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 Loin du paradis

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Tuor
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MessageSujet: Loin du paradis   Jeu 22 Juin - 22:17

Alors, encore une nouvelle du bon vieux temps du forum litté, écrite deux ou trois semaines seulement avant Le mal rouge. Bien sûr, pour ceux qui en ont des souvenirs un peu différents, elle a a été trés légérement retouchée:

Loin du paradis


Pierre Vermeil allait bientôt savoir ce qui se passe Après.
Il était né en 1964, d’une mère beatnik et d’un père inconnu, et avait passé une enfance abominable et une adolescence pire encore dans un taudis immonde auprès de cette mère camée et névrosée.
Lorsqu’il avait commencé à travailler, à seize ans, il avait enfin trouvé un rayon de soleil en la personne d’une collègue de travail, Claire, de trois ans son aînée.
Claire n’était pas du tout de ces top-model que l’on montrait à saturation à la télévision –celoa tombait bien, Pierre non plus- mais con esprit futé et sa bonne humeur inaltérable l’vait immédiatement séduit. Deux ans plus tard, ils étaient mariés et parents d’une petite fille.
C’est à la naissance de leur fille que Claire se décida à quitter se petite famille pour l’amant qu’elle s’était trouvé la première semaine de son mariage. Bien qu’il ne s’en remit jamais tout à fait, Pierre fit contre mauvaise fortune bon cœur, et s’occupa à élever avec amour ses deux enfants.
Puis la fatalité le rattrapa. Sa fille commença à consommer des substances douteuses, et quitta le domicile à quinze ans, enceinte de huit mois. Son jeune frère devint membre d’un groupuscule islamiste à tendance chiite et finit ses jours dans une descente de police un peu trop brutale – affaire qui faut par ailleurs soigneusement étouffée. Pierre apprit la nouvelle de sa mort quelques heures après celle de son cancer de la peau.
Maintenant, allongé sur ce lit d’hôpital, par cette belle journée d’été 2004, Pierre Vermeil faisait le point sur sa vie. Globalement, un désastre. Cependant, quelques moments de pure extase, semblant sublimés par leur seul rareté dans un océan de souffrance.
De toute façon, tout cela n’avait pas d’importance. Car Pierre nourrissait encore en lui un espoir dément, le seul qui ne l’ait jamais quitté dans toutes les situations. Depuis ses onze ans environ, un rêve étrange, extrêmement bref et confus, venait régulièrement le visiter, jsute avant qu’il ne se réveille : une vision de plaines fleuries d’arc-en-ciel s’étendant jusqu’à l’horizon et peuplées d’êtres gracieux, dont on ne pouvaient dire s’ils étaient hommes ou femmes. Ce rêve récurrent n’avait jamais cessé de troubler profondément Pierre et absurdement, il avait acquis la conviction qu’il avait des visions de l’Au-delà. De l’Autre vie. De la Vraie vie. Car que pouvait être cette existence vaine dans un monde absurde sinon un rêve dont la faucheuse venait nous réveiller ?
Une douleur lui taillada le côté droit du ventre, à l’endroit de la tumeur. Il comprit que le moment de sa fin était venu. Il appuya frénétiquement sur le bouton qui servait à appeler l’infirmière de garde.. Il savait qu’elle ne viendrait pas à temps. La faiblesse le prit, il rechût sur son lit. A travers le voile noir qui s’abattait sur ses yeux, il eu les temps la porte s’ouvrir et l’infirmière entrer.
Il se retrouva dans les ténèbres et le silences les plus totaux. Au loin, une minuscule lueur se mit à briller, extraordinairement attirante. Ce qui avait été Pierre Vermeil se dirigea vers elle…

Tlolac émergea des vapeurs du Soma et se réveilla dans son alvéole étroite. Son regard parcourut l’immense arène où reposaient dans leurs alvéoles respectives des milliers de ses congénères shootés au Soma. Au-dessus, dans un ciel désespérément bleu, sans le moindre nuage, à part peut-être quelques douteux cirrus, l’un des deux Soleil descendaient vers l’horizon.
Après cette petite dizaine de Voyages, il lui fallut un certains temps pour recouvrer tout ses souvenirs. Et alors seulement, il fondit en larme.
Une file d’autres Hommes-véritables traversait le fond de l’arène. Tlolac les dévisagea avec dégoût. Ils avaient tous la même silhouette à la fois forte et gracieuse, le même visage désespérément beau, les mêmes cheveux d’or ondulés, les mêmes yeux d’azur. Tous asexué, avec en bas du ventre la même membrane rouge qui leur donnaient, -hélas !- un plaisir monstrueux dans les ébats de couples comme dans les pratiques solitaires. Tous pareils, comme le cauchemar de ce dément de la Terre Rêvée, dont Tlalac espérait qu’il fasse partie du décot et ne soit pas une incarnation de quelqu’un d’existant. Ils se promenaient nus, ôtant ainsi tout attrait sexuel à leur beau corps – de toute façon, les Hommes-véritables connaissaient le plaisir mais pas le désir. Tlolac enfouit son visage dans ses mains, et sanglota à nouveau, pensant aux habitants si hauts en couleurs de la Terre Rêvée., bien qu’ils fissent des efforts grotesques pour ressembler à ceux de la Vraie Terre.
Puis il decida de suivre la file de ses semblables hors du complexe. La procession monta le rampe de terre à l’extrémité ouest et émergea bientôt au niveau du sol, face à la plaine infinie au millions de désolantes fleurs multicolores. C’était ses fleurs qui puisant dans le sol outrancièrement riche de la Vraie Terre, saturaient son air de substances nutritives, dont Tlolac sentait le goût horriblement suave sur sa langue. Aussi terrible que cela puisse paraître, les habitants de la Vraie Terre étaient nourris avant d’avoir faim, abreuvé avant d’avoir soif. Ils n’avaient pas, d’ailleurs, derrière leurs jolies lèvres, à proprement parler de bouches, avec des mâchoires et des dents, et n’avaient pas non plus d’anus. De toute façon, les Hommes-véritables n’avaient plus guère besoin de croître et de se reproduire, par bourgeonnement, depuis des millénaires. Tous les dix ans, dés qu’ils manifestaient le moindre signe de vieillesse, leurs cellules se dispersaient, puis leurs corps se reconstituaient en quelque mois, les mêmes souvenirs gravés dans le cerveau. Retourner à la vie unicellulaire, voilà comment on échappait à la destruction. Là était toute l’horreur de destin des Hommes-véritables : ils étaient immortels.
Tlolac déploya ses grandes ailes cristallines et s’éleva dans les airs. Le vol, qui faisait fantasmer tous les habitants de le Terre Rêvée, symbole du Rêve même, était aussi banal que de respirer sur la Vraie Terre.
Tlolac parvint près d’un muret construit et couverts de peintures fades par les habitants de la planète pour rompre la monotonie du paysage. Il s’y accouda, et contempla le Soleil blanc –Agraw, sans doute, descendant vers l’horizon. A peine celui-ci avait-il entamé le disque solaire que, Tlolac de retournant, il apercut le second Soleil, Iro, qui commençait à se montrer. La Vraie Terre ne connaissaient pas les charmes et les mystères de la nuit, tiraillée qu’elle était entre deux Soleils jumeaux – des naines blanches, selon le critère de la Terre Rêvée- brillant à quelque millions de kilomètres en orbites. Au-delà de ces astres, leurs reflets le prouvaient, c’étaient les confins de l’univers. Encore au-delà, la sagesse Oblax le criait, il n’y avait rien, pas même le vide.
Désesperant
Pouvait-on sérieusement imaginer qu’il y eu, dans ce micro-univers, la place pour un Dieu ?
Heureusement, il y a la Terre Rêvée.
-Salut gamin ! »
Tlolac se retourna, et vit Orod. Oraod était un vieil homme, de prés de deux millions d’années -chez les Hommes-véritables, une année était une période de quatre cent tours d’un Soleil – soit à peu prés dix fois plus âgé que Tlolac. Trop âgé pour être son amant, il n’en restait pas moins un excellent ami.
-Salut, grommela Tlolac.
-C’est dur le reveil hein ? Comment étaient tes derniers voyages ?
-Comme les autres, peut-être un peu plus réussi, peut-être un peu plus, ratés, je ne sais pas.
-Tu était qui dans ta dernière vie ?
-Pierre Vermeil, raté professionnel francais. »
Orod tressaillit.
-Tu n’aurais pas été marié à une certaine Claire Corin, par hasard ? »
Tlolac hocha affirmativement la tête, c'est-à-dire, chez les Hommes-véritables, de gauche à droite.
-C’était mon dernier fils, Rig, dit Orod. Il a à quelque millénaires prés le même âge que toi.
-Je pourrais le voir ?
-Assurément ! Il est parmi les Hommes, qui volettent en rond, là-bas (il désigna l’horizon du menton) en attendant de refaire une série de Voyages.
-Dis, Orod…
-Mmh ?
-Tout ça, c’est dans notre tête ?
Orod comprit de quoi son ami voulait parler.
-Oui, c’est dans notre tête. Un rêve incommensurable, conçu en d’innombrables millénaires, dont le fond est le même pour tous, étant donné notre détestable uniformité, et qui s’ajuste d’un cerveau à l’autre sans doute par l’intermédiaire de la biosphère et du champ magnétique terrestre, vecteurs de la télépathie. La Terre Rêvée, un univers entier, dont nous ne connaissons presque rien, enfoui au fin fond de nos cerveaux. Nous y vivons une vie en quelques heures, sans rien soupçonner de notre affligeante vraie vie. L’esprit humain est capable de tout. »
Orod se passa la langue sur les lèvres.
-Un univers d’autant plus excitant qu’il est loin d’être parfait. Comme l’as dit le grand philosophe Remùn, inventeur su Soma qui l’a d’ailleurs redit inconsciemment dans la Terre Rêvée, il ya quelques jours, sous l’identité d’Edgar Allan Poe : « le plaisir n’existe que par contraste avec la peine ». Pour ceux qui en vivent, les moments de bonheur sont sublimés par leur seule rareté.
Et la mort, n’est-ce pas une invention merveilleuse, la mort ? Tout oublier et tout recommencer à zéro régulièrement, n’est-ce pas le seul moyen de supporter l’éternité ?
Et la différence, la diversité ? Voilà qui donne tout son « sel » à cet univers imaginaire. Je ne sais pas, par exemple, d’où est venue l’idée de deux « sexes » distincts, contraints à se chercher et à se comprendre pour perpétuer l’espèce, mais elle est tout simplement géniale ! »
Orod se tut, fatigué de parler. Au bout d’un moment, il prot congé de son Tlolac et s’en fut vers de nouveaux Voyages.
Tlolac resta seul quelques instants, puis déploya ses ailes et se dirigea vers le groupe d’hommes qui voletaient dans le lointain, vers…commment Orod avait-il dit ?...ah oui…Rig.
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Loeayn
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MessageSujet: Re: Loin du paradis   Dim 9 Juil - 20:04

Eh bien, je crois que t'abordes beaucoup de thèmes en trop peu de volume, tu ne prends pas le temps d'expliquer correctement ni d'enjoliver tes pensées, tu ne donnes pas le choix au lecteur, par exemple :

Citation :
Là était toute l’horreur de destin des Hommes-véritables : ils étaient immortels.

Je ne dis pas que tu n'as pas raison, mais tu jettes ça comme un pavé dans une mare ! Je trouve ça dommage, car tu as de bonnes idées, et tu sais plutôt bien les mettre en forme, mine de rien. Mais ça reste trop manichéen pour moi...

Sinon, au niveau originalité, rien à dire, c'est bien fouillé.

Autre défaut, les fautes d'aurttogurafe? De frappe?
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MessageSujet: Re: Loin du paradis   Mar 11 Juil - 23:57

Alors, je suis globalement d'accord avec ce que dit notre ami Loeayn. Les fautes rendent la lecture désagréable, ainsi que la ponctuation approximative. Sur la forme, je ferai aussi une remarque sur une utilisation un peu trop grande d'adjectifs.

Sinon, encore une fois, je rejoins Loeayn pour dire que l'idée est originale, mais effectivement souvent trop Manichéenne. Au final, c'est un peu dommage que dans un monde comme dans l'autre, le héros mène une vie morne et triste à mourir. Au final, on quitte l'histoire un peu mal à l'aise, ce qui est sûrement le but.

Une dernière remarque, n'aurais-tu pas lu le meilleur des mondes, et Thorgal? ^^
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MessageSujet: Re: Loin du paradis   Mer 12 Juil - 0:41

De toute façon, Pall, je remarque qu'on tombe souvent d'accord sur les textes... enfin bref.

*message inutile*

Tuor, c'est vrai que tu devrais soigner ton orthographe ou ta frappe, parce que c'est vraiment dérangeant de lire et de se dire : "tiens, là, y'a une faute". Quand la langue elle même ne pose aucun problème ou n'écorche rien de la sensibilité du lecteur, il est plus à même de recevoir la pensée et les images de l'auteur...
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MessageSujet: Re: Loin du paradis   Mer 12 Juil - 13:41

Une dernière remarque, n'aurais-tu pas lu le meilleur des mondes, et Thorgal? ^^

Euh oui, j'ai bien lu le meilleur des mondes, c'est possbile que ça transparaisse dans la nouvelle...et j'ai ausi lu Thorgal, mais là mon inspiration doit être plus inconsciente, car je ne vois pas vreiament le rapport. A mojuns qu'il ne s'agisse du nom Tlolac, derivé du nom du dieu Tlaloc ? Dans ce cas, ms sources ont plutot la mythologie aztéque en général, pas seulement de la BD Thorgal ou, c'est vrai, il ya un dieu Tlolac (dis tout de suite si je me trompe, je me soyuviens plus non plus par coeur de la BD)
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MessageSujet: Re: Loin du paradis   Mer 12 Juil - 17:29

il me semble que son nom c Tlaloc, mais c'est vrai que c'est pas particulier à Thorgal, c'est juste que c'est dans thorgal la premiere fois que je l'ai vu.

Après pour le meilleur des mondes, le fait d'appeler la drogue du même nom t'a un peu vendu Wink
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MessageSujet: Re: Loin du paradis   Jeu 13 Juil - 12:22

il me semble que son nom c Tlaloc, mais c'est vrai que c'est pas particulier à Thorgal, c'est juste que c'est dans thorgal la premiere fois que je l'ai vu.

Après pour le meilleur des mondes, le fait d'appeler la drogue du même nom t'a un peu vendu

Oui, c'est fort posbiel en effet...surtout qu'il y a du y avoir dans mon esprit une contamination phonétique Soma/sommeil, ce qui n'est pas un contresens quand on pense à la drogue originelle, à base de lotus et de pavot, comme à l'ersatz chimique imaginé par Huxley...foré"cement, jer crois que c'etait la substance ideale (ceci dit, ne vous y trompez pas, je ne suis pas du tout un specialiste de substances illicites lol! )
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MessageSujet: Re: Loin du paradis   Jeu 13 Juil - 12:44

le soma, c'est aussi la boisson des dieux.... celle dont Indra adore se saoûler....*Mythilogie indienne*

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