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 Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.

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Loeayn
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MessageSujet: Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.   Jeu 19 Mai - 1:21

Je vous propose d'envoyer des textes, en fixant une date butoire assez lointaine (le 15 juin).

Le thème sera :

Les barbares, la barbarie.


Rappel :

Le Barbare, selon wikipédia.
À l'origine, le terme barbare est un critère linguistique permettant de distinguer les individus n'appartenant pas à la civilisation grecque ; la définition a été ensuite étendue au monde romain : était donc qualifié de « barbare » celui qui n'appartenait pas à la sphère culturelle gréco-romaine, quel que fût son niveau de civilisation.

* Plus tard, le mot a été employé pour désigner les peuples germaniques ayant envahi l'Empire romain, entre le IVe et le VIIe siècle.

* Aujourd'hui ce terme désigne un individu ou un groupe social, considéré comme cruel, « inhumain », non éduqué, violent, etc.


Et pour finir, on peut bien sur prendre ce mot au sens héroïc fantasy du terme ! Bonne écriture, et a plus ! Bonne nuit aussi ... hum...
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Tuor
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.   Dim 22 Mai - 22:40

Bon, j'improvise un truc

Wolfgang se trainait péniblement sur le trottoir de la capitale planétaire. Il revenait de la maison de sa maitresse, ou il avait passé prés de quatre heures à laver le linge de toute la famill et et detoute la valetaille, et rentrait maintenant chez lui.
Il se tenait vouté, emmitouflé dans ses vêtements gris, les yeux fixé sur le sol. Il cachait sous un capuchon noir ses indécents cheveux blonds et ses yeux bleus qui brillait avec une insolence toute typique de la planéte sauvage ou il venait. Un barbare, c'était tout ce qu'il était. Et autour de lui circulait le plus noble sang de cette partie de la galaxie.
Wolfgang leva les yeux vers le ciel violet de la planéte Jericho. Les deux lunes étaient déjà levé, et le soleil orange vif se rapprochait de l'horizon. il fallait se hêter. Cependant, par une perversion étrange, Wolfgang décida de se rendre aux abords du parc reservé à la Race des maitres.
Le parc était bondé. Le pont au canard croulait sous le poid des familles qui lancaient des miettes de pain au volatiles. Le soleil poudroyait, faisait dorer le cime des arbres. Cet aprés-midi de fin de semaine avait un relent de ce paradis indescriptible qu'était la Terre Perdue, dont on ignorait la situation précise depuis plus de douze-mille ans.
Caché discetement à proximité des grilles du parc, Wolfgang regardait ces hommes, ces femmes, ces enfants si beaux, avec leurs visages délicatement mats , leurs nez aquilins, leurs cheveux frisés de même noirqs que les yeux. Comme il se sentait laid à côté d'eux ! Il osa suivre des yeux un docteur de la loi, qui trnait sous le bras prés de mille pages de savoirs tels que n'en auraitr jamais le barbare ignorant.
Il eut toutefois la pudeur de détourner les yeux à l'arrivée du joyau de cette ville, la sublime Rebecca, fille du vieux Moïse. Il préféra partir.
Il repartit vers chez lui, le coeur gros, l'oeil encore empli des visions du peuple des bienheureux.
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.   Dim 22 Mai - 22:45

Salut Tuor! Enfin je te croise ! :-)
Prometteur ce début !!
Mj
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Loeayn
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.   Lun 23 Mai - 8:36

Sympa, en effet ! C'est vrai que ca fait vraiment début, mais c'est sympa !


Dernière édition par le Ven 27 Mai - 0:02, édité 1 fois
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sunny
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.   Lun 23 Mai - 19:25

Ce n'est pas très classique, mais vous ferez avec ... boulet du jour


Large et râblé mais plutôt petit
Il avance d’un pas lourd,
Puis soudain dans un cri,
Mais sans trompettes, ni tambours,
Il fond sur l’envahisseur
Qui profane son territoire.
Il ne craint pas les heurts,
Il cherche la bagarre !!!
Il le harcèle et se redresse,
Sans cesse revient au combat,
L’ennemi subit sa rudesse
Et déjà cède un peu le pas.
Un dernier effort, un dernier défi,
Le voilà vainqueur et fier,
Sans pitié, l’intrus est poursuivi
Et chassé de ses terres.
Il rentre chez lui et ricane,
Même s’il est un peu meurtri,
Il a défendu son nid et sa cane ...
Le canard de Barbarie.


sunny
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Loeayn
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.   Lun 23 Mai - 19:55

I might like it, sun'... and i like it.
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Nanou
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.   Lun 23 Mai - 21:24

Sunny j'adore !!! Love *canard powaaa*

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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.   Lun 23 Mai - 22:45

Yeah Sunny !! banana *c'est en hommage au site de Clive le canard? Pititange *

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sunny
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.   Mar 24 Mai - 18:44

Merci à vous ! Je suis bien consciente d'être limite hors sujet, mais j'ai tilté sur le mot barbarie (si je vous avoue en plus que j'arrivais parfaitement à voir mon canard avec la tête de Conan , vous voyez où j'en suis ninja ).

C'est donc vraiment gentil, Loeyan, d'avoir passé du "might like" à "liked" cheers , à toi ma Nanou, d'être si enthousiaste I love you et à toi ma Pando, de bien vouloir m'expliquer qui est Clive le canard Confused:

Popo à vous trois popo

Au fait, Nanou et Pando, vos avatars sont terribles ... chacun dans son genre !!

sunny
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.   Mar 24 Mai - 18:51

Lol Sunny, c'est pas Clive le Canard *hi hi* mais il a un site avec un canard dedans... woo ( http://kwakisback.free.fr ) *je me lance dans une carrière publicitaire lol*
*mici pour mon avatar* popo ma Sunny

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Loeayn
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.   Jeu 26 Mai - 18:28

après maints changements... le voici !

Parenthèse : a ceux qui ont joué a Final Fantasy X, non, ce n'est pas du repompé. C'est juste que quand des termes ont été forgés et qu'il expriment bien leur idée, on tend a les reprendre... (ca c'était pour régler le compte du Sphérier et des Priants.
Pour Sin, c'est un vrai dieu... (allez sur Wikipédia le vérifier par vous mêmes !) Les autres sont inventés à part Pazuzu. Voilà...

Désolé si je n'ai pas un style décent, ce n'est qu'un essai.

------------------------------------
Le Sphérier Céleste.

Sur le sphérier géant de la voûte étoilée, trois regards se croisèrent. Ils sentaient chacun les influences des deux autres perturber la leur. Ils rassemblèrent leurs Priants, dont les énergies étaient sensiblement égales en un peuple uni mais divisé et se préparèrent au combat qu’ils allaient mener. Les étoiles étaient parfaitement alignées, dans une position de départ parfait.
Gilgarneesh poussa un cri guerrier qui trahissait son irrépressible envie de gagner. Il était grand, et même si les dieux n’étaient pas faits à l’image humaine, il dégageait une image guerrière, une aura de fureur rougeoyante.
Et Urashtipi dit : « Ne crie pas victoire trop tôt, mon ennemi. » Son intention était calme, sa voix reposait sur des fondations que nul n’aurait pu contester.
Et Sin, mince croissant dans les puissances célestes, appuya un regard sur ses deux rivaux. L’enjeu serait cette terre fertile entre les deux grands fleuves. Et le premier à perdre ses Priants deviendrait une pure conscience dénuée de toute énergie, un trésor enfoui et oublié.
Sin joua en premier. Il poussa une étoile devant lui. Elle roula dans l’emplacement qui lui était destiné et s’y fixa avec une soudaine lueur bleutée.

Ushanti regardait les cieux sans lune lorsqu’il vit une étoile apparaître dans la nuit. Il vit dans l’étrange lumière qu’elle diffusait une intervention de Sin. Et du haut de sa colline, il s’émerveilla, donnant à son dieu une force qu’aucun autre Priant de Sin ne lui avait jamais donné. Des éclats bleus apparurent partout dans cet espace constellé. Ushanti se demanda « Combien ? » et comprit que ce concept devait être codifié. Il prit des graviers et compta les nouveaux astres, en attribuant a chaque astre un nom. Son imagination dessina des figures dans le ciel, reliant les points lumineux avec des traits d’ombre dans la nuit où la lune s’absentait. Sin s’était effacé, et il reviendrait.

L’action de Sin parut insignifiante à Urashtipi, qui agit, poussant une boule du sphérier géant là ou aucun des deux autres dieux ne l’attendaient. Il inspira ses priants, les investit d’un pouvoir d’imagination dirigé sur les matériaux dont ils disposaient. Et ainsi, ils eurent l’idée de construire des bâtiments de brique et de mortier, de cuire la terre afin de modeler des récipients, des statues, et le peuple se développa au delà de ses limites, commença son expansion.

Gilgarneesh instilla lui aussi en son peuple un savoir, celui des métaux. Son peuple devint respecté et ses techniques furent bientôt célèbres pour leur efficacité.

Un éon plus tard ; avant de jouer le second mouvement, les trois entités qui s’affrontaient se regardèrent une fois de plus. Les peuples avaient grandi. La nuit régnait. Soudain, ils sentirent une présence extérieure. Pazuzu, le Vent, s’était glissé dans leur arène. Les trois concurrents s’unirent un instant afin de le bouter hors de leur domaine. Pendant un instant il avait pu prendre sa place. Mais maintenant, son culte était partout maléfique et répudié. Ses anciens Priants le rejetaient. Une nuit, Sin, Urashtipi et Gilgarneesh prirent tous une sphère et la placèrent sur le gigantesque plateau de leur jeu.

Sin se fit idée, visitant les Priants qui avaient le mieux reçu l’héritage d’Ushanti. Le voyant avait tracé des figures dans la tapisserie du ciel et donné un ordre au nombre. Il avait dominé le premier concept et inventé le second. Et son successeur fut Murish. Il établit une constante, appelée « le nombre de Sin ». Il avait remarqué que l’astre-dieu effectuait des passages réguliers, disparaissant et réapparaissant à la même fréquence, « trente ». il s’aperçut également que les saisons se couplaient avec « le nombre de Sin ». Un cycle entier pour douze passages de Sin. Et Sin, la Lune, devint aussi la base du temps, le pilier de la civilisation.

Les outils en fer brut et en cuivre que forgeait le peuple de Gilgarneesh furent copiés par les autres, car les forgerons faisaient étalage de leurs savoirs-faire. Urashtipi en profita pour faire tailler les pierres à son peuple, afin qu’ils construisent fortifications, maisons et entrepôts. Mais la clef de voûte de son avancée fut le ziggourat, la Maison du culte. La puissance d’Urashtipi fut décuplée par la canalisation des ziggourats, et grâce aux cérémonies, les Priants se montrèrent plus vigoureux.

Mais les concurrents d’Urashtipi étaient jaloux. Seul Gilgarneesh le montra ; la fureur d’avoir été délesté de son idée lui fit jeter la sphère avec laquelle il jouait au travers des nuées pour la faire atterrir devant un Priant qu’il avait élu, et ce Priant devint la volonté de Gilgarneesh parmi les hommes. Il incita les forgerons à tirer du fer céleste des armes impossibles a briser, légères. Il insuffla en son peuple le désir de violence.

Pour son troisième grand mouvement, Sin ne fit rien. Il attendit que son peuple trouve une idée. Il patienta et finit par voir les fruits des actions précédentes éclore, boutonner, devenir fleurs et pousses vertes, et mûrir. Ses Priants devenaient des commerçants, des troqueurs. Ils commencèrent à compter les choses comme le nombre de Sin le leur avait appris. Ils quantifièrent leurs possessions ; ils les rendaient abstraites en les dessinant sur des plaques d’argile. Ce fut là que Sin intervint. La sphère s’emboîta dans le trou du sphérier avec un effet étrangement ténu, comme si une lumière brillait au fond d’un lac trouble.

Urashtipi, fort de la puissance acquise grâce à ses ziggourats, construisit les fondations d’une vraie ville : bâtiments publics, et … Grâce à ses hommes d’armes, le Champion de Gilgarneesh prit le contrôle de la ville et l’inféoda dans la crainte, établit une loi qu’il fit inscrire aux Priants de Sin sur des tables en marbre.

Les trois dieux se relevèrent de la concentration que leur avait demandé ce jeu. Ils savaient tous qu’ils avaient fini la partie, que le jeu était arrivé à sa fin. Tout en eux montrait la fatigue. Mais Gilgarneesh avait un air triomphant, lui qui maintenant recevait la foi des Priants en masse.

Sin proféra un mot. « Attends. », avait-il dit. Et tous trois virent ce que Sin avait fait. Il avait fait sa possession du langage. Tout ce qui était écrit lui faisait hommage, tout ce qui était cru, et tout ce en quoi les Priants avaient foi, tout cela lui revenait. Gilgarneesh vit les tables de loi de marbre de son Champion, l’écriture aiguë qui signait sa défaite. Sin n’avait pas brillé fort, mais Ushanti lui-même avait dit « La lune a beau être un astre pâle, elle n’en est pas moins aussi puissante que le soleil. » Urashtipi, qui survivait, acquiesça faiblement.

Sin parla à nouveau : « Toi, Gilgarneesh, le Barbare, que ton nom soit couvert de gloire quand la guerre et la violence ont lieu. Mais je souhaite aussi que ton nom soit synonyme d’aveuglement, d’inconscience et d’exil. A présent, que la loi soit faite. » Les gens du creuset du monde racontèrent que la lune avait ce soir là brillé jusqu’au soir suivant, et que sa clarté avait même dépassé celle du soleil.
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Nanou
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.   Jeu 26 Mai - 18:55

yeuxpotté whoooo... je suis fan !

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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.   Jeu 26 Mai - 19:31

Maître Loeayn, le soleil lui même vous fait la révérence !

Quand, dans un conte, la poésie épouse à tel point la symbolique ... on ne peut que rester émerveillé !!! Je suis sous le charme et j'ai des étoiles plein les yeux ...


sunny
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Loeayn
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.   Jeu 26 Mai - 22:31

yeuxpotté merciiiii... vous êtes gentilles !!! (message du floodeur masqué...) Victoire!!!
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.   Ven 27 Mai - 11:10

C'est vraiment sympa, en effet.

Même si le côté mystique m'a un peu largué (en même temps, ça m'apprendra à lire des textes comme ça de bon matin).

Bravo Loeayn !
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.   Jeu 2 Juin - 0:37

Bon allez, je tente. J'ai bien peur que ce texte ne soit pas aussi subtil et léger que ceux déjà postés sur ce sujet, mais l'idée est venue il y a un certain temps déjà. Je tiens cependant à prévenir qu'il s'agit d'un texte plutôt dur, avec des passages assez crus (et encore, je me suis retenu) et surtout violents. Les âmes sensibles seront donc prévenues.

J'ai fini de l'écrire ce soir, la fin peut donner l'impression d'être bouclée à la va-vite (même si euuuh bon hein). Je vous laisse juges.

-----------------------------------------------------------------------------------

Je… Je reprends connaissance, tout doucement. Mon corps n’est que douleur. J’ouvre les yeux, pour les refermer aussitôt : la lumière me brûle. J’ai mal… J’ai mal à la nuque, surtout. J’essaie de… Mais pas moyen. Je suis assis par terre, les pieds ligotés avec une corde en nylon, les mains attachées dans le dos. Je repose contre un gros tuyau en métal, que j’arrive à sentir. Mes yeux ne se font pas encore à la lumière. Comment suis-je arrivé là ? Je n’ai… aucun souvenir. Souvenir… Quel est mon dernier souvenir d’ailleurs ? Je ne sais pas, je ne sais plus, j’ai trop mal. Mes yeux commencent à s’habituer peu à peu. Je distingue la pièce dans laquelle je suis. Il s’agit d’une grande pièce, visiblement située dans un sous-sol, éclairée par quelques néons blafards. Il y a une espèce de table pour s’allonger, comme chez les kinés, avec du matériel bizarre autour. Un bureau avec un PC éteint. Une atmosphère étrange, inquiétante, flotte dans la pièce, comme une mauvaise odeur. J’ai le ventre vide, avec une sensation de nausée. Et des acouphènes. Je continue mon tour d’horizon de la pièce, tout en essayant de voir si je peux m’échapper. Mais ça semble difficile. Mes liens sont serrés près, et j’ai les poignets endoloris. Il y a comme une salle de bain dans un coin, sur la gauche, avec des carreaux blancs. Puis un mur, couvert de tâches, qui semblent partir dans toutes les directions depuis la base. Des tâches rouges. Devant, un trépied vide. Partout, des murs blanc sale. A ma droite, un gros anneau rouillé et des cordes, pour attacher quelqu’un sans doute, à quelques quarante centimètres du sol. Le seul bruit que j’entends est le clapotement de gouttes, quelque part hors de ma vue. Je tente de… Soudain je distingue un caméscope, posé sur un trépied. Il se trouvait juste à côté de moi, et je ne l’avais même pas remarqué. Je le vois braqué sur mon visage. Il m’observe de son œil rond et froid. Une petite diode rouge m’indique qu’il fonctionne. Je le fixe, au centre de la pupille, pour tenter de voir ce qu’il se trouve derrière, qui peut bien m’observer ici. Mais… ? Il me semble que l’objectif vient de cligner, comme un vrai œil ! Je ferme les yeux, je secoue la tête, comme pour tenter de me convaincre que ce n’est qu’une hallucination. Je relève la tête, le fixe encore. Rien ne bouge. Je baisse la tête, dépité. Que fais-je là ? Qui m’a amené ici, et pourquoi ? Je veux… Je veux rentrer chez moi.
Il me semble entendre un bruit, comme une voix masquée...

(Tiens tiens ! Notre petit protégé semble s’être réveillé. Je vais aller voir)

...puis des pas qui résonnent. Mais mes acouphènes augmentent en intensité, comme un horrible sifflement strident qui ne semble venir de nulle part. Ah, c’est horrible ! Je sens que… Ma tête va… Va…

[center]***[/center]

Désagréable. Désagréable. Odeur désagréable. Le message parcourt son chemin synaptique, depuis les capteurs sensoriels, jusqu’au cerveau reptilien. Puis ce dernier rappelle la conscience, qui reprend les commandes. Désagréable. Odeur désagréable. Je suis là. Je secoue la tête, en émettant quelques grognements, comme pour éviter l’odeur désagréable qui m’a réveillé. J’ouvre péniblement les yeux. Je vois comme une flasque, que l’on agite sous mon nez, puis qui se retire. Face à moi, un homme, accroupi, avec des petites lunettes rondes et des cheveux noirs dressés sur sa tête. Il me fixe avec ses petits yeux bleus livides, l’air attentif, en faisant un sourire, et rebouche la flasque avec du coton.
L’homme doit avoir à peu près mon âge. J’essaie de lui parler, mais je me sens groggy, comme après une cuite à l’alcool à 90°.
« _ Je… je ‘eux rentrer chez moi.
Je l’entends me répondre, je vois ses lèvres s’agiter. Mais je ne comprends rien.
On se croirait dans un vieux film, ou plutôt dans un cauchemar. J’essaie de comprendre ce qui m’arrive. Mais ma respiration s’accélère, comme face à un danger. Une peur profonde monte du fond de mon ventre, et s’empare de mon corps, pour sortir par ma bouche.
« _ Laisse-moi partir ! LAISSE-MOI PARTIR ! »
Je remue le corps, bouge comme je le peux tout ce qui peut bouger, tout en continuant à hurler. Laisse-moi partir ! J’entends à peine les échos de ma voix dans la pièce. Ce n’est pas moi qui crie, ce n’est pas moi qui bouge, mais mon inconscient, ou mon instinct de survie, je ne sais pas. Un coup violent me ramène à la raison. Je viens de recevoir une gifle en pleines gencives. L’homme me regarde, gravement. Il se lève, prend un plateau dans lequel était disposée de la nourriture, et se dirige vers le fond de la pièce. Puis, disparaît. Je baisse la tête. Je sens mon corps qui tremble comme une feuille. Je sens des larmes qui naissent au coin de mes yeux. Et qui tombent.

[center]***[/center]

Je reprends conscience. Je suis toujours attaché, mes poignets me font mal. Je commence à sentir des picotements dans toute la main. Et j’ai la joue endolorie. Pire encore, mon agresseur en a profité pour me bâillonner. Je le vois, assis devant le PC. Il tourne la tête, et m’observe un instant, puis remet le nez dans son écran. Je distingue comme des fenêtres de dialogue, et une vidéo, ou un film, enfin quelque chose qui bouge un peu. Il tape du texte à un rythme effréné, passe d’une fenêtre à l’autre en un clin d’œil sans même toucher sa souris, et tape du texte, encore. Argh, son bâillon me gêne ! Il m’a rempli la bouche de tissus, et une espèce de bande blanche les maintient en faisant le tour de ma tête. J’ai mal à la mâchoire.

( J’ai du nouveau matériel, enfin ! Il me crie dessus, alors qu’il devrait se réjouir. Je vais faire de lui, une star. Je vais faire de nous des stars ! Grâce à Internet, le monde entier nous regarde. Le monde entier ! Des stars…)

Et toujours ce caméscope qui me filme. Je crois que… je commence à comprendre. Je plisse les yeux pour mieux voir la vidéo qui passe sur l’écran. Elle représente un type, attaché quelque part, dans un lieu fait de murs blancs. J’ai toujours comme une boule dans le ventre, comme une peur qui s’y noue, et qui ne veut pas partir. Tout cela ne sent pas très bon.

[center]***[/center]

Je reprends conscience. Je suis allongé. Sur quelque chose de confortable. Je sens comme des bandes de cuir sous moi. Mon corps est parfaitement rectiligne, les pieds et les bras attachés. Et… j’entends une musique. Une sorte de musique classique, ça ne me dit rien du tout.
( Beethoven. Je ne me sens pas faire du bon travail sans l’écouter. Un artiste prend toujours son inspiration chez les autres, pour pouvoir créer à son tour. On va commencer. )
Je voudrais fermer les yeux, pour me dire que ce n’est qu’un cauchemar. Mais je sens comme un film rouge sur le noir que donnent mes paupières fermées. Une lumière braquée sur moi. Je ne peux m’empêcher de regarder. Cette lumière, ce siège plat sur lequel je repose… Je suis sur la « table de kiné » que j’avais vu plus tôt. Mon ravisseur est penché sur moi. Je reconnais ses cheveux noirs et courts, ses petits yeux méchants, qui semblent trembler d’excitation. Mais il porte un masque médicinal. Et il tient quelque chose qui brille dans la main. Je voudrais crier, mais je suis paralysé par la peur. J’ouvre la bouche. Aucun son ne sort. Je sens comme une brûlure, sur la longueur de la cuisse. Cette fois, le son s’échappe, les cordes vocales libérées par l’entaille que vient de me faire ce fils de p… dans la peau. Je crie, je crie, je crie encore. J’ai les larmes aux yeux. Je suis essoufflé par mes cris, j’essaie de parler, tout en respirant vite.
« Arrête… arrête… arrête… arrête… arrête. »
Mais je le vois sourire, et un autre découpage m’arrache encore un cri sourd. Laisse-moi partir, salle malade ! Salle con…d ! LAISSE MOI !

( Mmmmh, on va essayer de désactiver son quadriceps. J’aimerais bien voir comment fonctionnent les nerfs qui commandent les muscles. )

J’ai mal, j’ai trop mal. J’ai jamais autant souffert de ma vie. Je voudrais qu’il arrête, qu’il me coupe la jambe si ça pouvait arrêter la souffrance. Je le vois, il pique ma jambe, là où c’est coupé, mais je ne sens rien. Je mords mes lèvres pour tenter de… Puis je le vois, mettre des espèces de fils électriques dans ma jambe. Elle… elle bouge toute seule, sans que je la commande. Mais qu’est ce qu’il est en train de faire ? Je le déteste, je le déteste de tout mon corps et de toute mon âme, et j’essaie de projeter toute cette haine contre lui. Mais il m’ignore, il a monté le volume de sa musique, pour masquer mes cris, et il fait comme si je n’étais pas là. On dirait… on dirait qu’il joue avec ma jambe, comme avec une poupée, ou une marionnette. ( Ahhhh… Intéressant. Très intéressant. ) Je détourne la tête, pour ne plus voir ce qu’il fait. Il est en train de me voler mon corps… ? Je me retrouve nez à nez avec son caméscope, braqué sur moi, et qui m’observe de son œil froid.

[center]***[/center]

Je… je reprends conscience. Je suis de nouveau attaché à mon tuyau en métal, les mains uniquement cette fois-ci. J’ai ma jambe (celle qu’il a osé…) enveloppée dans des bandes blanches, mais je ne la sens plus. Impossible de bouger ne serait-ce que le pied. L’autre est repliée sur elle même. Toujours cette envie de nausée, toujours ces acouphènes. Mais je sens une odeur, un peu comme de l’éther, ou du nettoyant médicinal. Elle semble venir de moi. Je lève la tête, pour regarder autour de moi. Les tâches rouges ont semble-t-il été lavées. Le trépied posé vers moi est vide. Pas de caméscope… En fait, il se trouve sur la table, posé vers le PC. Je souffre toujours… mais je crois que là c’est plus grave. Comme si quelque chose en moi avait été cassé. Je n’ai plus envie de bouger, de crier, de me battre. Je suis résigné. Je veux que ça s’arrête, une fois pour toute. Et qu’on me laisse partir. Libre. Mais je n’ai plus envie de croire, non plus.

[center]***[/center]

( J’ai reçu plein de mails. Plein ! Ils sont contents de moi, ils sont fiers de moi, de mon travail. Ils sont de plus en plus à s’inscrire à mon site, et à payer pour m’admirer, m’admirer moi. Je ne peux même plus assurer toutes mes permanences aux urgences, je passe trop de temps à vérifier les demandes d’inscription. Ah, qu’importe, après tout ! Mon art prime sur tout. Il faut dire que j’ai du bon matériel aussi. ) Je… j’entends comme une voix, ou plutôt un chant. On dirait une comptine. Une comptine pour enfants. Un air caché dans ma tête. Est-ce que ma maman me chantait des comptines comme celle-là, les jours où j’avais peur et je ne voulais pas m’endormir ? Je suis fatigué, je n’ai même pas sommeil. ( Tout cela, je le fais pour toi, mère. Je pense toujours à toi. Ils disaient qu’ils ne pouvaient pas te soigner, ils disaient qu’ils ne pouvaient rien pour toi. Alors j’ai décidé que je deviendrais médecin, pour toi. Pour pouvoir te sauver. Et j’étais fier, très fier de moi le jour où j’ai reçu mon diplôme. Mais tu as choisi ce jour-là pour mourir. Tu n’as pas voulu m’attendre. Alors j’ai découpé ton corps. Tu as été ma première œuvre, une œuvre inégalée. Qui restera jamais connue de moi seul. Pour toi, mère. )

[center]***[/center]

Je retrouve mes esprits. Je suis attaché sur la table, une fois encore. Que va-t-il m’arriver ? L’autre fou a ressorti son masque blanc. Il a dû m’injecter un produit, je me sens tout flasque. Mon bras droit n’est pas attaché. Il l’empoigne fermement. ( Alors… je voulais étudier le phénomène de déboîtement d’un os… Détends-toi bien, mon matériel ! ) Et il… Nooooooon !!! Je reste coi un instant, peut-être pour mieux crier ensuite. Je dois même gueuler plus fort qu’hier. Mais il ne bronche pas. Je serre les dents. La violence du choc finit de me réveiller. Je vois ses yeux se plisser. Il doit sourire. Toujours cette musique, trop forte, les mêmes morceaux qu’hier. Toujours cet objectif braqué sur moi, et qui semble sourire aussi. Combien de détraqués, derrière, sont là à me regarder ? Sans rien faire pour moi ? Je le vois employer une sorte de couteau très fin, en métal. Il a une espèce de boîte à portée de main, rempli d’outils bizarres… et d’une scie à métaux. Je me remémore avec horreur la déchirure d’hier (ou de l’autre fois, je ne sais pas en fait). Je ferme les yeux. Je sens une douleur atroce, qui parcourt le haut de ma poitrine. Puis une autre, le long de mon sternum, jusqu’au nombril. Cet espèce d’enfoiré est en train de m’entailler comme une grenouille. Mais… j’ai l’impression de ne rien sentir. C’est comme si mon âme s’était détachée de mon corps, pour se couper de la douleur. Je pose la tête sur le côté, en regardant dans le vide. Je ne suis pas là.
( Quoi ? Mais ma jolie œuvre, que t’arrive-t-il ? Et tes cris de douleur, et ton visage crispé ? Ce n’est pas gentil de ta part de saper mon travail comme ça. ) Je sens que la déchirure remonte soudain. Il doit chercher à me faire réagir. Je serre un temps les dents, puis plus rien. ( Raaaa, mais à quoi joues-tu ? Tu veux nous priver de notre célébrité ? Bon, on va arrêter pour aujourd’hui. Ca doit être un jour sans. Je vais te recoudre. )

[center]***[/center]

Je reprends connaissance. On m’a ramené dans mon coin. J’ai toujours les mains attachées dans le dos, la jambe droite étirée et amorphe. Mon épaule droite me fait souffrir le martyre. Je suis torse nu, et des bandes blanches, des pansements recouvrent ma poitrine. La peau me tire. Je suis exténué. J’ai la gorge sèche. Et je suis de nouveau bâillonné. Je serai plus avancé à compter les endroits où je n’ai pas encore mal. Combien de temps cela va-t-il encore durer ? Je n’en peux plus. Je tourne la tête, pour tenter de regarder mon épaule, qui me fait mal. Mais une forme attire mon attention. Je ne suis pas seul. Une petite fille est recroquevillée contre le mur, attachée par la jambe au gros anneau que j’avais déjà remarqué. Elle a la tête entre les jambes. Elle est blonde, avec une espèce de robe blanche. Elle ne bouge pas. J’essaie de bouger, et de crier malgré les tissus dans ma bouche, mais mon épaule me fait mal, et de toutes façons elle en semble pas me remarquer. Si elle est consciente…

[center]***[/center]
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.   Jeu 2 Juin - 0:37

Je reprends connaissance. Je suis… je suis dans une clairière, entouré de verdure. Partout, des plantes, des arbres, mais aucune fleur. Et devant moi, une fontaine en pierre. Une femme est assise sur son rebord. Elle ne m’avait pas remarqué, mais elle me dévisage.
(
_ Comment ça ? Je t’avais dit de me ramener du matériel, mais pas tout de suite ! Où as-tu trouvé cette petite ?
_ Vous inquiétez pas patron, on la réclamera pas de sitôt.
_ Oui, oui, d’accord, mais tu m’en demandes trop. Je ne peux pas te donner autant tout de suite.
)
Elle a une grande chevelure noire, attachée avec une broche. On dirait une coupe de cheveux antiques. Elle porte aussi une grande robe blanche, avec des plis. Cela me semble étrange… tout me semble étrange. La clairière, la fontaine, la femme.
(
_ C’est pas grave, patron. On peut toujours s’arranger. Laissez-moi seul un moment avec la petite, et je vous la rends. Juste un petit moment.
_ Comment ? Il n’en est pas question. Interdiction de souiller mon matériel. Mon beau matériel ! Tu n’auras pas plus de sous, et tu n’auras pas la petite.
_ Mais, patron…
)
Elle me fixe, depuis qu’elle m’a vu. Elle esquisse un sourire. Elle se lève, doucement, du rebords de la fontaine. Et elle s’avance vers moi. Elle lève les bras, dans ma direction, comme pour m’accueillir. Elle s’approche encore et encore. J’essaie de me rassurer, mais j’ai comme un malaise. Puis elle s’arrête, semble réfléchir un instant, sans lever son regard du mien. Elle baisse les bras, fait un « non » de la tête. Elle se retourne. Je sens ma vue qui s’assombrit et se trouble.
Je reprends connaissance. J’entends des gens qui parlent fort, criant presque. Où suis-je ? Toujours dans cette pièce maudite. Je n’ai même plus la force de sentir les endroits où j’ai mal, ou les membres qui fonctionnent encore. La petite fille… elle n’est plus attachée vers moi. Je regarde en direction du siège de torture. Elle est disposée dessus. Elle semble avoir les yeux ouverts, mais ils ne cillent pas. Elle ne bouge pas non plus. Son corps est parfaitement immobile. Derrière elle, mon bourreau crie après son interlocuteur, un homme grand, avec du ventre, et habillé à la paysanne. Une grosse chemise à carreaux, un pantalon marron, des bottes vertes. Il tient un fusil dans sa main.
(
_ Laisse-moi faire mes expérimentations ! Dégage de là maintenant ! Mon public m’attend.
_ Mais c’est qu’il commence à me gonfler, le nabot !
_ Tu n’es qu’un abruti ! Tu ne comprends rien à mon art !
)
La discussion entre les deux hommes monte en intensité. Mais je n’en comprends pas un seul mot. Soudain, mon bourreau saute vers sa boite à outils, et tente d’attraper quelque chose. L’autre se tourne vers lui. Une détonation retentit dans la pièce. De violents acouphènes me saisissent les tympans. Une tâche rouge commence à percer à travers le tablier blanc du monstre. Il crache une gorgée de sang devant lui, dont une partie retombe sur la fille, qui ne réagit pas. Puis il s’écroule. Le paysan le regarde hautainement, en disant quelque chose. Il prend son fusil, met en joue, et tire une seconde salve. Deuxième détonation. La tête visée explose dans un fracas ignoble. Une traînée rougeâtre se dégage d’un cou déchiqueté, jusqu'au mur où se trouvaient les traces rouges. Avec des petits bouts de… Je sens que quelque chose remonte de mon estomac. Je tente de vomir, mais le liquide gastrique est stoppé par les tissus dans ma bouche, et je le ravale tant bien que mal, pour ne pas m’étouffer. Ca me brûle l’œsophage. Je baisse un instant la tête, réalisant à peine se qu’il se passe. Quand je la relève, je vois le paysan s’approcher de la fille, sur le siège de torture. Il ouvre sa braguette, tout en parlant, et commence à monter sur elle. La seule porte visible de la pièce s’ouvre avec fracas. Des personnes avec des armes et des vêtements bleus rentrent, et se jettent sur lui. Je ne comprends toujours pas ce qu’il se passe. Je baisse la tête, ferme les yeux, pour essayer de me ressaisir. Des sifflements aigus dans les oreilles m’assaillent. J’essaie de lutter, de bouger la tête. Je sens qu’on me détache les poignets, je ressens la douleur dans mon épaule et mon bras droit qui bouge. Je sens qu’on me couvre le corps, qu’on me soulève. Je…

-----------------------------------------------------------------------------------

Voilà tout.
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.   Jeu 2 Juin - 0:42

Euh Clive.... c'est gloups (tu nous raconte les souvenirs d'Hannibal Lecter, là?)

Je sais pas si c'est barbare, en fait... c'est... psychotique, surtout... c'est pire que barbare. ninja

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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.   Jeu 2 Juin - 0:54

moi aussi j'ai pensé à Hannibal à un moment... Clive tu écris bien, et là moi je suis un peu Ouch ...

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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.   Jeu 2 Juin - 0:58

C'est vachement choquant, effectivement, ce qui ne m'empêche pas d'admirer avec quelle virtuosité tu fais jouer la beauté et l'horreur...
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.   Jeu 2 Juin - 1:01

Euuuh vous allez rire, les filles.

J'ai jamais vu le silence des agneaux. Et encore moins la suite, Hannibal.
Bon j'en ai entendu parler bien sûr, et je connais un peu la fameuse figure du personnage, derrière ses barreaux (j'ai dû voir un film ou une série dans le genre scary movie, qui y faisait référence), mais c'est tout.

Je prendrai donc ça pour un compliment... Comme quoi, je dois pas trop avoir foiré ce texte. En fait j'ai toujours eu le projet d'écrire une nouvelle, l'histoire d'un type qui se faisait embarquer comme ça, mais qui arrivait peu à peu à se libérer, en gagnant un combat psychologique contre son bourreau. Peut-être un jour...

En tout cas je peux le dire, l'écriture m'a secoué aussi.
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.   Jeu 2 Juin - 1:02

Allez, à moi! Une p'tit session rapide..... ça va remonter le moral!

----------------------------

Le soleil jouait à travers les arbres de la forêt. Une silouhette s'approchait lentement, silencieusement du cerf posté à l'orée de la clairière..... elle bande son arc, toujours le silence.... le cerf relève la tête , prêt à bondir.... le sifflement de la hache stoppe net son élan. Hache qu'il reçoit en pleine tête.

"Et voilà! Sans souffrance!" La forme qui s'approche pourrait être un elfe, si un elfe pouvait être à ce point grand et musclé.
Legolas saute prestement de sa branche.
"Ilidan! Tu n'as aucune éducation, aucun respect! Je l'avait en joue, et toi tu arrive comme...."
"Comme un orc? C'est ça p'tit frère?"
Ilidan dépassait son frère d'une tête, et avait le double en largeur d'épaule. Il chargea le cerf sur ses épaules, et se dirigea vers l'entrée du Palais de leur père. Legolas suivait son frère en faisant la tête.
" Je devais le chasser moi! Et pourquoi une hache! Tu ne pourrais pas te comporter comme un elfe! Ce n'est pas parce que tu aimes les voyages et que tu fréquentes n'importe qui que ça t'autorises à te conduire comme ça, et...."
Ilidan se retourna exaspérer:
"Ecoute le mioche! Chuis ton ainé, ok? Et arrête de me parler sur ce ton, t'es pas Papa! L'important, c'est que la bouffe pour le banquet soit là, non? Et quand a mes voyages, t'es pas le mieux placer pour en discuter.... crois moi!"

***
Thranduil écoutait ses fils se chamailler. Si Legolas avait tout de ce que les humains attendait d'un elfes, son aîné Ilidan, lui... Il passait le plus clair de son temps en voyage, ou à aider les fils d'Elrond contre les orcs. Mais sa fréquentation des certains peuples de guerrier dans le nord, de ceux qui n'était pas descendu avec Eorl, de ces barbares du Nord en faisait en être à part, regarder parfois avec méfiance par son propre peuple. Ce qui ne le dérangeait pas le moins du monde. Ilidan était un elfe, il possédait le savoir des elfes... simplement, il en refusait parfois la naturelle tenue... enfin! Au moins, il battait sans problème Celeborn au concours de boissons! Ce vieux Celeb! Jamais vu un type avec une telle résistance!

***

"J'ai pas l'intention de partir de la vieille forêt un jour, d'abord!" Legolas regarda son frère d'un air boudeur. Il avait à peine 200 ans. ilidan lui était né avant la Grande Bataille et la chute de Sauron. Il regarda son jeune frère de ses yeus gris...
"Bienheureux celui qui peut accomplir son destin sans bouger de chez lui..."
"Je bougerais pas! Je veux pas entendre la mer, de toute façon..."
Thranduil se tourna vers son jeune fils.
"Pourquoi voudrait-tu allez voir la mer, Legolas? Alors, comment s'est passé cette chasse?"
-Y'aura du cerf au diner, marmonna Ilidan. J'ai vu quelques orcs isolés à l'orée de nos terres, j'vais voir avant de bouffer, ça va m'ouvrir l'appétit!"
- T'es qu'un barbare, lui glissa Legolas.
-Va jouer, l'amuse-gueule, fut la réponse...

***
ilidan marchait doucement à l'orée du bois. Sa hache était plus efficace qu'un arc... plus rapide, même. Il repéra le bruit des orcs. Il sourit, testa le fil de sa lame.
Un groupe d'une dizaine, trop facile. Il sauta au milieu d'eux, les têtes et les bras volèrent. En deux minutes, la patrouille orc disparut du monde vivant. Ilidan rangea sa hache, denoua ses long cheveux bruns, et rendit hommage, non pas à Elbereth, mais à Tulkas, patron des combattant du Nord.
Il rentra au palais, dans l'attente du prochain appel d'horizons lointains.

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Dernière édition par le Jeu 2 Juin - 1:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.   Jeu 2 Juin - 1:07

Un petit texte bien rafraîchissant, en effet !
Ca passe tout seul, et ça fait du bien.

En plus, avec ça, il y a moyen de rameuter des légolettes à la citadelle, nan ?
fire devil
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.   Jeu 2 Juin - 1:18

Ben en fait, le perso d'Ilidan (au nom vaguement inspiré de Warcraft) a été introduit par mon frère dans notre réécriture du SdA, pour y foutre un peu le boxon... j'vous promet que grâce à lui, Legolas apparait déjà plus... sympa (encore que dans le livre, il est bien, Legolas, il a pas besoin de ça...)

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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.   Jeu 2 Juin - 2:17

C'est vachement frais, oui... un peu comme un airwaves après un... (nan rien)
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires - deuxième session.   

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