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 Classique...Passionnément

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MessageSujet: Re: Classique...Passionnément   Lun 19 Juin - 23:46

mais si , je passe de temps n temps !! et oups , là j'ai vu que j'avais loupé pas mal de choses !! Comme le temps passe vite !

Bon alors d'abord, à tout seigneur tout honneur : félicitations Mimi pour cette prestation réussie . Sinon en tant qu'habituée des auditions (habituée dans la salle s'entend Wink je peux te dire que nous avons un trac semblable au votre et loin de guetter la faute , nous l'appréhendons avec un petit pincement au coeur quand par un hasard bien injuste , comme l'est, par définition, le hasard, elle se produit !

Sinon les louanges à Sibélius me ravissent et je vais essayer de rattraper mon retard pour Haendel et Wagner !

Quant à Simon Boccanegra , je dirais que vous n'avez rien raté ; c'était pour moi désastreux ! mais comment peut-on dénaturer une oeuvre qui offre la possibilité d'allier la beauté plastique d'une mise en scène traditionnelle si riche en couleurs , à la perfection de l'art lyrique .
Du même ordre que Lucie de Lamermoor dans une caserne du XIXème. affraid

Contente de te lire Méryt ! Laughing
Mj
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MessageSujet: Re: Classique...Passionnément   Mar 20 Juin - 16:53

Aprés une présentation du côté des compositeurs, voici donc trois oeuvres de Franz Liszt.

Tout d'abord, le "Concerto pour piano n°2", 1er mouvement.

Les deux concertos pour piano de Liszt furent ébauchés dès 1829, puis révisés et retravaillés au cours des décennies suivantes. Le "Concerto pour piano n°2 en la majeur" fut jouè pour la première fois en 1857 par un élève de Liszt, Hans von Bronsart. Il se compose de six scènes musicales (bien que Liszt n'ait jamais été très explicite à ce sujet) et se joue sans pause traditionnelle entre chaque mouvement.
J'insiste bien sur le fait que je vante les mérites du premier mouvement en priorité.

La deuxième oeuvre que je vous propose est une pure merveille. L'originale étant pour le violon et pas par n'importe qui, on peut y voir ici tout le talent de ce cher Liszt. Vous avez déjà eu l'occasion d'entendre ce morceau avec son instrument d'origine par l'intermédiaire du relais musical.

"Grandes études de Paganini", La Campanella.

En 1832, Liszt assista à un concert donné par le violoniste italien Paganini qui, l'année précédente, avait fait des débuts fracassants à Paris. C'était la première fois qu'un interprète virtuose fascinait le public à ce point. Aussitôt, le jeune Liszt, âgé de 20 ans, se mit frénétiquement au travail dans le dessein de devenir le Paganini du piano. Tel est le contexte dans lequel il composa la première des six "Grandes études de Paganini" (publièes en 1832).
Celle-ci est une nouvelle version de "Concerto pour violon en si mineur" qu'il baptisa "La campanella" (La Clochette) à cause de la clochette incluse dans la partition de Paganini, et qu'il fait tinter si adroitement sur le clavier.
Véritable plaisir pour l'oreille, ce morceau est l'un des plus difficiles à jouer au piano. (Bon, ben....j'suis pas rendu moi!!!)
(Oui je sais Meryt, je te vois d'ici...mais essaye... et écoute)

Pour finir avec Liszt aujourd'hui, (mais on y reviendra, il y a tellement de choses encore), un morceau hyper, archi, immensément connu.

"Rêve d'amour n°3 en la bémol majeur"

En 1850, Liszt transcrivit trois arrangements pour piano qu'il appela "Nocturnes", peut-être en hommage à son ami défunt Chopin, qui avait écrit sous ce titre tant de morceaux sublimes pour piano. Mais on les connaît plus couramment sous le nom de "Rêves d'amour" (Liebestraüme).
Le "Rêve d'amour n°3 en la bémol majeur", dont les premiers mots sont "Ô Lieb so lang du lieben kannst" ("Ô amour, tant que tu es capable d'aimer"), est l'une des mélodies les plus aimées au monde et l'expression musicale parfaite de l'ardeur romantique du poète. C'est peut-être l'oeuvre la plus connue et la plus appréciée de Liszt. C'est aussi l'une des plus faciles à jouer (contrairement à la précédente), une petite pièce de salon techniquement peu exigeante par rapport aux oeuvres de concert qui lui servaient à faire la démonstration de sa virtuosité.

Allez...à plus.
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MessageSujet: Re: Classique...Passionnément   Mar 20 Juin - 21:25

Nous avions commencé à remonter le temps sur les origines de la musique avec la musique médiévale, et ben on va continuer!
Nous avions vu les origines religieuses et la musique sacrée; voyons à présent les épopées.

En dépit des prédictions, la fin du monde n'a pas eu lieu en l'an mil. Au contraire, un réveil culturel de la civilisation européenne a donné naissance aux cathédrales et aux premiers chefs-d'oeuvre de la peinture et de la musique, et la modeste chanson est devenue un art.

Les troubadours du sud-ouest de la France ont connu la gloire à partir de 1100. Pris dans la tourmente des évènements religieux, ils ont disparu en 1229. La musique écrite étant rare à l'époque, troubadours et trouvères, leurs homologues du nord du pays, se fondaient essentiellement sur l'oralité et apprenaient les poèmes ou les chansons à force de les entendre. Grâce aux longs récits de bravoure et d'amour qu'ils concevaient et qu'ils chantaient en s'accompagnant d'instruments à cordes, la France est devenue le berceau de l'art de la chanson en Europe. C'est à cette époque que furent posés les jalons de toutes les traditions ultérieures en la matière.

Les troubadours et les trouvères ont été les premiers poètes-musiciens à nous transmettre leur oeuvre sous forme écrite. Ils étaient souvent issus de la noblesse, comme le duc Guillaume IX d'Aquitaine (1071-1127) qui associa un poème raffiné à une unique ligne mélodique. Cette formule a été reprise jusqu'à l'époque d'Adam de la Halle, le "dernier des trouvères", mort en 1288.
Plus tard, les compositeurs ont ajouté d'autres mélodies et d'autres voix, sans toutefois changer les thèmes, amoureux ou guerriers. Au plus fort des Croisades, les héros, réels ou lègendaires, sont apparus dans les chansons de geste. Le plus célèbre de ces poèmes chantés s'intitule "La Chanson de Roland".
Gorgées de sang, de courage, de trahisons et d'aventures chevaleresques, ces épopées étaient aussi des outils de propagande efficaces, qui permettaient à l'Eglise, alors soucieuse de combattre les Infidèles, d'éveiller l'intérêt des populations et de pousser celles-ci à s'engager.

Bon à savoir :

Les troubadours chantaient en langue d'oc, un groupe auquel appartient le provençal.
Les trouvères chantaient en langue d'oil, d'où est issu le français moderne.
Les termes "oc" et "oil" signifient "oui"

Les épopées manichéennes, telle "La Chanson de Roland", ont influencé musiciens (Wagner, L'anneau du Nibelung) et écrivains (Tolkien, le Seigneur des anneaux).
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MessageSujet: Re: Classique...Passionnément   Mar 20 Juin - 21:52

En langue d'oc, puis en français, une oeuvre de Jaufré Rudel, vers 1150 :

Lanquand li jorn son lonc en mai

Lanquand li jorn son lonc en mai
m'es bels douz chans d'auzels de loing
e quand me suis partitz de lai
remembra-m d'un'amor de loing
vauc de talan enbroncs e clis
si que chans ni flors d'albespis
no-m platz plus que l'inverns gelatz

Ja mais d'amor no-m gauzirai
si no-m gau d'est'amor de loing
que genser ni meillor non sai
vas nuilla part ni pres ni loing
tant es sos pretz verais e fis
que lai el ranc dels sarrazis
fos eu per lieis chaitius clamatz

Iratz et gauzens m'en partrai
qan veirai cest amor de loing
mas non sai coras la-m veirai
car trop son nostras terras loing
assatz i a portz e camis
e per aisso non sui devis
mas tot sia com a Dieu platz

Be-m parra jois qan li qerai
per amor Dieu l'amor de loing
e s'a lieis plai albergarai
pres de leis si be-m sui de loing
adoncs parra-l parlamens fis
qand drutz loindas er tant vezis
c'ab bels digz jauzirai solatz

Ben tenc lo Seignor per verai
per qu'ieu veirai l'amor de loing
mas per un ben que m'en eschai
n'ai dos mals car tant m'es de loing
ai car me fos lai peleris
si que mos futz e mos tapis
fos pelz sieus bel huoills remiratz

Dieus que fetz tot qant ve ni vai
e fermet cest'amor de loing
me don poder qe-l cor eu n'ai
q'en breu veia l'amor de loing
veraiamen en locs aizis
si qe la cambra e-l jardis
mi resembles totz temps palatz

Ver ditz qui m'apella lechai
ni desiran d'amor de loing
car nuill autre jois tant no-m plai
cum jauzimens d'amour de loing
mas so q'ieu vuoill m'es tant ahis
q'enaissi-m fadet mos pairis
q'ieu ames e non fo amatz

Mas so q'ieu vuoill m'es tant ahis
totz sia mauditz lo pairis
qe-m fadet q'ieu non fos amatz

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MessageSujet: Re: Classique...Passionnément   Mar 20 Juin - 21:53

Lorsque les jours sont longs en mai
Interprétation par Maurice des Ulis

Lorsque les jours sont longs en mai
M'est beau doux chant d'oiseaux de loin
Et quand je suis parti de là
Me souvenant d'amour de loin
Vais de désir front bas et clin* (* incliné)
Ainsi chants ni fleurs d'aubépine
Me plais(ent) plus que l'hiver(nale) gelée

Jamais d'amour me réjouirai
Si ne jouis (de) cet amour de loin
Que mieux ni meilleur ne connais
Vais nulle part ni près ni loin
Tant est son prix vrai et sûr
Que là devant les Sarrasins
Pour elle être captif (je) réclame

Triste et joyeux m'en partirai* (* éloignerai)
Quand verrai cet amour de loin
Mais ne sais quand la reverrai
Car nos terrains sont vraiment loins
Il y a tant cols et chemins
Et pour ceci ne suis devin
Mais que tout soit comme à Dieu plaît

Paraîtra joie quand lui querrai* (* demanderai)
Pour l'amour-Dieu l'amour de loin
Et s'il lui plaît j'habiterai
Près d'ell(e) mêm(e) si je suis de loin
Donc arrivera l'entretien* fi(dèle) (* étape de l'amour courtois)
Qu'amant lointain devenu proche
A ses beaux dits* jouira (de) plaisir (* paroles)

Je tiens bien le Seigneur pour vrai
Par qui verrai l'amour de loin
Mais pour un bien qui m'en échoit
J'ai deux maux car tant m'est de loin
Ah que (je) sois là-bas pélerin
Que mon bâton et mon tapis
Soient par ses beaux yeux regardés

(que) Dieu qui fit tout qui va et vient
Et forma cet amour de loin
Donn(e) le pouvoir au coeur que j'ai
Que bientôt (je) vois l'amour de loin
Vérita(ble)ment en lieu aisé* (* agréable)
Tel que la chambre et le jardin
Me semblent tout temps un palais

Il dit vrai qui me dit avide
Si désireux d'amour de loin
Car nulle autre joie ne me plaît
Que de jouir de l'amour de loin
Mais ce que (je) veux m'est interdit
Car ainsi (me) dota mon parrain
Que j'aime et ne suis pas aimé

Mais ce que (je) veux m'est interdit
Que tout maudit soit le parrain
Qui fit que ne suis pas aimé
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MessageSujet: Re: Classique...Passionnément   Mar 20 Juin - 22:21

On sent bien là, l'âme d'un croisé!
Il me fait trés plaisir de lire ces quelques lignes, me montrant ainsi un intérêt certain de ta part séléné! Et je t'en remercie.
L'étape de l'amour courtois...ben justement, c'était la prochaine étape.
Nous nous reverrons donc... byebye
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MessageSujet: Re: Classique...Passionnément   Mar 20 Juin - 22:24

Si tu as en réserve la traduction de ce qui suit, tu me feras un plaisir immense. C'est de Marcabru , vers 1136, et il fait beaucoup moins dans l'amour courtois que le Prince de Blaye...:

Seigner n'Audric,
Al vostr' afic
Mout etz d'aver secos e plans,
Puois so dizetz
Que no.n avetz,
Qu'en setembre vos faill lo grans.

Lai, ves Nadal
Tot atretal
Vos faill la carns e.l vins e.l pans
Et en Pascor,
Seguon l'auctor,
Crezetz en l'agur dels albans.

S'a destre vai,
Conosc e sai,
Qu'etz de bon ostal segurans,
Si l'agurs faill
Venon badaill,
Et es blasmatz sains Julians.

Totz vostres us
Sap Marcabrus,
E totz vostre meiller bians
Del ventr' emplir,
E d'escarnir
Es, e de cossentir putans.

Quan vos totz sols
Etz ben sadols,
Non vos es ges rics gaps loindans!
Segon tas leis
As plus conqueis
Que non fetz Cesar als Romans.

De lengueiar
Contra joglar
Etz plus afilatz que milans!
Del vostre bec,
N'Artimalec,
No.is jauzira ja crestians.
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MessageSujet: Re: Classique...Passionnément   Mar 20 Juin - 22:31

Houlà!!!
J'imagine qu'il doit y avoir quelques personnes dans la citadelle susceptibles de maîtriser bien mieux que moi la langue d'oc (que je ne maîtrise pas du tout d'ailleurs);
Désolé gêne
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MessageSujet: Re: Classique...Passionnément   Dim 25 Juin - 10:14

Personne pour la traduction de Marcabru?
Parceque maintenant, j'aurai bien voulu savoir de quoi il en retourne moi aussi!
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Meryt
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MessageSujet: Re: Classique...Passionnément   Dim 25 Juin - 15:47

En tout cas, la traduction est pas sur le net. Pourtant, y en a des tartines sur Marcabru !
Je trouve que c'est vraiment pas malin de mettre des poèmes sans la trado.
Voilà au moins quelqu'un dont je n'avais jamais entendu parler *modeste* Surprised Mais le plus fort, c'est que depuis l'âge de huit ou dix ans, je connais "L'austrier jost una sebissa...." sans me douter une minute que c'était de lui.
N'empêche que j'aimerais bien connaître l'air de toutes ces chansons. Est-ce que quelqu'un sait si elles sont toujours interprétées ?
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MessageSujet: Re: Classique...Passionnément   Lun 26 Juin - 10:18

Aucune idée, Meryt euh?
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MessageSujet: Re: Classique...Passionnément   Lun 26 Juin - 10:43

L'amour Courtois

Le style des chansons d'amour du haut Moyen Âge allait du plus tendre au plus paillard - mais un troubadour se devait de respecter certaines règles.

Après la première croisade, au début du XIIè siècle, s'installa une période de paix et de prospérité. Pour montrer leur puissance, les cours princières du sud de la France rivalisèrent de luxe et de volupté. A cette époque, le code de l'amour courtois évolua, les dames de la Cour étant désormais perçues comme des êtres inaccessibles à célébrer et courtiser en chantant. La mâitrise du canso (chanson courtoise) des troubadours atteignit alors son apogée ; ces textes furent rassemblés dans des recueils de manuscrits enluminés appelés chansonniers.

La chanson d'amour recelait toute la nature artificielle de l'amour courtois. Les idées anciennes de la chevalerie - le vassal sous l'emprise de son suzerain - se superposaient aux relations amoureuses - la dame, maîtresse adorée, prenant la place du seigneur et maître.
Ces relations étaient enveloppées de secret, les manoeuvres délicates du chevalier et les témoignages d'amour se satisfaisant d'un simple signe de tête approbateur de la dame. Que ces chansons traitent en réalité de liaisons adultères n'a rien d'étonnant : les mariages nobles étaient arrangés pour des raisons d'argent, de terres, de succession. Bien qu'il y eût d'authentiques histoires d'amour, les chansons étaient, le plus souvent, considérées comme des fictions par le public des cours.
Entre les mains des troubadours et des trouvères du nord de la France, ces poèmes chantés devinrent un art noble d'où naquirent trois grands genres de chansons, la ballade, le virelai et le rondeau, qui dominèrent jusqu'à la fin du XVè siècle.
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MessageSujet: Re: Classique...Passionnément   Jeu 29 Juin - 18:00

Trois nouveaux morceaux, tirés de la même oeuvre, "Le Lac des cygnes, op.20" de Tchaïkovski.

La première du ballet sucita des réactions mitigées, en partie à cause des défauts de la mise en scène. Après des changements musicaux apportés aux productions ultérieures - et approuvés par Modest, le frère de Tchaïkovski - une nouvelle version lui assura un succès universel.
Le "Prologue à l'acte II" débute avec les cordes ; puis le hautbois introduit le thème principal sur un fond de harpe évoquant le cygne glissant sur l'eau. L'orage menace, anéantissant le thème, tout comme le sera l'amour dans cette histoire.
Exécutée sur scène par le corps de ballet en tutu blanc, la "Danse des petits cygnes" possède un charme attachant ; le pépiement des flûtes et des hautbois, ponctué par le basson, s'harmonise aux mouvements synchronisés des danseuses.

Et pour terminer, la célèbre "Valse".
Tchaïkovski créa "Le Lac des cygnes" (1876) à partir d'un divertissement musical qu'il avait composé pour les enfants de sa soeur Alexandra.
Le prince Siegfried a atteint l'âge adulte et il est temps pour lui de choisir une épouse. Les gammes descendantes jouées par les cordes en pizzicato, auxquelles l'orchestre répond sur le mode ascendant, dépeignent les invités du prince se préparant pour la première danse. Puis la mélodie de cette dernière, majestueusement interprétée par les cordes et ornée du son fluet des bois, exprime la somptuosité des festivités.
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MessageSujet: Re: Classique...Passionnément   Lun 3 Juil - 10:33

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, et bien je ne vais pas parler du "Concerto pour piano n°2" cette fois-ci. Je le ferai une prochaine fois. Je sais bien qu'il s'agit là de "l'oeuvre" de Rachmaninov, mais j'ai envie de présenter autre chose.

Alors, tout d'abord le "Prélude en do dièse mineur".

Ce célèbre prélude fait partie d'une série de pièces pour piano intitulée "Morceaux de fantaisie". Dans cette oeuvre de jeunesse écrite en 1892, Rachmaninov introduit le ceractère dramatique qui imprègnera une grande partie de sa musique. L'austère phrase descendante à trois notes et le refrain qui lui répond connaissent divers changements harmoniques. Un passage plus mouvementé nous ramène à l'ouverture avant la conclusion du morceau.
Austère et grave certes, mais trés joli.

"Rhapsodie sur un thème de Paganini, Op.43"

Rachmaninov conçut cette oeuvre magistrale en 1934. C'est sa dernière composition pour piano et orchestre. Elle se constitue de vingt-quatre variations sur le "Capriccio pour violon n°24" de Paganini. La plus appréciée (n°dix-huit) est une sorte d'inversion de l'original. Cette nouvelle mélodie est admirable de fraîcheur. Amorcée au piano et développée jusqu'à son paroxisme par l'orchestre, elle témoigne d'une véritable nature rhapsodique. Les autres variations illustrent l'éblouissante maîtrise pianistique du compositeur. On y reconnaît les notes d'un "Dies irae" ("Jour de colère", un morceau des messes de requiem) que Rachmaninov réutilisera par la suite.
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MessageSujet: Re: Classique...Passionnément   

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