jusqu'à ce qu'elle cesse d'exister... Ce 35 décembre, Orlando lui avait donné rendez-vous dans un lieu pour le moins insolite : l'aéroport d'Orly ( ;-) )... Etrangement, Orlando avait avec lui toutes ses affaires (une demi-douzaine de jean taille 12 ans - pour bien mouler-, une quinzaine de strings panthère introuvables à Londres et d'autres ustensiles qui allaient ravir Natacha, Lylia, Loana, Pamela et d'autres blondes dont le nom terminent en "a" qui l'attendaient à Londres), car oui, Orlando allait avait décider de partir, et Légolette ne comprenait pas pourquoi l'amour de sa vie était sur le point de l'abandonner. Pour clarifier la situation, et parce que Légolette s'attachait inexorablement à son caleçon Dim taille 3, noir 50% coton 50% polyester, le jeune acteur britannique expliqua doucement et avec pédagogie à sa belle (hum) et intelligente (hum???) brune :
" Ecoute, comment te dire les choses pour que tu puisse comprendre?..."
"- Hein???"
" Bon, je ne vais pas y aller par quatre chemin..."
"- Bah, oui, c'est normal, y'a qu'un seul chemin, je suis pas aussi conne que tu crois…"
" -Bon, ta gueule, s'te plait!!!" précisa Orly excédé, "Voilà, en fait, je t'ai jamais aimé pauvre tâche, si j'ai fait ça, c'est uniquement pour que l'autre tarlouze retourne sur son putain d'écran pour que je puisse me payer encore plus de champagne pour attirer encore plus de blondes... voilà!"
"- ???"
" Quoi, tu comprends pas?"
"-Hum, bah si quoi bien sûr... bon, on rentre chez moi?"
Sans dire un mot, Orlando laissa Légolette sans voix, au milieu de l'aéroport, et repartit pour Londres où il retrouva ses blondes gonflées aux endroits stratégiques, tout heureux de son plan machiavélique... Quant à Légolette l'ingénue, nul ne sut ce que le sort lui réserva cette nuit-là mais si l'on en croit la légende, tous les 35 du mois, une sylphide au langage sibyllin hanterait les bois de Boulogne, scandant une exhortation déchaînée que nul ne peut comprendre :
" Léégolassssssssssssssssssssssssssss revient !"
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