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 Programme de noël

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MessageSujet: Programme de noël   Jeu 21 Déc - 1:15

Allez...on y est! Le programme de noël!
J'ai donc suivi ce qui a été suggéré, à la lettre, alors allons-y!

N°1

Franz Peter Schubert

Schwanengesang, "Standchen", D 957 : n°4

Durant l'été de 1828, quelques mois avant d'être emporté par la maladie, Schubert revint une dernière fois aux "lieder". Il en écrivit quatorze, qui furent publiés à titre posthume sous le titre fort judicieux de "Schwanengesang" (Le Chant du cygne). "Ständchen" (La Sérénade) est une superbe chanson d'amour tirée d'un poème de Ludwig Rellstab, contemporain de Schubert. Dès le début, l'amant murmure : "Mes chansons t'appellent doucement dans la nuit", pour conclure en implorant : "Tout tremblant, je t'attends, viens, je t'en prie." Tout au long du morceau, la main gauche imite habilement le son d'une guitare.


Jean Sibelius

Karelia, Op.11 : Intermezzo et Alla Marcia

C'est en 1892, à l'occasion de sa lune de miel, que Sibelius visita la Carélie, région réputée pour sa beauté sauvage. En 1893, il composa "Karelia", suite symphonique pour orchestre. L' "Intermezzo" commence par des sonneries de cor romantiques au doux son des cordes, puis s'élance sur un air de marche rehaussé par le rythme festif des tambourins. "Alla marcia" ("à la manière de la marche") est en réalité plutôt une danse fringante qui évoque l'équinoxe d'été en Finlande, lorsque le soleil brille sans discontinuer. Il y a comme une accentuation de la liesse au milieu du morceau, avec envol des trompettes, trombones et cors.


Antonin Dvorak

Quatuor à cordes n°12, "L' Américain", Op.96 : 2ème mouvement

Lorsqu'il composa ce quatuor, Dvorak était en vacances dans l'Iowa. Pris d'une fièvre créatrice, il en traça les grandes lignes en trois jours et l'acheva en deux semaines. L'oeuvre fut jouée pour la première fois à Boston en 1894. Est-ce parce que la colonie bohémienne au sein de laquelle il se trouvait alors lui donnait envie de revoir son pays? Toujours est-il que ce deuxième mouvement sourd un désir ardent où l'optimisme américain vient tempérer la mélancolie slave. Le lamento nostalgique du violon est repris par le violoncelle. Malgré l'envolée émotionnelle, le rythme reste maîtrisé et le mouvement s'achève sur un thème sans afféterie.


Sergueï Prokofiev

Pierre et le loup - Extraits

Prokofiev écrivit le texte et la musique de "Pierre et le loup" en 1936, pour distraire les enfants, mais aussi les initier aux instruments de l'orchestre. Le narrateur raconte comment le héros attrappe le grand méchant loup. A chaque personnage de l'histoire est attribué un instrument, ou groupe d'intruments : le quatuor à cordes interprète le thème enjoué de Pierre, tandis que les amis de ce dernier, l'oiseau et le canard sont respectivement représentés par la flûte et le hautbois. Au grand-père grognon revient le basson. Le loup apparaît au son de cors menaçants. Aidé par l'oiseau, Pierre attrape finalement le féroce animal au lasso, en attendant les chasseurs qui arrivent au son d'une marche : bois et cordes retentissent, ponctués par les coups de fusil des timbales. Pierre en tête, la procession triomphante conduit le prisonnier jusqu'au zoo.


Edvard Grieg

Pièces lyriques, Op.65, n°6 : Jour de noces à Troldhaugen

Grieg composa dix volumes de miniatures pour piano, baptisées "Pièces lyriques". Cette part essentielle (et trop méconnue) de son oeuvre lui valut le surnom de "Chopin du Nord" de la part du légendaire chef d'orchestre allemand Hans von Bulow. Grieg dédia à Nina cette pièce splendide, écrite en 1892 dans leur villa de Troldhaugen et extraite du Cahier VIII : il célébrait ainsi leurs vingt-cinq ans de mariage. C'est une page à la fois tendre et joyeuse, intime et brillante. Un début et une fin virtuoses, comme débordants d'allégresse, encadrent une rêverie romantique où le piano chante "poco tranquillo".
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MessageSujet: Re: Programme de noël   Jeu 21 Déc - 1:16

N°2

Félix Mendelssohn

Symphonie n°4, "italienne", Op.90 : 1er mouvement

En 1832, la Société philarmonique de Londres commanda trois oeuvres, dont une symphonie, à Mendelssohn. Celui-ci s'inspira d'un séjour en Italie pour écrire cette pièce, surnommée "italienne". Imprégné d'une générosité toute méditerranéenne, ce premier mouvement se caractérise par sa ligne mélodique sinueuse et puissante. Suit un passage délicat, construit comme une fugue, où chaque instrument pourchasse l'autre. Amorcé par des cordes assourdies, il se fait de plus en plus dramatique. Des accents sombres et brusques viennent conclure cette déclaration de vitalité servie par une orchestration particulièrement inventive.


Gustav Holst

Les Planètes, suite pour orchestre, Op.32

Jupiter : Celui qui apporte la gaieté

C'est un tourbillon de cordes et de cors qui nous présente le puissant Jupiter. Sur un accord fortissimo de tout l'orchestre, les cors annoncent un air dansant, puis cors et cordes se conjuguent pour se lancer dans un air encore plus entraînant. On raconte que, à la première répétition de l'oeuvre, au Queen's Hall de Londres, les femmes de ménage se mirent soudain à danser dans les couloirs. La section intermédiaire est plus méditative. Les cordes entonnent un thème plein de noblesse, auquel on ajouta plus tard des paroles pour en faire un hymne patriotique : "I Vow To Thee My Country" ("Je te promets, mon pays"). L'esprit jupitérien revient enfin. Cordes et bois entraînants précipitent joyeusement le mouvement vers sa conclusion.


Johann Sebastian Bach

Ouverture (Suite pour orchestre) n°3, BWV 1068 : Air

Avec sa mélodie à la fois suave et poignante, scandée par les pulsations des cordes graves, cette cantilène est une des pages les plus appréciées de Bach. Le clavecin fournit un élégant contrepoint à la ligne lyrique des violons. Puis le thème lent et chantant devient plus grave, les palpitations des basses se faisant plus lancinantes. Cette "aria" magnifique retrouve finalement le calme mélancolique des premières mesures et s'achève sur un soupir.


Johannes Brahms

Wiegenlied, Op.49

Cette "Berceuse" est connue sous diverses formes. Chantée, elle commence par ces mots : "Gute nacht, gute nacht" ("Bonne nuit, bonne nuit"). Nous l'entendons ici sous sa forme orchestrale. Les musiciens jouent tout en demi-teinte pour introduire le solo. Là encore, Brahms se présente à nous dans toute sa sensibilité et non comme l'auteur d'imposantes symphonies. Lors de la reprise, la musique se fait encore plus retenue. C'est comme si les paupières lourdes d'un enfant s'étaient enfin closes, comme si rien ne devait troubler l'innocent dans son sommeil.


Georg Friedrich Händel

Water Music, Suite n°2 en ré majeur, "Alla hornpipe"

Musicien favori de George Ier, Händel conçut ces suites pour une promenade musicale royale sur la Tamise : l'orchestre, installé sur de larges barques à ciel ouvert, les joua trois fois tant Sa Majesté fut séduite... Dans la "Hornpipe", à l'étonnante souplesse rythmique, les trompettes exposent le thème principal avant que ne sonnent les cors, suivis des cordes et de l'ensemble.
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MessageSujet: Re: Programme de noël   Jeu 21 Déc - 1:17

N°3

Wolgang Amadeus Mozart

La Flûte enchantée K620 : "Der Holle Rache kocht in meinen Herzen"

Dans " La Flûte enchantée", Mozart se tourne vers le monde de la magie, du drame et même de la farce sur fond de parabole autour de la quête de l'amour et de la lutte entre le bien et le mal. Rien n'est tout à fait ce qu'il paraît, les méchants se révélant être des héros et vice versa. Mozart composa la musique sur le livret de son ami Emanuel Schikaneder, acteur et chanteur. Ce dernier, par ailleurs imprésario, avait besoin d'un succès financier pour le théâtre qu'il dirigeait. Egalement membre de la même Loge maçonnique, Mozart lui vint en aide.

L'extrait présenté est une aria éblouissante que chante la reine de la Nuit, apparemment contrariée dans ses efforts pour retrouver sa fille : Der Holle Rache kocht in meinen Herzen (La vengeance de l'enfer bout dans mon coeur).


Antonio Lucio Vivaldi

Concerto pour mandoline et cordes RV 425

Bon nombre d'entre nous associent l'image de Venise au son velouté de la mandoline. Même dans l'allégresse de l'ouverture, celle-ci est mise en avant par l'orchestre qui l'accompagne avec discrétion. Ses sonorités se teintent d'une délicate mélancolie dans le deuxième mouvement, avant de retrouver toute leur gaieté dans le troisième.
Je vous rappelle que vous pouvez trouver un deuxième concerto pour mandoline de Vivaldi à la dernière page de mon blog.


Ludwig van Beethoven

Symphonie n°9 en ré mineur, "Avec choeurs", Op.125 : 4ème mouvement (Extrait)

Cette ultime symphonie constitue le couronnement de l'oeuvre de Beethoven. Elle inaugure un nouveau concept musical : la participation des choeurs et des solistes à la palette symphonique.

Rien de tel n'avait jamais été entendu auparavant. Par sa seule portée, l'oeuvre fit entrer de plein pied la musique dans un nouveau territoire. Beethoven y livre l'expression directe de ses sentiments, associant musique et poésie, orchestre et choeurs afin de faire partager sa conception de l'unité que constituent l'homme, la nature et le cosmos. Les trois premiers mouvements sont instrumentaux, tandis que le quatrième, après quelques rappels de ce qui a précédé, monte pour finir par les choeurs.

Beethoven met ici en musique l' "Ode à la joie" de Schiller pour donner voix à ses réflexions les plus profondes sur la condition humaine. Par une alternance contrastée de passages exubérants et de murmures quasiment religieux, de passages avec choeurs et orchestre et de solos, le compositeur nous révèle où la joie se trouve : dans la fraternité des hommes, unis et solidaires. La phrase "Alle Menschen werden Brüder" ("Tous les hommes seront frères") est répétée sur tous les tons jusqu'à la fin euphorique - résumé parfait de tout ce que le compositeur a toujours défendu.
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MessageSujet: Re: Programme de noël   Jeu 21 Déc - 1:18

N°4

Giuseppe Verdi

Nabucco, "Va, pensiero, sull' ali dorate"

Captifs à Babylone, les hébreux entonnent un chant nostalgique. Leur pensée s'enfuit sur des "ailes dorées" vers la patrie perdue. de temps à autre, des harmonies chaudes, typiquement méditerranéennes, imprègnent leur complainte austère.
Ecrit au plus fort de la lutte des Italiens contre l'occupant autrichien, "Nabucco" a été assimilé à un manifeste politique. Ce choeur émouvant est aussitôt devenu un hymne à la libération.


Gioacchino Rossini

Semiramide - Ouverture

"Semiramide" fut le dernier des opéras italiens de Rossini. Après avoir été le roi de l'opéra en Italie, Rossini se vit offrir la consécration à Paris, devenu le nouveau lieu à la mode pour l'opéra. Il quitta Bologne en 1824 et composa "Semiramide" en guise d'adieu. Cette oeuvre est connue pour permettre aux grandes chanteuses de "bel canto" de donner toute leur mesure dans le personnage de la Reine de Babylone, créé par Isabel Colbran en 1823.
L'intrigue met en scène la reine meurtrière, qui, caprice du sort, est tuée par son propre fils. L'ouverture suggère la violence et la noirceur de l'histoire par des thèmes que l'on retrouve dans l'opéra. Les cors ralentissent le rythme de la musique, puis un thème plus entraînant amène une fin pétillante.


Aleksandr Borodine

Le Prince Igor - Danses Polovstiennes

Le début des "Danses Polovstiennes" coïncide avec la capture d'Igor et de son fils par le khan Kontchak, qui les traite avec hospitalité et leur offre même un divertissement interprété par ses musiciens et ses danseurs. Au début, seuls sont perceptibles le bruit que font les artistes en se préparant et le chant langoureux des femmes. Puis soudain le rythme s'accélère et un thème virevoltant interprété à la clarinette annonce la danse aux cordes et aux cuivres. Tout aussi soudainement, le tambour basse retentit comme si un orage venait d'éclater. Un thème rythmé et vigoureux s'engage, semblant s'élancer vers les cieux, puis explose et retombe tel un feu d'artifice. Le bruit des sabots des chevaux lancés à la charge se fait ensuite entendre au loin, tandis que les hommes glorifient le "khan très puissant". Cet épisode est suivi par le retour d'un air plus doux dépeignant la cour du khan, puis on entend à nouveau un air triomphant, celui de la bataille gagnée. Pour finir, les divers éléments se mêlent glorieusement et la musique s'achève dans le fracas.


http://wolfy.musicblog.fr/Programme+de+no%EBl-9108/
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