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 Textes et petits poèmes sans prétention.

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sunny
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MessageSujet: Textes et petits poèmes sans prétention.   Ven 29 Juil - 20:31

Vous m'avez poussé à le faire, alors voila un peu de lecture :


Rimbaud

J’ai rencontré Rimbaud par une belle journée d’été. Il était assis, adossé à un arbre immense, les yeux perdus dans le vague, en bordure de la forêt de Brocéliande. Il ne m’a pas entendue arriver. C’est seulement quand je me suis retrouvée entre le soleil et lui, qu’il m’a regardée et m’a souri. Sans savoir pourquoi, je me suis assise à côté de lui et nous avons commencé à parler. De Brocéliande, de poésie, de Rimbaud … Longtemps avant de savoir qu’il portait un nom d’apôtre, pour moi, il a été Rimbaud. Pendant plus d’une heure, nous avons alterné conversation et silence. Je l’ai quitté sur la pointe des pieds, le laissant à ses pensées.

Le lendemain, je l’ai trouvé à la même place. Il semblait m’attendre. Un grand sourire a illuminé son visage à mon arrivée. Il s’est levé d’un bond et m’a invitée à une promenade en forêt. Nous avons marché ensemble dans une mystérieuse cathédrale de verdure. Du vert, à perdre haleine … vert tendre des frondaisons frémissantes, qui filtraient de minuscules rayons de soleil dansants, vert lumineux des clairières, vert émeraude quand les arbres se faisaient plus serrés, vert dru du gazon et de la mousse au sol. Une lumière étrange baignait l’endroit ajoutant encore à son côté magique. Je crois que je n’aurais pas été étonnée outre mesure, d’apercevoir l’ombre de Merlin derrière un rocher. Rimbaud semblait connaître tous les sentiers, tous les ruisseaux et toutes les légendes. Je l’écoutais, bouche bée, comme une enfant. « Brocéliande m’habite » disait-il. Il parlait de cet endroit, comme s’il en faisait partie, avec une émotion profonde, presque avec fièvre. Je le prenais pour un breton passionné par sa région et par ses rêves. Quand nous avons retrouvé mon chemin habituel, il m’a simplement dit : « Demain, nous irons au bord de la mer. Je vous attendrai à neuf heures, près du calvaire, sur la route de Ploërmel ». J’ai accepté, sans réfléchir une seconde. Plus tard, je me suis dit en souriant toute seule, que la magie de Brocéliande devait être puissante… ou que j’étais un peu stupide.

Il m’attendait, à côté de sa voiture, à l’endroit convenu, quand je suis arrivée, peu avant neuf heures. Il semblait heureux de me voir et m’a gentiment ouvert la porte côté passager, avant de s’installer à son tour. Nous avons roulé lentement, vers le Golfe du Morbihan, fenêtres ouvertes, goûtant la douceur du soleil et de la brise et guettant les premières saveurs iodées dans l’air. Nous nous sommes arrêtés près d’un sentier de chèvres, qui dévalait de façon fort aventureuse vers l’océan. En bas, nous attendait une longue plage presque déserte, entrecoupée de rochers. Nous avons déposé nos affaires au pied de la falaise et sans un mot, il m’a pris par la main et nous avons couru vers l’eau. Nous avons marché longtemps, au ras des petites vagues qui venaient mourir sur la grève avant de nous asseoir dans le sable chaud et de regarder la mer. Elle dansait en bleu et argent, comme vêtue de milliers de petits miroirs. Près des rochers, elle bondissait en fines arabesques d’écume et enlaçait les pierres noires et luisantes. Le ciel couleur myosotis était animé de petits nuages frisés et par le vol incessant des oiseaux de mer. Au loin, quelques voiliers traçaient leurs mystérieux sillons dans l’onde. C’était un de ces moments de plénitude parfaite comme seuls la nature ou l’amour savent en donner. En écho à mes pensées, d’une voix à la fois douce et grave, Rimbaud a commencé à réciter, comme pour lui même :
« Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, - heureux comme avec une femme. » *

Les jours suivants, j’ai passé beaucoup de temps avec Rimbaud. Souvent, il m’emmenait explorer « sa » forêt. Il aimait s’asseoir sur les berges du ruisseau du Pas du Houx ou de la Chèvre et me raconter les anciennes légendes. Parfois, nous restions longtemps silencieux, goûtant l’enchantement des lieux, rêvant aux fées et aux chevaliers. Le temps s’écoulait comme une prière. Petit à petit, il s’est mis à parler de lui. A petites phrases discrètes d’abord. Puis la confiance a grandi entre nous, comme ces jeunes arbres qui s’élançaient encore tendres et souples aspirant à devenir un jour, pareils à ces frênes immenses et majestueux, qui nous entouraient. J’ai découvert un homme intelligent, sensible, passionné, artiste, mais également un homme compliqué, tourmenté, impatient, qui affirmait ne supporter aucune sorte d’autorité. Il se disait anarchiste et me demandait en souriant, si je trouvais cela grave. Au fil des conversations j’ai appris qu’il venait d’une région du centre, alors que je le prenais pour un autochtone. Lui, qui se donnait des airs de rebelle et de poète maudit était maire d’une petite ville et totalement au service de ses concitoyens. J’ai appris peu à peu à découvrir ses paradoxes, ses côtés attachants. Il vénérait les mots et ceux qui savaient s’en servir avec intelligence et beauté. Il passait une partie de ses nuits à écrire et la plupart de ses courts moments de loisirs à lire. La magie du verbe et de l’écriture le fascinait. Il aimait s’exprimer autant que j’aimais l’écouter. Quand il parlait, ses traits s’animaient. Sa beauté presque juvénile, faisait place à un charme profond, indissociable de ses mots et de son regard. Il était venu en Bretagne pour se reposer. Plusieurs projets importants pour sa ville, l’avaient amené à négliger totalement sa santé et son cœur un peu fragile n’avait pas résisté au stress et au surmenage chronique. Après un séjour à l’hôpital, les médecins lui avaient impérativement conseillé le repos. Il avait choisi le Morbihan des vacances de son enfance et également la solitude. Il m’apprit qu’il était marié, mais que son épouse ne devait le rejoindre que pour les tout derniers jours de son séjour. J’avais de mon côté accepté avec joie, l’offre d’une amie, d’habiter son petit cottage pendant qu’elle passait un mois aux Etats-Unis. L’idée de pouvoir paresser, lire et écrire à mon envie, pendant plusieurs semaines, loin de l’animation familiale n’était pas pour me déplaire. Nos confidences sur notre entourage s’arrêtèrent là.

Durant ces jours, nos pas nous ont porté dans la forêt, sur la lande, en haut des falaises et au ras des vagues. Nous avons passé des heures assis au pied d’arbres centenaires à discuter et presque autant assis silencieux à contempler l’océan. La forêt et la mer étaient notre demeure. Il me livrait une partie de son âme et j’ai osé lui lire certains de mes poèmes. Il me livrait sa Brocéliande et au fil de nos promenades. Le Val sans Retour ou l’Etang du Miroir aux Fées n’eurent plus de secrets pour moi. Rimbaud devenait Merlin et j’étais Viviane et nous dansions pour l’éternité, au clair de lune, autour de la Fontaine de Barenton. Je me suis rarement sentie aussi proche de quelqu’un. Mais jamais nous ne troublions l’intimité de l’autre, jamais nous ne nous rendions visite en dehors de nos rencontres quotidiennes.

Un soir pourtant je l’ai trouvé devant ma porte, alors que nous venions de nous quitter deux heures plus tôt et que nous avions passé une partie de l’après-midi à bavarder près du Siège de Merlin. A la place de l’habituel tee shirt, il portait une chemise blanche avec son jean. Il m’a souri timidement et m’a demandé s’il pouvait m’inviter à dîner. Surprise mais ravie, j’ai enfilé une robe en lin, des sandales, j’ai pris mon sac et un gilet et nous sommes partis en direction de la mer.
Nous avons mangé du poisson grillé sur une jolie terrasse, parlant peu et de choses anodines. La douceur de l’air était presque palpable et une petite brise tiède nous apportait le parfum de la mer. Le velours du ciel était piqué d’une myriade d’étoiles bienveillantes, qui donnaient envie de se promener dans la voie lactée. A la fin du dîner, il a pris ma main et nous sommes allés vers la plage. Le sable était encore tiède de la journée. L’océan scintillait sous la lune. Des gerbes d’écumes éclairaient la base des falaises, qui projetaient leur masse sombre sur la grève. Soudain ses bras se sont refermés sur moi et j’ai senti la douceur de ses lèvres sur les miennes. Nous nous sommes embrassés avec timidité et tendresse, avec fougue et passion, pendant un long moment. Puis il m’a fait asseoir tout doucement sur le sable et s’est assis derrière moi, m’enveloppant de ses bras et nous sommes restés longtemps, sans un mot, à regarder la nuit et l’eau et à goûter la proximité de l’autre. Bien plus tard, sa bouche posée contre mon oreille, il a murmuré des mots doux en m’avouant combien il avait aimé passer tout ce temps avec moi, combien j’étais devenue important dans sa vie … il a même utilisé le mot « essentielle » en précisant : « dans tous les sens du terme ». J’étais si émue, que j’étais incapable de répondre, me contentant de nicher ma tête au creux de son épaule et de laisser couler silencieusement quelques larmes. Il les a séchées, tendrement, de ses baisers. Quand il m’a raccompagnée chez moi, tard dans la nuit, je me suis serrée contre lui, j’ai plongé mon regard dans le sien et je lui ai dit tout simplement, que je ressentais exactement la même chose. Je lui ai volé un dernier baiser, avant de m’enfuir comme une ombre.

J’ai très peu dormi cette nuit là, appréhendant le lendemain. J’ai repassé dans ma tête chaque détail de cette soirée pas comme les autres, si pleine de tendresse, mais aussi de paroles que nous n’avions pas dites. J’avais à la fois peur de revoir Rimbaud, peur d’avoir gâché cette étrange amitié et encore plus peur de l’avoir perdu. Pourtant, quand nous nous sommes retrouvés, en bordure de cette forêt magique, responsable de notre rencontre, il m’a souri, a posé un baiser léger sur mes lèvres, m’a pris la main et rien dans cette promenade et dans notre bavardage n’était vraiment différent des autres jours. Sauf qu’il m’a raccompagnée jusqu’à ma porte et que je lui ai proposé de partager mon dîner léger. Et dans la nuit montante, sur un banc, près d’un immense massif d’hortensias, nous avons osé parler de « nous », de notre entourage, d’amour, d’amitié, de complicité. Nous avons laissé libre cours à toutes ces émotions accumulées, ces sentiments que nous avions soigneusement enfouis au plus profond de nous-mêmes. Les mots eux-mêmes n’étaient plus les mêmes et semblaient avoir besoin de gestes. Nous aurions aimé être héroïques, nous avons été tout simplement humains et amoureux.
Cette nuit et les suivantes ont été les nôtres. L’enchantement de Brocéliande nous protégeait et nous enveloppait. Viviane et Merlin nous approuvaient.

Lorsque l’heure de repartir vers ma vie et de laisser Rimbaud à la sienne a sonné, nulle amertume dans nos cœurs, mais un lien aussi doux, aussi fin et aussi solide qu’un cordon de soie nous reliait à tout jamais. Rimbaud habitait mon âme et ma vie et il y est resté, invisible et présent… et quand nous avons la chance de pouvoir nous échapper du côté de Brocéliande, en rêve ou en réalité, nous le faisons dans l’allégresse, sans regrets, ni remords ….


* Sensation d’Arthur Rimbaud (extrait de Poésies)


sunny
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MessageSujet: Re: Textes et petits poèmes sans prétention.   Ven 29 Juil - 21:09

AAAAAh enfiiiiiiiin !

Vous en rêviez, sunny l'a fait !

(bon, rien à redire. tout ce que je pouvais te dire, je te l'ia déja dit Wink)
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Nanou
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MessageSujet: Re: Textes et petits poèmes sans prétention.   Ven 29 Juil - 21:38

Love Love Love

elle sent bon ta forêt Sunny...

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MessageSujet: Re: Textes et petits poèmes sans prétention.   Sam 30 Juil - 1:23

Alors, ma Sun, déjà, ton texte est.... Love

Mais en plus, avoir mis cet extrait! Celui-là et pas un autre... ce texte magnifique... Love Love Love Love

Citation :
« Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, - heureux comme avec une femme. » *

Rhââ, la voix de Richard Berry, Corto Maltese....

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MessageSujet: Re: Textes et petits poèmes sans prétention.   Dim 31 Juil - 0:20

Merci !!!

sunny
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MessageSujet: Re: Textes et petits poèmes sans prétention.   Mar 2 Aoû - 17:20

Très joli ma Sunny. Tu écris toujours aussi bien et avec quelle émotion !
Mj
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sunny
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MessageSujet: Re: Textes et petits poèmes sans prétention.   Mar 2 Aoû - 22:16

Mj a écrit:
Très joli ma Sunny. Tu écris toujours aussi bien et avec quelle émotion !
Mj



Je sais que tu préfères les poèmes et les contes, ma MJ, mais j'aime bien avoir ton avis popo

sunny
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MessageSujet: Re: Textes et petits poèmes sans prétention.   Mer 3 Aoû - 0:39

sunny a écrit:



Je sais que tu préfères les poèmes et les contes, ma MJ, mais j'aime bien avoir ton avis popo

sunny

Vrai, mais j'aime ta façon d'écrire !
Mj
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sunny
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MessageSujet: Re: Textes et petits poèmes sans prétention.   Lun 22 Aoû - 14:24

Comme je suis toujours dans Brocéliande, je vous y emmène au fil de quelques vers ...


Qui saura les songes d’une fée,
Les profondeurs de son âme ?
Où est l’enchanteur, qui tisse les fils de ses secrets ?
Elle attend …
Elle sait qu’il attend aussi …
Elle se perd dans les méandres arachnéens de son « lui »,
Elle entre dans ses pensées, ses silences, ses désirs.
Elle palpite au rythme de ses mots, de son souffle.
Parfois,
En osmose avec le frémissement argenté des frondaisons,
Elle se nourrit de son absence,
Comme d’un nectar devenu amer.

Pour lui, elle voudrait réinventer l’océan,
Peupler les abysses de poésie,
Voiler la lune de douceur,
Laisser le miel du soleil jouer sur les vagues,
Donner un goût salé aux baisers.
Pour lui, elle voudrait la magie de Brocéliande
Et le mystère d’un manteau de nuit,
Qui enveloppe les fantômes éthérés des amants,
Quand ils dansent sous les étoiles.
Pour lui, la fée deviendrait dame,
Abandonnant sa baguette aux anges
Elle vivrait d’ombre et de lumière,
Humaine, jusque dans les creux du cœur.

Qui saura ses les songes de Viviane,
Si ce n’est Merlin ?
Il habite son âme, comme elle habite la sienne.
Quand ils se font face,
Sans un geste, par la seule magie de leurs regards entrelacés,
Ils font fleurir leur jardin secret.


sunny
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MessageSujet: Re: Textes et petits poèmes sans prétention.   Lun 22 Aoû - 23:24

La beauté d'une fleur n'a d'égale que lorsqu'elle se dévoile. Et comme d'autres gens ici, j'en redemande... Encore !
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Loeayn
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MessageSujet: Re: Textes et petits poèmes sans prétention.   Mar 23 Aoû - 22:29

Que te dire, Sun?

Que puis je répondre et dire devant quelque chose qui n'a que la beauté pour parler? Comment commenter ça? Comment veux tu-même qu'on en parle sans lui faire violence, à ce poème?

Encore, s'il te plait !
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sunny
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MessageSujet: Re: Textes et petits poèmes sans prétention.   Mar 23 Aoû - 22:51

Vous exagérez, Clive et Loeayn ! Ces lignes n'ont rien d'extraordinaire ... Mais ça me touche énormément

popo à tous les deux

sunny
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Meryt
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MessageSujet: Re: Textes et petits poèmes sans prétention.   Mer 24 Aoû - 15:45

Ah, tu vois bien ce qu'ils ont dit les deux monsieurs ? t'es poétesse dans l'âme, voilà !
(entre nous, n'oublie pas la suite de ce que tu sais, entre deux poèmes) Laughing
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sunny
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MessageSujet: Re: Textes et petits poèmes sans prétention.   Ven 26 Aoû - 20:15

Meryt a écrit:
Ah, tu vois bien ce qu'ils ont dit les deux monsieurs ? t'es poétesse dans l'âme, voilà !
(entre nous, n'oublie pas la suite de ce que tu sais, entre deux poèmes) Laughing


Mais j'y travaille, ma Meriten, je t'avoue même que le monde danse au bord du cratère d'un gigantesque volcan avec quelque chose qui ressemble fort à des grenades dégoupillées, dans les mains ... Mais le Sauveur viendra-t-il d'en haut Pititange ou d'en bas gniark ... suspense ...

popo ma grande et merci !
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sunny
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MessageSujet: Re: Textes et petits poèmes sans prétention.   Lun 5 Sep - 12:22

Une autre ...

Et je précise (suite à des questions), que ce n'est jamais autobiographique, même si évidemment dans chaque histoire ou conte se trouvent des morceaux d'âme de Sunny. Et même si j'emprunte des traits physiques ou des traits de caractère à mon entourage et à mes amis (mais, en cas de ressemblance flagrante, je demande toujours avant si la personne veut bien servir de modèle en quelque sorte et ce sera cette personne là, qui lira ce texte en premier) ...


Son sourire

Son sourire… Qu’était-il arrivé à son sourire ? Will enveloppe sa compagne d’un long regard inquisiteur et ne peut s’empêcher de dire : « Tu avais le plus joli sourire du monde, maintenant tu as aussi le plus triste ! » Elle rit pour toute réponse, mais elle sait bien qu’il a raison.
Ils forment un couple intéressant tous les deux, assis dans ce café parisien. Lui, début trentaine, beau, les traits virils, les cheveux noirs et courts, le cou pris dans la douceur d’un col roulé en cachemire. Elle, plus âgée, jolie, réservée, un tailleur sombre et plutôt strict en complète opposition avec la douceur de ses yeux.

Ils avaient fait connaissance deux ans plus tôt, grâce aux hasards du net. Tous les deux vivaient des moments difficiles, tous les deux trouvèrent une écoute, puis un dérivatif. Pendant plusieurs semaines, ils explorèrent tous les mots, toutes les tendresses virtuelles, échangèrent mails, photos et secrets, puis se perdirent de vue. Par un de ces tours de passe-passe, dont le destin a le secret, ils se retrouvèrent moins d’un an plus tard, dans le café où ils se trouvaient aujourd’hui. Elle passait deux, trois jours dans la capitale, flânait nez au vent, visitait, faisait les magasins, profitait de cette plage de solitude bienvenue. Lui revenait d’un rendez-vous d’affaire, avait envie d’une petite pause. Et les voilà, attablés chacun devant son café, tout proches et plus que surpris en se reconnaissant. La timidité avait un peu remplacé l’ancienne complicité. Ils renouèrent doucement avec le passé et tout naturellement il l’invita à dîner. La soirée fut enjouée, un peu arrosée, pleine d’anecdotes, de souvenirs, mais aussi de retenue. Will sentait bien que Solène, sa Seule, comme il l’appelait souvent, était parfois comme enveloppée par un petit voile de tristesse, mais ravi par sa présence, il ne s’en formalisa pas. Il osa l’inviter à un dernier verre. Elle ne refusa pas, mais préféra un piano bar à son appartement. Elle restait chaleureuse, et pourtant il la sentait plus lointaine. Il la raccompagna à son hôtel, se contenta de la promesse de passer la journée du lendemain ensemble et la prit dans ses bras pour l’embrasser avant de la quitter à regret.

Le lendemain matin, Will fut au rendez-vous à l’heure dite. Avec délicatesse, il se plia à toutes les fantaisies de Solène, l’accompagnant de magasin en boutique et de monument en église. Heureux de sa présence, il ne cessait de la regarder, la bombardant de petites questions, auxquelles elle répondait toujours avec le même sourire triste et la même réserve. A tout bout de champ, il trouvait une babiole, qu’il aurait aimé lui offrir, mais elle accepta seulement quelques marques pages choisis dans la boutique d’un musée, un petit carnet relié en cuir et un cd d’Elvis, pour lui faire plaisir, car lui l’adorait. La journée filait à toute allure…
Ils burent l’un ou l’autre café, grignotèrent un sandwich. Il la regardait souvent, lui prenait le bras, la frôlait. Il aurait aimé l’embrasser, mais l’attitude de Solène, aussi distante qu’amicale, le lui interdisait.

Vers 17heures, ils s’attablèrent satisfaits et fatigués devant un thé. Solène le remercia de sa gentillesse, lui disant qu’elle avait aimé passer cette journée avec lui. Will prit ses deux mains dans les siennes. Il n’avait pas envie qu’elle reparte le lendemain. Mais accepterait-elle de rester encore un peu ? Pour le savoir, il devait se jeter à l’eau, essayer de retrouver la complice du net et non cette femme belle et absente. Il essaya de capter son regard, d’aller plus loin que le sourire triste, de retrouver de la chaleur, un pétillement, une envie de rire. Il trouva de la bienveillance et de la douceur, mais s’enhardit à l’inviter une fois encore à dîner et à lui demander de passer une autre journée à Paris. Cette fois, elle sourit franchement en lui faisant remarquer qu’il avait sûrement des obligations, qu’elle ne pourrait indéfiniment lui faire perdre ses journées. Mais elle accepta de dîner avec lui. Et pendant un court instant, les mains de Solène ne reposèrent plus indifféremment dans celles de Will, elle les pressa doucement avant de retirer les siennes. Il la déposa à son hôtel, en proposant de venir la chercher dans deux heures.

En sortant de sa douche, Solène se regarda sans complaisance. Elle se savait pleine de charme, mais ne s’aimait pas beaucoup. Que lui trouvait donc ce jeune Will ? Et pourquoi lui et non cet autre, qu’elle n’arrivait pas à sortir de son cœur et de ses pensées. Un court instant, elle essaya d’imaginer sa soirée avec l’homme qu’elle aimait, qui l’aimait, et qui pourtant ne serait jamais le sien. Il fallait qu’elle sorte bien vite de ce rêve, si elle ne voulait pas pleurer. Pourquoi ne pas profiter du moment pour oublier un peu ?
Pourquoi ne pas goûter la compagnie d’un homme agréable, qui visiblement la trouvait charmante et se laisser vivre pour quelques heures ? Elle décida d’arrêter de réfléchir, se maquilla, puis choisit un ensemble pantalon noir et un joli chemisier blanc cassé, légèrement transparent. Elle enfilait ses escarpins, lorsque Will frappa à la porte.

Ils dînèrent dans un petit restaurant du Marais. La bonne humeur de Will était communicative, la cuisine et les vins excellents. Solène se força à chasser la petite douleur qui menaçait d’envahir son cœur et petit à petit se prit au jeu de la séduction et du badinage. Ses yeux brillaient à la lumière des chandelles se permettaient parfois de flirter par-dessus le bord d’un verre levé. Sa main posée sur la nappe, s’offrait à l’effleurement d’un doigt ou à une douce caresse. Quand elle bougeait, l’échancrure de son chemisier jouait à cache cache avec le creux tendre entre ses seins et la frêle dentelle de ses dessous. Will était non seulement fasciné par la Solène qu’il découvrait ce soir, mais totalement conquis, amoureux comme un collégien.
Ils rentrèrent à pied, lentement, tendrement serrés l’un contre l’autre. Il s’arrêta sous une arcade leva son visage vers le sien et l’embrassa avec toute la douceur qu’il avait envie de lui donner. Elle ferma les yeux, s’abandonna à ce baiser. Elle savait qu’elle ne lui fermerait pas sa porte ce soir …
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Loeayn
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MessageSujet: Re: Textes et petits poèmes sans prétention.   Lun 5 Sep - 13:35

C'est doux... (et, je dois avouer, j'avais oublié à quel point... rah...)
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sunny
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MessageSujet: Re: Textes et petits poèmes sans prétention.   Lun 5 Sep - 21:44

Loeayn a écrit:
C'est doux... (et, je dois avouer, j'avais oublié à quel point... rah...)


Eh bien, Loeayn, je te croyais déjà en route ou un sécateur à la main ... Tu as retardé ton départ ???
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Séléné
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MessageSujet: Re: Textes et petits poèmes sans prétention.   Lun 5 Sep - 23:02

Encore ! C'est doux, c'est tendre, encore Sunny ! (bon je sais, quand j'aime je suis insatiable!)
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Nanou
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MessageSujet: Re: Textes et petits poèmes sans prétention.   Lun 5 Sep - 23:07

oooh...... un ptit rayon de soleil !!

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MessageSujet: Re: Textes et petits poèmes sans prétention.   Mar 6 Sep - 11:32

Voila grosso modo à quoi je ressemble, après avoir lu vos commentaires ... Merci !



Le problème Séléné, c'est que je n'ai pas des tonnes de textes à faire lire, parce que la plupart atterrissent impitoyablement dans la corbeille après la première relecture complète. Au risque de vous lasser, je peux mettre les deux contes, que MJ a gentiment hébergés chez elle et fouiller mes disquettes pour trouver peut être un ou deux autres rescapés. Même en poèmes, je ne suis guère plus riche ...

En tout cas merci à vous.
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Pandora
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MessageSujet: Re: Textes et petits poèmes sans prétention.   Mar 6 Sep - 15:18

Ben moi en tout cas je vote pour la chasse aux rescapés, et je pense pas être la seule popo

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MessageSujet: Re: Textes et petits poèmes sans prétention.   Ven 9 Sep - 9:07

Voici un petit rescapé ... mais ce n'est pas le plus gai ...



Sur la route ….

Six heures ! Comme presque toujours, mon réveil interne fonctionne parfaitement. Je me lève, me rends à la salle de bain. J’allume le plafonnier. Reflétée par la blancheur des murs, la lumière m’agresse un moment. Toilette. Habillage. Curieusement, je sais quoi mettre … pas d’hésitation. Tailleur pantalon sombre, chemisier clair. Un petit moment de réflexion pour les dessous. Ma main attrape ce qu’il a désigné un jour sous le terme de « crise cardiaque ». J’ai besoin de ces dessous là, aujourd’hui, tout comme un moment plus tard, je n’aurais aucune hésitation sur l’eau de toilette à choisir. Je les enfile, me regarde dans la grande glace, me permet une toute petite évasion. Aimerait-il glisser ses mains sous la douceur de la soie du chemisier ? Serait-il ému par les dentelles dessous ? Une petite tristesse s’insinue dans le rêve. Depuis combien de temps ma lingerie est-elle un « no man’s land » ? Depuis combien de temps, suis-je un « no man’s land » ? Ne pas réfléchir. Descendre, faire couler un café. Derniers préparatifs.

Vers 7h30, je pars dans le petit matin. On voit les dernières étoiles. Surtout celle, qui est si brillante encore vers le sud-est, Sirius peut être ? A l’orient, le ciel se déchire en lambeaux blafards, qui grandissent. Et soudain, les premiers rayons … un jaune timide se diffuse. Puis c’est la munificence des ors et des roux, des roses et des pourpres. Contraste des nuages d’encre, des stries couleur souris, des balles de coton lactées. Les cieux déclinent les splendeurs changeantes des matins d’automne. Des lanières de brumes sont accrochées au ras du sol.

Autoroute. Les pensées tournent au rythme des roues. Un motard sombre sur une grosse cylindrée vieillotte me dépasse. La petite douleur sourde qui accompagne les battements de mon cœur devient fulgurante. L’air manque. Comment vivre quand on ne sait plus rien de l’être aimé ? Comment continuer à imaginer sa vie ? Est-il toujours, lui aussi, une ombre rapide qui avale le bitume ? Impossible de refouler les craintes d’accidents qui me taraudent si souvent. Combien de chutes depuis la dernière que je connais ? Peut être même quelque chose de plus grave ? Mon cœur s’emballe, je dois me forcer à respirer normalement.

La brume s’épaissit. J’entre dans la première nappe de brouillard. Ah ! s’y enfoncer, comme dans une couette moelleuse. Dormir, ne pas penser. Il n’y a sûrement pas de brouillard là, où il se trouve. Si, penser. Penser à autre chose. Une mission humanitaire, peut être. S’oublier soi dans un travail inhabituel, se perdre dans les misères des autres. Fuir. Et reconnaître que c’est flouer tout le monde.

Je sors de la plaque cotonneuse comme d’un tunnel. Un vrai soleil brille. Flamboyance des arbres, vert dru et étincelant de l’herbe mouillée. Comment sont les arbres de « notre » forêt ? Les tilleuls du parc ? Comment y vit-il ? Est-il assis dans le canapé en cuir devant le feu ? Monte-t-il parfois là-haut ? Non, n’y pense pas, tu dois guetter la prochaine sortie d’autoroute.


Les kilomètres se succèdent, d’autres passages dans le brouillard, les zones industrielles, les travaux autoroutiers, les campagnes, les coquets villages avec leur maisons presque toutes blanches et leur toits sombres, les murs anti-bruit qui bordent ces villages et qui sont, ma foi, assez originaux : des bûches, des briques, des pierres en terrasses, des vignes vierges amarantes qui cachent des bétons. Et toujours, des camions, des camions … des camions. Plus tard, le paysage devient vallonné, même l’autoroute joue aux montagnes russes. Les brumes ont complètement disparu maintenant. Des bois, des collines, le soleil qui joue à cache-cache, avec des cumulus de tailles diverses … paysages de carte postale.

Plus tard, le trafic intense, les bouchons ou ralentissements me forcent à me concentrer sur la route. C’est une bonne chose. J’arrive à dominer mon inquiétude, mes doutes. Pourquoi aujourd’hui ? Parfois les trajets en voiture ne sont qu’une longue rêverie douce, une proximité tendre … Et puis dans les cinquante derniers kilomètres, une chanson à la radio … une de nos chansons. Chamade effrénée … chut, mon cœur ! Chut !
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Meryt
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MessageSujet: Re: Textes et petits poèmes sans prétention.   Ven 9 Sep - 17:10

Y a une suite ou bien ça s'arrête ici ? j'aimerais bien connaître ce qui se passe ensuite, ouin ! Confused
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sunny
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MessageSujet: Re: Textes et petits poèmes sans prétention.   Ven 9 Sep - 19:24

Non ma Meriten, je l'avais arrêté là !
Je ne sais pas vraiment l'expliquer, mais je pense que c'est un de ces textes qu'on commence parce qu'on ne va pas follement bien ... forcément l'histoire n'est pas folichonne et plus ça va, plus ça devient dur. C'est le texte qui t'habite alors qu'au début c'est toi qui créais le texte.

Alors à un moment, il faut arrêter les frais ninja . Je ne pense pas que je saurais continuer cette histoire. Elle date et mon état d'esprit n'est pas le même. Je pourrais soit continuer dans les tons gris, mais je n'aurais pas très envie qu'ils m'envahissent ou je pourrais évoluer vers un happy end. Mais serait ce bien convaincant pour ce texte là ?
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MessageSujet: Re: Textes et petits poèmes sans prétention.   Ven 9 Sep - 20:32

Ben nna, j'avais pas encore un sécateur...

Maintenant que j'en ai un... je suis fatigué. Dites un grand merci à Sandra pour me prêter son net...

J'avais déjà lu, en tant que favori du soleil (d'ailleurs, tu m'as recuit le dos, ma bonne amie...) et je remarque avec plaisir que tu te mets à accepter le regard critique des autres.
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