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 Un jeu *littéraire*

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Kusanagi
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MessageSujet: Re: Un jeu *littéraire*   Mer 27 Fév - 17:52

Sifflotant gaiement derrière le bar, Prosper attendait les clients, en se demandant combien de temps il allait devoir attendre avant que son mobilier ne soit une fois de plus réduit en miettes par les poivrots du coin. Au bout de quelques heures, les clients habituels étaient déjà attablés et parlaient gaiement, lorsqueles portes s'ouvrirent sur un mystérieux inconnu. L'atmosphère se fit soudainement lourde, le silence envahi la salle : tous les regards étaient tournés vers l'étranger. C'était comme si le temps se suspendait : un enfant resta bouche ouverte prêt à avaler une frite, frite qui tomba de ses doigts ; un type qui servait un verre d'eau à une femme laissa déborder le verre, l'eau innondait toute la table, ainsi que la jupe de sa femme...
L'inconnu, sans retirer ni son chapeau, ni son manteau, après avoir traversé la salle d'un pas lourd, s'assit au bar.
" Bienvenu Etranger, qu'est-ce que je vous sers ? lui demanda Prosper "
-Ricard" repondit l'étranger d'un ton bourru et peu engageant, tendant le bras vers Prosper sans même le regarder.
Prosper, à qui il en fallait plus pour se départir de son habituelle jovialité,
servit son nouveau client et s'enquit, de sa voix forte:
- Et d'où nous venez vous Etranger? Avez vous fait longue route?
- Si tu tiens à la vie, je te conseille de te mêler de ce qui te regarde, repartit l'étranger, toujours sans lever les yeux."
Et c'est sans aucune hésitation qu'il tourna le dos à Prosper et, adossé au bar, scruta la salle comme s'il était à la recherche de quelque chose ou de quelqu'un.
Soudain, il sembla trouver ce qu'il cherchait, et se dirigea d 'un pas lent mais assuré vers un homme a la mine presque aussi patibulaire que la sienne, assis tout seul au fond du bar.
L'autre le regarda s'approcher tout en sirotant sa bière, puis dit, en la posant sur la table :
- Pas trop tôt que tu débarques... j'ai faillis attendre, et j'aime pas ça.
L'Etranger s'installa sans un mot, tandis que l'autre continuait de parler
- Sont bizarres les gens dans le coin, ça me fout mal à l'aise... j'ai qu'une envie, finir le boulot vite fait, et me casser de là.
-Tâche quand même de faire ton boulot proprement, retorqua l'Etranger, sinon j'te laisse imaginer c'que l'Boss te reserveras
- Attends, je ne suis pas un amateur, ce n'est pas trop compliqué à faire...
- Holà, soit pas trop sûr de toi non plus, not'coup est bien plus serré que d'hab', le type qu'on doit refroidir est mieux entouré que le Pape , j'te rappellerais.
L'autre soupira, sur ce coup là, il fallait pas faire l'idiot, l'Etranger avait raison, s'ils se loupaient, ils auraient plus de personnes au cul qu'il n'y en a dans tout le pays.
Cette aventure ne serait pas seulement fatale a eux-mêmes, mais aussi à leur Boss qui osait se mesurer à un plus bien gros poisson que lui, jugez un peu: le plus gros parrain de la côte Est !
- T'inquiète, je suis conscient des risques... enfin... bon, je nous ai pris une piaule à c't'auberge, alors quant à toi, essaie d'être un peu plus aimable avec le gros barbu du bar, tu sais que c'est pas l'moment d'attirer l'attention, surtout que j'les sens pas les gens d'ici...
- T'inquiète, ici c'est pas un repaire de mafieux (pour la première fois, l'impassible Etranger deglutit discrétement) enfin en principe.
Au moment où il prononçait ces mots, tous deux tournèrent leur regard vers la salle pour observer un peu mieux les gens qui la peuplaient ; juste à côté d'eux passait en patins à roulettes une serveuse habillée d'un tablier en poil d'ours
Pendant leur tour de salle, dans un coin, une ombre encapuchonnée les observait discrétement mais attentivement.
-Merde, dit, l'homme du bar, je suis sûre que j'ai dejà vu ce gonze quelquepart.

***

Pendant ce temps, de l'autre côté de la place où était sise l'auberge, dans une grande maison bourgeoise où le silence régnait jusqu'alors, un hurlement strident se fit soudain entendre, suivit par un bruit de verre qui se brise : la domestique avait laché son plateau, saisie d'horreur devant la scène macabre qui s'étalait sous ses yeux.

Une armée de cafard s'attaquait au gigot d'agneau prévu pour dimanche, lequel gigot gisait par terre dans une mare de sang...

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Nanou
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MessageSujet: Re: Un jeu *littéraire*   Mer 27 Fév - 19:47

Sifflotant gaiement derrière le bar, Prosper attendait les clients, en se demandant combien de temps il allait devoir attendre avant que son mobilier ne soit une fois de plus réduit en miettes par les poivrots du coin. Au bout de quelques heures, les clients habituels étaient déjà attablés et parlaient gaiement, lorsqueles portes s'ouvrirent sur un mystérieux inconnu. L'atmosphère se fit soudainement lourde, le silence envahi la salle : tous les regards étaient tournés vers l'étranger. C'était comme si le temps se suspendait : un enfant resta bouche ouverte prêt à avaler une frite, frite qui tomba de ses doigts ; un type qui servait un verre d'eau à une femme laissa déborder le verre, l'eau innondait toute la table, ainsi que la jupe de sa femme...
L'inconnu, sans retirer ni son chapeau, ni son manteau, après avoir traversé la salle d'un pas lourd, s'assit au bar.
" Bienvenu Etranger, qu'est-ce que je vous sers ? lui demanda Prosper "
-Ricard" repondit l'étranger d'un ton bourru et peu engageant, tendant le bras vers Prosper sans même le regarder.
Prosper, à qui il en fallait plus pour se départir de son habituelle jovialité,
servit son nouveau client et s'enquit, de sa voix forte:
- Et d'où nous venez vous Etranger? Avez vous fait longue route?
- Si tu tiens à la vie, je te conseille de te mêler de ce qui te regarde, repartit l'étranger, toujours sans lever les yeux."
Et c'est sans aucune hésitation qu'il tourna le dos à Prosper et, adossé au bar, scruta la salle comme s'il était à la recherche de quelque chose ou de quelqu'un.
Soudain, il sembla trouver ce qu'il cherchait, et se dirigea d 'un pas lent mais assuré vers un homme a la mine presque aussi patibulaire que la sienne, assis tout seul au fond du bar.
L'autre le regarda s'approcher tout en sirotant sa bière, puis dit, en la posant sur la table :
- Pas trop tôt que tu débarques... j'ai faillis attendre, et j'aime pas ça.
L'Etranger s'installa sans un mot, tandis que l'autre continuait de parler
- Sont bizarres les gens dans le coin, ça me fout mal à l'aise... j'ai qu'une envie, finir le boulot vite fait, et me casser de là.
-Tâche quand même de faire ton boulot proprement, retorqua l'Etranger, sinon j'te laisse imaginer c'que l'Boss te reserveras
- Attends, je ne suis pas un amateur, ce n'est pas trop compliqué à faire...
- Holà, soit pas trop sûr de toi non plus, not'coup est bien plus serré que d'hab', le type qu'on doit refroidir est mieux entouré que le Pape , j'te rappellerais.
L'autre soupira, sur ce coup là, il fallait pas faire l'idiot, l'Etranger avait raison, s'ils se loupaient, ils auraient plus de personnes au cul qu'il n'y en a dans tout le pays.
Cette aventure ne serait pas seulement fatale a eux-mêmes, mais aussi à leur Boss qui osait se mesurer à un plus bien gros poisson que lui, jugez un peu: le plus gros parrain de la côte Est !
- T'inquiète, je suis conscient des risques... enfin... bon, je nous ai pris une piaule à c't'auberge, alors quant à toi, essaie d'être un peu plus aimable avec le gros barbu du bar, tu sais que c'est pas l'moment d'attirer l'attention, surtout que j'les sens pas les gens d'ici...
- T'inquiète, ici c'est pas un repaire de mafieux (pour la première fois, l'impassible Etranger deglutit discrétement) enfin en principe.
Au moment où il prononçait ces mots, tous deux tournèrent leur regard vers la salle pour observer un peu mieux les gens qui la peuplaient ; juste à côté d'eux passait en patins à roulettes une serveuse habillée d'un tablier en poil d'ours
Pendant leur tour de salle, dans un coin, une ombre encapuchonnée les observait discrétement mais attentivement.
-Merde, dit, l'homme du bar, je suis sûre que j'ai dejà vu ce gonze quelquepart.

***

Pendant ce temps, de l'autre côté de la place où était sise l'auberge, dans une grande maison bourgeoise où le silence régnait jusqu'alors, un hurlement strident se fit soudain entendre, suivit par un bruit de verre qui se brise : la domestique avait laché son plateau, saisie d'horreur devant la scène macabre qui s'étalait sous ses yeux.

Une armée de cafard s'attaquait au gigot d'agneau prévu pour dimanche, lequel gigot gisait par terre dans une mare de sang... ayant repris ses esprit, la servante ramassa le verre et alla chercher un balais et une serpillère ; revenu sur la scène de crime elle remarqua que des traces de pas partaient du sang, pour aller vers l'escalier de la cave...

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MessageSujet: Re: Un jeu *littéraire*   Jeu 10 Juil - 14:47

Dites donc les enfants, ça roupille ici !
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MessageSujet: Re: Un jeu *littéraire*   Mer 3 Mar - 3:05

Sifflotant gaiement derrière le bar, Prosper attendait les clients, en se demandant combien de temps il allait devoir attendre avant que son mobilier ne soit une fois de plus réduit en miettes par les poivrots du coin. Au bout de quelques heures, les clients habituels étaient déjà attablés et parlaient gaiement, lorsqueles portes s'ouvrirent sur un mystérieux inconnu. L'atmosphère se fit soudainement lourde, le silence envahi la salle : tous les regards étaient tournés vers l'étranger. C'était comme si le temps se suspendait : un enfant resta bouche ouverte prêt à avaler une frite, frite qui tomba de ses doigts ; un type qui servait un verre d'eau à une femme laissa déborder le verre, l'eau innondait toute la table, ainsi que la jupe de sa femme...
L'inconnu, sans retirer ni son chapeau, ni son manteau, après avoir traversé la salle d'un pas lourd, s'assit au bar.
" Bienvenu Etranger, qu'est-ce que je vous sers ? lui demanda Prosper "
-Ricard" repondit l'étranger d'un ton bourru et peu engageant, tendant le bras vers Prosper sans même le regarder.
Prosper, à qui il en fallait plus pour se départir de son habituelle jovialité,
servit son nouveau client et s'enquit, de sa voix forte:
- Et d'où nous venez vous Etranger? Avez vous fait longue route?
- Si tu tiens à la vie, je te conseille de te mêler de ce qui te regarde, repartit l'étranger, toujours sans lever les yeux."
Et c'est sans aucune hésitation qu'il tourna le dos à Prosper et, adossé au bar, scruta la salle comme s'il était à la recherche de quelque chose ou de quelqu'un.
Soudain, il sembla trouver ce qu'il cherchait, et se dirigea d 'un pas lent mais assuré vers un homme a la mine presque aussi patibulaire que la sienne, assis tout seul au fond du bar.
L'autre le regarda s'approcher tout en sirotant sa bière, puis dit, en la posant sur la table :
- Pas trop tôt que tu débarques... j'ai faillis attendre, et j'aime pas ça.
L'Etranger s'installa sans un mot, tandis que l'autre continuait de parler
- Sont bizarres les gens dans le coin, ça me fout mal à l'aise... j'ai qu'une envie, finir le boulot vite fait, et me casser de là.
-Tâche quand même de faire ton boulot proprement, retorqua l'Etranger, sinon j'te laisse imaginer c'que l'Boss te reserveras
- Attends, je ne suis pas un amateur, ce n'est pas trop compliqué à faire...
- Holà, soit pas trop sûr de toi non plus, not'coup est bien plus serré que d'hab', le type qu'on doit refroidir est mieux entouré que le Pape , j'te rappellerais.
L'autre soupira, sur ce coup là, il fallait pas faire l'idiot, l'Etranger avait raison, s'ils se loupaient, ils auraient plus de personnes au cul qu'il n'y en a dans tout le pays.
Cette aventure ne serait pas seulement fatale a eux-mêmes, mais aussi à leur Boss qui osait se mesurer à un plus bien gros poisson que lui, jugez un peu: le plus gros parrain de la côte Est !
- T'inquiète, je suis conscient des risques... enfin... bon, je nous ai pris une piaule à c't'auberge, alors quant à toi, essaie d'être un peu plus aimable avec le gros barbu du bar, tu sais que c'est pas l'moment d'attirer l'attention, surtout que j'les sens pas les gens d'ici...
- T'inquiète, ici c'est pas un repaire de mafieux (pour la première fois, l'impassible Etranger deglutit discrétement) enfin en principe.
Au moment où il prononçait ces mots, tous deux tournèrent leur regard vers la salle pour observer un peu mieux les gens qui la peuplaient ; juste à côté d'eux passait en patins à roulettes une serveuse habillée d'un tablier en poil d'ours
Pendant leur tour de salle, dans un coin, une ombre encapuchonnée les observait discrétement mais attentivement.
-Merde, dit, l'homme du bar, je suis sûre que j'ai dejà vu ce gonze quelquepart.

***

Pendant ce temps, de l'autre côté de la place où était sise l'auberge, dans une grande maison bourgeoise où le silence régnait jusqu'alors, un hurlement strident se fit soudain entendre, suivit par un bruit de verre qui se brise : la domestique avait laché son plateau, saisie d'horreur devant la scène macabre qui s'étalait sous ses yeux.

Une armée de cafard s'attaquait au gigot d'agneau prévu pour dimanche, lequel gigot gisait par terre dans une mare de sang... ayant repris ses esprit, la servante ramassa le verre et alla chercher un balais et une serpillère ; revenu sur la scène de crime elle remarqua que des traces de pas partaient du sang, pour aller vers l'escalier de la cave...
Ah ! se dit-elle "c'est monsieur qui va râler ! Il déteste qu'on salisse son parquet !!" En ramassant le rôti elle l'essuya de son tablier et le remis dans son plat.
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