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 Atelier.... un air dans la tête

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Kusanagi
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MessageSujet: Atelier.... un air dans la tête   Dim 2 Avr - 11:27

Voici une nouvelle expérience d'écriture sur Citadelle.
Sans limite de temps.
Sans récompense autre que le plaisir d'écrire et de lire...
Mais avec, quand même, des contraintes.
Légères.

Vous prenez une chanson. Vous en conservez le titre.
Vous écrivez ce que vous inspire cette chanson, que cela aie un rapport ou non avec le texte d'origine.
Une illustration personnelle de la musique, en somme. Le clip que vous avez dans la tête, vous, à l'écoute de la musique.

Voilà.

A vous! Pythie

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MessageSujet: Re: Atelier.... un air dans la tête   Dim 2 Avr - 14:26

Alors, autant le dire de suite, j'ADORE cette idée. D'ailleurs, je suis un grand fan de clips, qui donnent en général une toute autre image de la chanson

je promets solennellement de me pencher sur ce sujet Smile
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MessageSujet: Re: Atelier.... un air dans la tête   Lun 3 Avr - 22:49

J'ai une idée... Si d'aventure vous postez un titre, il serait bien de mettre les paroles dans la section paroles de chanson du sujet musical, au cas où elles ne seraient pas comprises dans votre oeuvre. Mais ça n'a rien d'absolument obligatoire !
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Kusanagi
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MessageSujet: Re: Atelier.... un air dans la tête   Lun 3 Avr - 22:50

ça me parait être une bonne idée (bon, sauf les paroles ont déjà été mises là-bas... vais pas poster en double... quoique, le temps de les chercher.... euh? )

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MessageSujet: Re: Atelier.... un air dans la tête   Lun 10 Avr - 20:53

Je vais tricher. Le premier texte que je vais poster n'est pas de moi. Il est de quelqu'un qui a déjà trouvé un éditeur, un filon et qui est connu. Mais ce texte, j'aurais voulu l'écrire. Même si en fait, c'est pas possible, parce que je suis trop jeune. Et ce texte, ben il correspond à une chanson. Alors, je pouvais pas le mettre dans "tous lecteurs".

L'hymne à l'amour
    Le narrateur, un petit garçon dan sle ventre de sa mère, à ce moment là, raconte comment son père et Marcel Cerdan se connaissait, et comment un soir, Cerdan et une dame brune, répondant au nom d'Edith, étaient passés dans leur modeste pavillon de banlieue.

    Le père et Marcel sortent.
    - C'est peut-être toi qui as eu raison, Chaudrake. C'est quoi un titre de champion du monde par rapport à ça?
    Marcel Cerdan montre la petite maison de Garchisky dans la nuit. Adossée à la portière de la Hotchkiss, la dame brune chante...De l'autre côté de la rue / Y'a une fille, une belle fille, / Qu'à tout ce qu'on peut rêver et même le superflu. / De l'autre côté de la rue.... Derrière la fenêtre, la mère s'essuie les mains à son torchon.
    Marcel et Chaudrake s'embrassent. La grosse voiture disparaît dans la nuit. La dame brune jette la bouteille de champagne vide par la fenêtre. Elle se brise dans le caniveau. La m'man se signe... ça porte malheur.
    Le 21 septembre 1948, Marcel Cerdan bat Tony Zale au Roosevelt Stadium de Jersey City et devient champion du monde des poids moyens.
    Le 27 octobre 1949 à 3 heures GMT le Lockheed Constellation FBA-ZN d'Air France s'écrase aux Açores sur les pentes du pic Rotondo dans l'ïle de Sao Miguel. "Volant vers la victoire, Marcel Cerdan a rencontré la mort", titrera le numéro spécial de l'Equipe.
    Deux jours plus tard à New York, au cabaret Le Versailles, Edith Piaf chante L'Hymne à l'amour. Si un jour, la vie m'arrache à toi...
    Dans la grande valise en bois remisée au grenier, j'ai retrouvé les deux tickets marron et rouge du match contre Tony Zale. Attaché avec, il y a un billet d'avion d'Air France, un GP 2 PAris-New York et une entrée pour le Madison Square Garden, datés du 3.10.1949. Ce soir là, devant une foule silencieuse debout, et dans un ring vide, un arbitre en chemise blanche compte Marcel Cerdan... "9,10 et out!" Le père a toujours les larmes aux yeux quand il raconte ce souvenir.

Daniel Picouly, Le Champ de personne.

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MessageSujet: Re: Atelier.... un air dans la tête   Ven 14 Avr - 0:10

Et qui oserait venir se pointer après un texte comme ça... Bon ben j'viens au charbon, et loin de moi l'idée de pouvoir égaler ce genre de trucs un jour.

Ma chanson : non, non, non (je ne suis plus saoûl), de Miossec. Facile à repérer, c'est la première chanson de son premier album.
Cette chanson raconte l'histoire d'un type, style quarantaine, qui a couché avec une femme de son âge, et qui la rappelle le jour de la Saint-Valentin, en espérant la revoir. Elle, elle l'a sans doute oublié et eu d'autres amants. y a quelques similitudes avec le type de mon histoire, sauf qu'il est pas Brestois, pas plus alcoolo que ça, et pas euuh... je sais pas trop quoi dire.

Donc en bref, la chanson m'a plus ou moins inspiré le texte au début, mais j'suis parti dans mon "trip" par la suite. J'espère que ça vous plaira.
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MessageSujet: Re: Atelier.... un air dans la tête   Ven 14 Avr - 0:11

Le texte //part 1//

Tiens, encore un clin d'œil. Ca fait le deuxième aujourd'hui. Alors que certaines semaines, j'en recevais aucun. Marrant ça, l'expression. Clin d'œil. Y a des jours, j'me demande quand même ce que je fous sur des sites de rencontre. Y en a d'autres, la réponse vient toute seule. Gérald, 41 ans, agent d'assurance, célibataire. Loisirs : le dessin, les expos d'art. Les randonnées aussi, seul, évidemment. Et puis ? Et puis c'est tout. J'ai déjà foiré ma vie professionnelle, alors je tente de sauver ce qui est sauvable. Alors oui, Gérard s'est inscrit sur un site, pour rencontrer quelqu'un. Puis sur un deuxième, histoire de comparer. Depuis, Gérard reçoit des "clins d'oeil", c'est-à-dire des messages pour lui dire qu'une femme inscrite sur le site a vu son "profil" et lui a trouvé un semblant d'intérêt. Des fois aussi, il en envoie. Le plus souvent sans réponses. Tant mieux, d'un côté. Le bonheur virtuel, c'est simple comme un clic. En théorie. Et l'amour, dans tout ça ? Faut pas croire. Faut pas y croire. Si j'me suis inscrit sur ces sites, c'est pour le chercher, cet amour. Mais pas pour le trouver. Juste rencontrer des gens, comme ça. Passer un moment. Faire une randonnée, mais pas seul. Et peut-être, après, si ça colle, l'amour vient. Enfin, c'est sensé marcher comme ça. On vit ensemble, on s'accroche peu à peu, et après deux, trois, dix ans, on se lève un jour, et on se dit "ça y est, je suis amoureux. Ca y est, je tiens vraiment à la personne qui est allongée à côté de moi."

Les coups de foudre, ça marche pas. Jamais. La foudre tombe toujours sur une cible, une seule. Elle est déjà tombée sur moi, plusieurs fois. Mais jamais sur la fille concernée. Depuis, je porte un paratonnerre : je ne croise jamais un regard féminin dans la rue.

Alors, ce clin d'œil ? J'affiche le message reçu. Bonjour… je m'appelle Célia… blablabla…
j'ai beaucoup aimé votre profil… blabla… je vis dans la même région que vous… je suis taureau ascendant… N'hésitez pas à consulter mon profil… Bon. Je m'apprête à cliquer sur le lien. Encore une veuve inconsolable de cinquante balais ? Une moche qui regarde le Big Dill et lit du Harlequin et qui se dit qu' « un jour, son prince charmant viendra aussi » ? Une femme engluée dans un mariage triste et monotone, qui cherche à mettre un peu de piment dans sa vie ?

La foudre... La foudre tombe toujours sur une cible. Elle a dû tomber sur des filles, ou des femmes, pour moi. Y a un moment quand même. J'ai jamais su le voir, ou saisir ces occasions. Croire en moi, au point de me dire que c'était possible.

Après, ça s'fait pas de dire : elle, elle est moche. Elle, elle a de l'espoir. La beauté, après tout, c'est un truc subjectif. Et avec ma tronche de p'tit français mal gâché, chui pas bien placé pour juger. Tout le drame de la vie, de la mienne en tous cas, se résume à çà : les femmes trop belles, trop belles pour moi en tous cas, j'les regard(ais)e de loin. Les autres, quand elles s'intéressent à moi, chui obligé d'leur dire ça. Désolé, mais ça va pas être possible. Entre les deux, certains arrivent à trouver d'l'amour. Pas moi.

J'y pensais pas, mais ça fait un peu catalogue, ces histoires d'annonces et tout. Tu choisis au physique, aux loisirs, aux affinités. Des veuves, j'en ai déjà eu deux en clins d'oeil. Y en a une qui faisait tout pour me rencontrer. Mais j'ai toujours refusé. Y avait comme quelque chose de désagréable là-dedans. L'idée de coucher avec me... Je regarde un de mes dessins, affichés à côté de mon écran. Il représente une femme assise dans un fauteuil style XVIIIième, tenant son genou, et regardant par delà une fenêtre. C'est le seul dessin de moi dont je suis à peu près satisfait. Sans trop savoir pourquoi, je l'avais baptisé « La veuve ». Et c'était avant que l'autre, là, me harcèle. Tiens, le profil de Celia vient de se charger. Faudra que je pense à... Je me mets soudain à rire, intérieurement. D'un de ces rires jaunes, que la vie te force à lâcher quand elle semble se moquer de toi. Sur mon écran, s'affiche la photo d'une jolie fille aux cheveux blonds cendrés et au sourire radieux. A côté ces mots : Celia, 26 ans, région ***.
Je pose mes mains sur le clavier.

Désolé, je suis déjà pris. J'avais oublié d'enlever mon annonce. Bonne chance.

Puis j'arrête mon ordinateur. Je vais être un peu à la bourre pour le restaurant. Je prends la veste anthracite posée sur mon lit. Je quitte mon appartement. Je me retrouve dans ma rue, la lumière ambiante, plutôt faiblarde, m'aveugle pourtant un instant. Le temps est gris, comme d'habitude, à croire que c'est le ciel qui est paint comme ça. Juste, deux, trois gouttes tombent. Une pluie « mouille-bêtes », comme on dit chez moi. Et moi, j'suis pile en dessous. Je file en direction du centre-ville. Je peste contre une vieille dame qui marche doucement, et me bloque le passage sur le trottoir. Je déteste les gens qui agissent lentement, qui pensent lentement. Enfin, plus lentement que moi. Comment peut-on être aussi lent ? Une existence de plusieurs décades ? La belle excuse ! Je descends sur la route, me glisse entre deux voitures garées, et continue sur le trottoir d'en face. Je passe devant un kébab qui dégage une forte odeur de nourriture. C'est vrai, quoi, ces lents sont une calamité. Au boulot, je le vois bien, ça : les pépés qui roulent par monts et par vaux à 40 à l'heure, et qui ont pourtant un bonus blindé, c'est ma hantise. J'me les boufferais au ptit dej'. Ca me changerait des scéréales aux fibres, ça y aurait p't'être du goût. Je repense quand même à l'annonce de la fille. Faut toujours se méfier de tous ces trucs sur Internet. Y a des mecs qui se font passer pour des meufs. Y a des femmes qui planquent leur mari, leurs gosses, leur mocheté, leur âge, leur vrai visage derrière des claviers. Puis y a moi qui reçoit des clins d'oeil. Je traverse la place *** en coup de vent. La pluie commence à prendre de la vigueur. Mes pensées aussi se baladent, et arrivent bien vite sur Corinne. Corinne. Le même âge que moi, à quelques gâteaux désoeuvrants près. Elle est arrivée, comme ça, en un clin d'oeil. J'ai cherché à en savoir plus sur elle. Elle avait un regard différent. Mais si y a des regards qui mentent pas (au hasard, le mien, que j'ai pareil à celui d'un boeuf), le sien reflétait la tristesse, le besoin de quelque chose. D'amour, peut-être. Mais tout de suite, elle m'avait prévenu, honnêtement. Pourquoi je la traîte de menteuse, enfin de menteuse du regard, moi ? C'était pour une nuit. Une. Et c'est tout. Les sentiments, les rêves de randonnée à deux, tout ça au placard. Et j'étais d'accord. J'avais pas eu d'histoires depuis un moment. Ca aurait mis un peu de baume au coeur, et ça aurait fait un truc à raconter aux copains.
Ca s'est fait. Puis j'suis parti, sans demander mon reste. C'est même elle qui m'a arraché un dernier baiser. Depuis, elle m'a oublié, sans doute. Moi bien sûr, je repense à elle. Et comme si ça suffisait pas, j'me dis toujours des trucs, du style « Imagine, imagine que tu la croises là, au détour d'une rue. Tu fais quoi ? » Histoire de bien remuer le couteau. Crétin de con de moi.
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MessageSujet: Re: Atelier.... un air dans la tête   Ven 14 Avr - 0:12

//part 2//

Je rentre dans la rue du resto. Je passe devant une librairie. Mes yeux se portent sur la devanture, et bloquent sur un grand bouquin, avec la photographie d'un fameux temple hindou dont le nom m'échappe. Le soir où j'avais rencontré Corinne, elle m'avait parlé de son voyage en Inde. De tout ce que ça lui avait apporté, de la spiritualité, des paysages, des gens très pauvres mais toujours accueillants... Un brouhaha d'agitation dans la rue m'extirpe de ma réflexion. Un cortège de gens, ou plutôt de filles, avec en tête l'une d'elle grimée en mémé. Avec une vieille perruque, une robe horrible, des bas du même acabit. Elle porte aussi une boîte en carton. Ca doit être un enterrement de vie de jeune fille. Elle se jette sur moi, m'enlace, et me sort des trucs que je n'entends pas. Elle pose ensuite un gros baiser goulu sur ma joue râpeuse. Lorsqu'elle se retire, je cherche le peu de monnaie qui traîne dans une de mes poches, et je le pose dans sa boîte, presque machinalement. J'ignore son « merci » enjoué, je me fraie un chemin au milieu de ses camarades qui me remercient aussi et s'en vont en courant. Et je me réfugie dans le hall du resto. Un serveur à la chemise blanche impeccable vient me débarrasser de ma veste. Il m'amène à la table où m'attendent mes amis. Paul, de son vrai nom Paolo, rital, cadre d'entreprise, bon père de famille et fan des bianconeri. Luc, dit l'Eclair, rapport à ce qu'il parle super vite, et qui fait sa crise de la quarantaine. Il écoute de la musique de djeuns, se fringue à la Steevie, et pour ne rien arranger, il sort avec une femme bizarre. La femme bizarre en question -qu'est ce qu'elle fout là elle ?- qui s'appelle... qui s'appelle comment déjà ? Sylvie. Et David, ou plutôt « Gaston », le gaffeur de service, mais bien sinon (il est célibataire comme moi). Comment un type pas sérieux et tête-en-l'air comme lui peut être instit ? Les pauvres gosses. Encore heureux que j'en ai pas.
« Alors Gégé ? Tu t'fais désirer ? On a commencé l'apéro sans toi ! »
Je me pose sans même serrer une pogne. Je réponds à Paul en fixant mon assiette.
« J'croyais qu'c'était une soirée entre nous, cent pour cent testostérone.
- Ca va, j'vais bientôt me casser, dit Machin -euh Sylvie. J'venais juste prendre l'apéro avec vous. J'ai presque fini mon jus de tomate. Sliiirp. Voilà, je l'ai fini.
- Oh garçon, t'es de mauvais poil ? C'est ta gonzesse qui te prend la tête ? » me lance David en souriant.
Le genre de blagues que j'accepterais de personne, sauf de lui. Et il se prive pas pour en lancer, le salaud. J'dois être habitué, en fait. A côté de moi, le serveur attend ma commande, impassible. Sylvie se lève, elle embrasse son chéri. Puis elle lance un « bonne soirée les gars » d'un ton joyeux, suivi d'un « bonne soirée, Géraaaaaald » à peine plus ironique, avant de disparaître.
Je me tourne alors vers le serveur.
« Un perroquet, s'il vous plaît.
- Eh ben, me fait Paul, on peut dire que toi t'es pas diplomate.
- C'est un métier de con, diplomate, je lui réponds. Si y avait pas de diplomate, y aurait pas de guerres non plus. »

£££


La soirée se passe tranquillement, entre rires gras, vin épais et souvenirs frelatés. Toujours les mêmes. Le pire avec la monotonie, c'est qu'on finit par y prendre goût. Et tu t'souviens des vacances-de-la-galère-en-Vendée ? Et tu t'rappelles les cartons quand on jouait dans la même équipe de rugby ? Oui, j'm'en souviens. Bien même. J'ai rien vécu depuis, à part m'occuper de grilleurs de priorités à droite souffrant de troubles de latéralité. Alors tu parles, si je m'en souviens. Je peste contre Luc, qu'est devenu végétarien. C'est sa femme bizarre qui lui a mit ça dans la tête. A un gars du sud-ouest, s'teuplai, qui a grandi au milieu des canards et qui f'sait les saucissons le samedi soir avec son grand-père, après avoir tué le cochon. Quel con. Les femmes ont toujours des idées bizarres, c'est d'ailleurs à ça qu'on les différencie des mecs (qui ont juste soit des idées banales, soit des idées stupides). Ca se met à se trouver trop grosse, d'un coup, comme ça, comme par magie, sans prendre un seul kilo. Ca veut mettre tout plein de trucs moches dans les moindres recoins de la maison, et de l'appartement, exprès pour râler après que c'est chiant de faire la poussière. Ca peut pas vivre une semaine sans lécher des vitrines, comme les poissons dans les bocaux. Ca se met à regarder les poussettes, les landeaux, les bavoirs, les tétines, et c'est même pas enceinte. Ca pose des questions débiles, dont la réponse est évidente, mais qu'il faut quand même dire, sous peine de bouleverser une existence. Et maintenant, ça veut nous convertir aux poireaux. Et je me plains d'être célibataire.
Par chance, David est avec moi. Il balance à Luc deux trois ptites vannes gentillettes. Des histoires de poireau qu'il doit bien aimer se faire tripoter. On va faire semblant de pas comprendre. Paul ramène vite toute la discussion à des trucs plus terre-à-terre, c'est à dire à lui. A sa personne. Devant le café noir qui clôt le repas, il parle de ses futures vacances, avec son épouse. Il a déjà tout planifié. Les gosses chez la grand-mère pour la semaine. Les billets d'avion. Les bonnes adresses, les trucs à visiter, les meilleures tables. Et même les sweet-shirts Lacoste et Eden Park (pour être sûr qu'on le confonde pas avec un employé de l'hôtel, sans doute). L'avantage, quand on est une personne, que tout notre univers tourne autour d'une personne, et que ces deux personnes sont en fait la même, c'est que du coup c'est beaucoup plus pratique. Et Paul est quelqu'un de super pratique, surtout avec lui-même. Pendant que le serveur pose l'addition sur la table, avec des petits bonbons, David lui lance la question, à Paul.
« Et ces fameuses vacances, alors, vous les faites où ?
- C'est Maria qui a décidé. On va en Inde. Il paraît que c'est vachement joli, et ça nous revient pas trop cher. »
Je sors des billets de ma poche, et je les pose sur la note. Puis je me lève. Luc m'interpèle :
« Eh, Gégé, tu t'en vas déjà ?
- Scuzez. Je suis fatigué. Ca doit être le vin, je crois. Vous finirez bien sans moi. »
Un "salut Gégé" collectif me parvient. Je repense à la phrase de Paul. On va en Inde. Je sais pas pourquoi, mais elle me donne le cafard, pour de bon. Déjà qu'avant le resto, c'était pas ça... Le serveur m'amène ma veste couleur-du-moral-de-Gérald-en-ce-moment. Quand je m'apprête à partir, Paul me dit :
« Au fait, ça te dirait pas de garder Quentin et Maéva un soir, pendant qu'on est en Inde ? Tu sais qu'ils t'adorent, ils t'appellent même Tonton Gégé.
- Appelle-moi dans la semaine, on mettra ça au point. »
Cette soirée ne pouvait pas être pire. C'est ce que je me dis, alors que je m'éloigne de la table. Tu parles, si j'ai envie de les garder un soir, ces marmots ! Et pourtant. Juste avant de rentrer dans le hall du resto, j'entends Luc dire un truc du style « il paraît qu'ils mangent pas de vaches en Inde... »


Dernière édition par le Ven 14 Avr - 0:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Atelier.... un air dans la tête   Ven 14 Avr - 0:13

//part 3//

L'air frais de dehors me fait du bien. Il a pas mal plu, et du coup ça donne une atmosphère, des senteurs... un peu puantes quand même, *** c'est une plutôt grande ville, plutôt polluée. Mais de la bonne puanteur. J'ai l'impression de respirer. Je reste un instant devant l'entrée du resto. Les bruits de discussions, de verres qui s'entrechoquent, de rires et d'agitation restent derrière moi. Au dessus, le ciel a troqué sa toile de nuages gris pour une autre. Encore des nuages, mais plus sombres, presque noirs. Et qui cachent une Lune aguicheuse. En tant qu'artiste (artiste râté, mais artiste quand même), je trouverais presque ça beau. Je frissonne, juste un instant. Ca fait quand même un peu frais dehors, je me décide à rentrer chez moi. J'avance en regardant les pieds, histoire de pas marcher dans une merde. Ca porte bonheur, alors, vous pensez bien, faut surtout pas. Autant éviter. Tout autour de moi, le calme des rues me surprend. Tout juste y a-t-il le ronronnement de quelques voitures qui passent au loin, dans la grande rue. Les immeubles sont éteints, la lumière des lampadaires blâfarde, discrète, presque hallucinante. J'ai l'impression d'être seul dans cette grande ville. Ca m'inquiète un peu. Le bruit d'une paire de talons aiguilles battant l'asphalte, d'abord lointain, puis de plus en plus présent, m'apaise. Je continue à marcher, les yeux toujours rivés sur le sol. Je tourne au coin de rue suivant, juste après la librairie au livre sur l'Inde. Les bruits de talons me croisent... ne pas lever le regard, comme d'habitude... puis s'arrêtent.
« Gérald ? »
Je m'arrête aussi, sans lever la tête.
« Gérald, c'est bien toi ? »
Je ferme les yeux. Comme pour tenter de faire disparaître tout ce qui m'entoure. Parce que cette voix, je la connais. Elle me fait frémir au plus profond de moi. Plus que le coeur. Ca vient de la moëlle, et ça remonte tout le long du dos. Un truc que je supporte pas. Je serre les dents, je rouvre les yeux. Raté, je suis toujours au croisement de deux rues, un soir de mai, et la femme que j'ai toujours rêvé de ne plus jamais croiser, tout en souhaitant ardemment la revoir, se trouve à deux pas de moi. Elle me fixe. Toujours ces cheveux blonds, légèrement bouclés, avec des mèches plus sombres. Toujours ces yeux bleus, ceins de maquillage noir, et reflétant une tristesse étrange. Toujours ces lèvres fines, au rose discret. Toujours ces rides naissances, aux commissures des yeux et des lèvres, qui au lieu de lui enlever du charme, lui en rajoutent par paquets de douze. Et la tenue impeccable, pantalons noirs serrés et veste blanche à la mode.
« Tu vas bien ? Tu as l'air en pleine forme. La randonnée, c'est ça ? »
Ah. Pour elle, la forme, c'est la ligne. Alors oui, je suis en pleine forme.
« T'as l'air... pas trop mal non plus.
- J'te remercie ! J'essaie de faire ce que je peux. Avec le stress du boulot, l'âge, tout ça, c'est de plus en plus dur de ressembler à quelque chose. Dis-moi, la dernière fois qu'on s'est vu, t'es parti un peu vite !? »
Oui. Je suis parti vite. Par chance, y avait pas de radars dans ton couloir, à la sortie de ton appart.
« Je pensais que c'était ce que tu voulais... Que ça t'arrangeait quoi. Que c'était bien comme ça.
- Que... que c'était bien comme ça... Oh, oui, sans doute. Et là, tu vas quelque part ? Je peux t'accompagner ? »
Elle dit ça, tout en s'approchant de moi d'un pas. Moi, j'ai le corps déjà tourné vers ma route. J'avance, tout en lui disant :
« Je rentre chez moi... Ca ira, je connais mon chemin.
- Oh... je comprends. Bien. Je vois que tu es pressé, je te retiens pas. »
Je trace, tandis que des frissons me parcourent les reins. Je l'entends à peine dire « tu n'as pas changé » dans mon dos. Mes pensées s'entrechoquent. Une voix me traîte de crétin, me dit que j'ai attendu ce moment pendant des mois, et que je suis en train de tout gâcher. Une autre m'ordonne de l'oublier, de ne pas me prendre la tête pour elle, de ne surtout pas penser que je pourrais lui plaire, pour de vrai. Mes pieds, eux, n'hésitent pas et m'entraînent sur le trottoir, dans une trajectoire parfaitement rectiligne. Soudain, un ordre me vient de moi. Arrête-toi. Il revient en boucle, de plus en plus fort alors que je l'ignore. Arrête-toi. Arrête-toi ! Arrête-toi !! Je m'arrête, je me retourne.
La rue est vide.

**********************************************
Désolé pour le squattage de topic, et le découpage de bûcheron (ça rentrait pas tout dans un post).
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Kusanagi
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MessageSujet: Re: Atelier.... un air dans la tête   Ven 14 Avr - 0:41

*Désolée pour le texte, je vous parlerais de Daniel Picouly un jour...*

Sinon... ben rien. Pythie

*Bon, si, en fait, j'ai aimé... mais c'est marrant, finalement, ça inspire pas des choses très gaies la musique...*

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MessageSujet: Re: Atelier.... un air dans la tête   Ven 14 Avr - 10:00

Je ne dirais qu'une chose ...
CA APPELLE UNE SUITE !!!
(d'abord parce que j'ai pas eu mon happy-end ... eh, oui, parfois je suis tenace !) et ensuite parce que j'ai beaucoup aimé I love you ...

popo Mika.

PS : rien à voir avec l'histoire, mais je suis sûre que toutes les nanas de Citadelle seront d'accord avec moi : côté idées bizarres, les mecs n'ont rien à nous envier ninja
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Loeayn
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MessageSujet: Re: Atelier.... un air dans la tête   Ven 14 Avr - 11:46

sunny a écrit:
PS : rien à voir avec l'histoire, mais je suis sûre que toutes les nanas de Citadelle seront d'accord avec moi : côté idées bizarres, les mecs n'ont rien à nous envier ninja

Maiiiiiiiiis euuuuuuuh...

Bon, ok, on est tordus, et pas qu'un peu...

J'ai pas trop le temps de commenter, je file... Je le ferai en des temps plus calmes...
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Kusanagi
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MessageSujet: Re: Atelier.... un air dans la tête   Ven 14 Avr - 11:59

Citation :
J'ai pas trop le temps de commenter, je file... Je le ferai en des temps plus calmes...

*Tu sais pas à quoi tu t'exposes.... fée *


Bon, pour donner un avis après une bonne nuit de sommeil (c'est bon, les vacances...).
C'était bien. Un peu long, et comme le héros a plein de pensées intérieures, c'est pas facile de suivre à minuit. (enfin, minuit moins 20)

Surtout pour en arriver à la pirouette finale....

*Ma Sun, les garçons sont des humains, ils n'y a aucune raison qu'ils soient plus simple que nous... ça c'est ce qu'ils aimeraient bien croire....*

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MessageSujet: Re: Atelier.... un air dans la tête   Ven 14 Avr - 14:39

Je peux tout gacher? ... ^^
J'aime bien la fin sans happy end * popo Sunny , mais ça irait pas avec le reste un happy end... enfin je trouve*

*Squatte* les topics tant que tu veux Clive ^^ lapinou

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MessageSujet: Re: Atelier.... un air dans la tête   Ven 14 Avr - 15:19

Kusanagi a écrit:

*Ma Sun, les garçons sont des humains, ils n'y a aucune raison qu'ils soient plus simple que nous... ça c'est ce qu'ils aimeraient bien croire....*

* adore quand une de ses filles du net lui explique la vie ! *

** d'ailleurs adore toutes ses filles du net tout court I love you I love you I love you **

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MessageSujet: Re: Atelier.... un air dans la tête   Ven 14 Avr - 18:58

Mici pour les comments.

Désolé, Sun, mais y aura pas de suite. Heureuse ou triste. Le texte était pensé comme ça dès le départ, et mon héros a plus grand chose à dire.
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MessageSujet: Re: Atelier.... un air dans la tête   Ven 14 Avr - 19:35

*Ouais, parce que c'est vrai qu'il est super bavard, ce monsieur... il ferait pas un peu d'overthinking?*

Bon, sinon, y'a personne d'autre qui se lance?

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MessageSujet: Re: Atelier.... un air dans la tête   Sam 15 Avr - 2:54

Bon, bon, alooors. Chais pas. J'me tâte, j'ai trouvé ça plutôt naturel, un peu trop morcelé à mon goût peut être, mais ça passe correctement, quoi qu'à cette heure ci la relecture soit un peu sombre. Opaque même. Bref, si je résume mapensée, je crois que c'est un texte vraiment sympa, marrant, un peu prévisible, mais voilà, ça reste tout de même très "Clive style", et tu ne te dépares pas d'une certaine acidité qui te va, ma foi, fort bien. Après, j'avoue, j'aime moins ce texte que les précédents. Je crois que ce que je lui reproche, c'est justement de ne rien avoir d'extraordinaire, de si formidable. Bon, tu me diras, c'était un peu l'effet voulu, mais je sais pas, j'attendais peut être un peu plus de singularité, pas forcément un truc héroïque.
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MessageSujet: Re: Atelier.... un air dans la tête   Sam 15 Avr - 11:06

Ca fait un peu partie du "Clive style" le non-héroique à mon avis. Si Clive se mettait à écrire du "Trois Mousquetaires" ce serait plutôt détonnant non ?

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MessageSujet: Re: Atelier.... un air dans la tête   Sam 15 Avr - 12:17

moi ça m'a fait penser à une autre chanson *surtout le passage où tu parles des femmes en disant "ça..." * c'est ça oubli d'aimer de Prohom... je sais pas, un titre révélateur peut-être ? ^^ *vais mettre les paroles dans le bon topic !*

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MessageSujet: Re: Atelier.... un air dans la tête   Sam 15 Avr - 13:13

Personnellement, j'ai pas mal aimé les deux textes, même si je n'ai pas pu réellement apprécier le deuxième ne connaissant pas la chanson
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MessageSujet: Re: Atelier.... un air dans la tête   Sam 15 Avr - 13:16

*oui, enfin, le premier n'est qu'un extrait d'un roman... *

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MessageSujet: Re: Atelier.... un air dans la tête   Sam 15 Avr - 13:20

c'est sensé m'empêcher de l'apprécier? :p
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Kusanagi
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MessageSujet: Re: Atelier.... un air dans la tête   Sam 15 Avr - 13:23

palleas a écrit:
c'est sensé m'empêcher de l'apprécier? :p

Non, mais...c'est pas pareil.
*Et pis c'est tout... non mais confetti *

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MessageSujet: Re: Atelier.... un air dans la tête   Sam 15 Avr - 13:24

:p

Bon, j'ai commencé qque chose, je le post quand j'ai finit, si j'en ai le courage :p
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