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 Petit défouloir

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MessageSujet: Petit défouloir   Jeu 28 Avr - 22:41

Hello !
Euh, je crée ce sujet pour poster des ptits trucs, des poèmes, des mini-nouvelles... de moi, je précise, lol.
Je fais ça là, comme ça les gens qui veulent pas lire n'entrent pas dedans !
Euh, je vous balance ça, pour commencer, désolée, j'espère que ce n'est pas trop cru (sinon on me le dit et j'enlève), j'étais (je suis...) énervée (furieuse...) contre mon ex (rha, ces ex !) et on se venge comme on peut ^^

Tu dis que tu m'aimes...
Ah, je ris tout haut !

Ta main dans ma main,
Ca craint.

Tu veux mon coeur,
Je veux ton corps,

Just
Your cock
Inside of me,
Your tongue
All over me ;

Pas de sentiments,
Pas de je t'aime dégoulinants
De pathétisme.

Juste, du sexe, du plaisir,
Esclaves de nos propres désirs...

Tes yeux trop bleus,
Tes cheveux trop blonds
Au delà de
Mon regard néon !

Je te hais comme je te veux ;
Tuons nous à petit feu,
Oh, c'est si bon,
Allez, viens,
Je t'invite entre mes reins ;
Harder !
Faster !
It feels so good...

Mais, quand je ferme les yeux
Et que je cris mon orgasme...
Toi, tu n'existes plus,
Non, tu m'as perdue ;

Ta peau est rèche
Sur la mienne de pêche,
Ah, lâche moi,
Casse toi !
Je ne te laisse pas le choix.

Tu me dégoûtes,
Pas de doute :
Je ne veux pas
Me réveiller dans tes bras ;
Nous, n'existe pas.


Hum. Fait du bien ^^
Je travaille sur une petite chose étrange depuis quelques jours, et euh, quand ça sera fini, je le mettrai ici, si ça vous intéresse cela dit.
Bref, je vais aller griller une blonde, et réviser ce p***** de contrôle de maths prévu pour demain...
Life is beautiful !
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MessageSujet: Re: Petit défouloir   Jeu 28 Avr - 22:54

Ouch Ouch Ouch Ouch Ouch

Punaise, c'est une sacrée baffe, ton poème.
Mais ça fait du bien ! J'attends la suite. Peut-être moyen de mettre un truc dans cet style.
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MessageSujet: Re: Petit défouloir   Sam 30 Avr - 21:06

oh c euh comment dire .. simpa ? ;o)
j'aimerai bien que IL tombe dessus tien sa le euh re-"comment dire" .. secouErait ? ( du verbe secouer et ps secourir, là est la raison du E )
lol
bizoo bizoo
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MessageSujet: Re: Petit défouloir   Dim 1 Mai - 20:46

Bonjour !
Merci à vous deux pour vos impressions ^^
Arf, s'il venait à lire ce poème, il crierait, bien sûr, c'est ce qu'il sait faire de mieux, lol...
Et, heu, je n'écris pas toujours dans ce style là (même très rarement) alors je ne sais pas à quand je remettrai ça...
En attendant, après quelques arrachages de cheveux, j'ai fini le petit texte dont j'ai parlé l'autre jour...
C'est assez implicite, mais ça parle d'une relation homme/homme, donc ceux que ça dérange, je vous déconseille de lire, 'cause I don't need you to tell me it's disgusting....
Ca n'a pas de titre, juste quelques paroles d'une chanson pour introduction !
Bonne lecture à ceux qui veulent !

Now I'm ready
To close my eyes
And now I'm ready
To close my mind
And now I'm ready
To feel your hand
And lose my heart
On the burning sands

Emilie Simon, I wanna be your dog

Je marchais. Il faisait nuit, les étoiles brillaient dans le ciel, et les vagues froides venaient parfois lécher mes pieds nus, envoyant des frissons le long de mon échine. Je n'y faisais pas attention, cependant, et j'avançais, perdu dans le soir silencieux, perdu dans mes pensées, perdu dans ma solitude.
C'était un de ces soirs... Un de ces soirs où je me sentais seul au monde, et où mon désespoir injustifié me menait à ne plus vouloir qu'être vraiment seul au monde. Je ne sais plus à quoi je pensais. C'était il y a si longtemps. Et puis... Mes yeux se sont posés sur une silhouette pâle à quelques mètres devant moi, et je crois que j'ai oublié comment marcher, et comment respirer.
Je l'avais vu, et la terre aurait aussi bien pu arrêter de tourner sur elle-même, pour rien au monde je n'aurais détourné le regard.
Assis sur le rivage, son corps nu entouré d'une aura argentée contrastant à la nuit sombre, il attendait. Quoi, ou qui, je ne sais pas. Il y a des jours, quand le Soleil brille, où j'ose à croire que c'était moi, l'objet de cette attente, la raison qui le poussait à rester assis le dos droit sur le sable brun, les yeux fixés sur l'océan noir, les doigts jouant distraitement avec les grains de sable encore humides de la dernière marée haute.
Je restai transfixé. Il était beau, je crois. Les lignes de son profil se détachaient nettement dans l'obscurité, et je ne me lassais pas de détailler son nez droit, ses lèvres pleines, le creux de sa gorge et l'alléchante cambrure de ses reins, appelant à mon toucher.
Mais, surtout, c'est la couleur de ses cheveux qui me fascinait. Ils étaient... Blonds, presque blanc, et les quelques mèches qui voletaient au gré de la légère brise à l'odeur de sel qui soufflait ce soir là, luisaient d'une lueur argentée, se fondant presque dans l'étrange halo qui l'entourait.
Je le regardais, et je me sentais en paix. Il avait l'air si serein, si... à sa place, nu, sur cette plage qui m'appartenait, que je ne pouvais qu'avoir envie de sourire devant l'incongru de la situation.
Au bout de quelques minutes, ou peut-être de plusieurs heures, il a tourné la tête vers moi. Il m'a regardé dans les yeux, et j'ai été frappé de constater que les siens étaient de la même couleur que l'énergie qui se dégageait de lui, d'un argenté presque transparent. Il s'est levé, il m'a souri, le plus naturellement du monde, et je n'étais même pas surpris de son comportement, parce que j'avais déjà compris, qu'il n'était pas comme les autres.
Mon coeur battait très fort dans ma poitrine, et ma gorge était sèche. J'étais de nouveau un adolescent, et je venais d'être frappé par un coup de foudre. J'ai senti, plus que je n'ai commandé, un sourire prendre place sur mon visage.
Et puis, j'ai fermé les yeux..........................................................................................................................................................................................................
................................................................................................................................................................................................................................................

Quand je les ai rouverts, il se tenait devant moi. Il souriait toujours, et je n'avais jamais rien vu de plus magnifique. Il a tendu la main vers moi, et je l'ai saisie, pénétrant dans son monde de brume et acceptant son invitation pour un voyage à destination inconnue. Son contact était doux, frais, ennivrant et apaisant à la fois.
Ma tête tournait, mon corps tremblait, et moi.... moi, je n'étais plus moi-même.
Lentement, il m'a déshabillé, m'a allongé sur le sol, et le sable, à travers son aura, avait la consistance du coton, chaud et doux, sous mon dos nu.
Il a embrassé mes lèvres, et j'ai senti un feu brûlant prendre possession de mon être, laissant mon corps et mon âme à la merci de ses doigts agiles qui parcouraient ma peau avec une délicatesse aérienne.
Sa langue était chaude et douce contre la mienne, et ses lèvres la plus délicieuse des friandises qu'il m'ait été donné de goûter.
Lorsque j'ai déposé un baiser sur la peau offerte de son cou, qui avait le goût de mer, il a frissonné.
Et quand il est entré en moi, et que mes jambes se sont refermées autour de ses hanches fines, son long soupir s'est perdu dans mon cri d'extase.
J'étais intoxiqué par sa présence, sur moi, en moi, tout autour de moi, par nos deux coeurs qui battaient à l'unisson au rythme de la danse folle de ses allées et venues entre mes reins. J'avais l'impression que j'allais mourir de plaisir, et j'étais totalement consentant, parce que je ne croyais pas qu'il existe une plus belle façon de mourir, et qu'après cette nuit, rien ne pourrait plus jamais m'apporter de plaisir.
J'ai crié mon orgasme, ou je l'ai sangloté, je ne sais plus très bien, parce que j'étais persuadé que le temps s'était arrêté, et tout ce que je voulais c'était qu'il ne reparte jamais.
On est restés longtemps, étendus sur le sable, serrés l'un contre l'autre, dans un moment d'immobilité parfaite.
Son souffle chaud venait mourir sur la peau à la base de mon cou, et ses doux cheveux me chatouillaient le menton.
J'étais bien. J'étais complet.
Et puis, je me suis endormi..............................................................................................................................................................................................................
...................................................................................................................................................................................................................................................

Quand je me suis réveillé, le Soleil pointait ses premiers rayons derrière l'océan, et le sable était dur sous ma peau nue. Les mouettes criaient, les vagues chantaient.
Et moi, j'étais seul.
J'étais seul, et même si je n'étais pas surpris, j'aurais voulu pleurer de rage, parce que j'étais un adolescent, et qu'un coup de foudre m'avait calciné le coeur. Mais, ça ne sert à rien, de faire couler de l'eau sur un incendie déjà éteint, alors j'ai ravalé mes sanglots, je me suis redressé, et un juron s'est échappé de mes lèvres.
Sur le sable, à côté de moi, il y avait une plume blanche. Une longue et large plume, à l'aspect de soie, qui brillait de reflets argentés.
J'ai hésité. Et puis, délicatement, parce que j'avais peur de la briser, je m'en suis saisie... Et j'ai fermé les yeux.....................................................................................
.....................................................................................................................................................................................................................................................

Fin

A bientôt ![/center]
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Zaza
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MessageSujet: Re: Petit défouloir   Dim 1 Mai - 21:34

J'aime beaucoup ton style Mel ! Autant le poème du début que ce texte Smile
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MessageSujet: Re: Petit défouloir   Dim 1 Mai - 22:10

Pas mal du tout, les deux textes.
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MessageSujet: Re: Petit défouloir   Jeu 5 Mai - 10:21

Ce matin, j'ai divagué dans mes pensées et je suis tombé sur ton texte... melhuiwen, je crois que tu es rentrée dans mon imaginaire !
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MessageSujet: Re: Petit défouloir   Dim 8 Mai - 17:48

"J'aime beaucoup ton style Mel ! Autant le poème du début que ce texte"

Merci beaucoup ! ^^

"Ce matin, j'ai divagué dans mes pensées et je suis tombé sur ton texte... melhuiwen, je crois que tu es rentrée dans mon imaginaire !"

Oh... Dire que je suis flattée serait un euphémisme... Je suis très heureuse de t'apporter un peu de rêves, merci de me lire Surprised


Euh, aujourd'hui, un petit poème (enfin, il est plutôt long en fait, lol), que j'ai écrit il y a déjà quelques temps... Si vous avez des suggestions pour l'améliorer (ça vaut pour les autres textes aussi) ou des commentaires, n'hésitez pas, je suis ouverte aux critiques Surprised



Cours, l’astre lunaire, déjà,

S’élève sur l’horizon ;

Ta destinée se tient là,

Sur cette route sans nom.

Cours, au rythme fou de ton cœur

Tambourinant dans ta poitrine,

Inspire le souffle sauveur

Du vent chargé de pluie fine.

Cours, mais oublie tout espoir

De revoir l’aube orangée ;

Ce soir est ton dernier soir,

Ce soir je viens te chercher.

Cours, ne te retourne pas ;

Entends mon souffle rauque,

La mélodie de mes pas

S’élevant dans la nuit glauque.

Cours, la frontière n’est plus loin,

Rejoins notre lande d’amour,

Ploie devant le souverain

De l’éternité des jours.

Cours, n’empêche pas les larmes

De couler sur tes joues pâles ;

Sens la peur qui te désarme

Face à ta haine du mal.

Cours, jusqu’à ma lumière noire,

Viens te réfugier dans mes bras,

Deviens un être du soir,

Sois la moitié de mon cœur las.

Cours, je prendrai soin de toi ;

Lorsque tes ailes prendront feu,

Te laissant nu devant moi,

Je baisserai les yeux.

Cours, j’apprivoiserai la lune

Pour veiller sur tes jours noirs,

Embrasserai tes lèvres prunes

Pour te faire goûter la gloire.

Cours, oublie tes souvenirs,

Je t’en forgerai de nouveaux

Où la douleur est le rire,

Où les montres sont héros.

Cours, encore un peu, toi qui

M’a volé mon âme sans

Me demander mon avis ;

Suis les gouttes de sang.

Cours, une ère nouvelle

Se déploie devant tes yeux ;

Franchis cette passerelle

Et vivons l’avenir à deux.



A bientôt !
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MessageSujet: Re: Petit défouloir   Dim 8 Mai - 17:53

Euuuh si je peux me permettre... c'est quand même plutôt optimiste comparé à ton premier texte.

Mais c'est très bien quand même !!!! Mel je crois que tu as un fan !
Love
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MessageSujet: Re: Petit défouloir   Dim 8 Mai - 19:58

Pour ce qui est de l'amélioration, c'est un peu dur à dire... tout simplement parce que ce sont des poèmes (le petit truc qui pourrait être pris pour une nouvelle n'en est pas une, il manque un enjeu et une intrigue. Et un poème est la chose qui exprime le mieux, je pense, la pensée de celui qui a voulu le dire. Du coup je ne te propose rien, n'étant pas toi...

Ensuite pour le texte, ben il est vachement bien ! Et comme dirait Clive, un peu plus optimiste... j'aime les images que tu évoques !
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MessageSujet: Re: Petit défouloir   Ven 13 Mai - 14:24

Bon Mel, je m'excuse si je pollue un peu ton topic... Je crois que j'aurai jamais ta classe... je l'avais pas à ton âge. Mais si il s'agit d'un défouloir, je pense que j'ai des choses sur la patates. Il y a une suite à venir sous peu.

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Post édité


Dernière édition par le Mar 15 Nov - 1:54, édité 1 fois
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sunny
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MessageSujet: Re: Petit défouloir   Dim 22 Mai - 22:38

Mouais tu n'avais pas trop l'air d'être "irradié" ce coup ci, Clive ...
Punaise, au moins maintenant je sais où aller, si je trouve que mes propres coups de blues ne sont pas assez lourds pour m'écraser totalement !!!
Let's go to The petit défouloir ... yeah baby, it's damned great and groovy !!!

sunny _éteinte
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MessageSujet: Re: Petit défouloir   Mer 1 Juin - 16:25

Bonjour tout le monde !
Hé, si j'avais su que vous aviez posté autant de messages après mon dernier passage, je serais revenue faire un tour ici plus vite ! Le fait est que j'ai mis ce topic sous surveillance, et pourtant, je n'ai pas été prévenue que vous aviez laissé des réponses... Snif...

Alors, tout d'abord, réponse à Clive : Ah oui, je sais, c'était plus optimiste que le premier texte... En fait, j'écris trèès rarement des trucs comme le premier texte, c'était... un coup de vénère, lol, et j'écris plus souvent lorsque je suis déprimée qu'énervée, donc voilà.
Un fan ? Chouette ! Tu vas m'offrir des fleurs ? ^^
Et je suis super heureuse que tu pollues mon sujet, hein, parce que plus on est de fous plus on rit !
Et ton texte était une superbe pollution, qui mérite une suite-et-que-ça-saute-sinon-je-mords !
D'ailleurs, avis à tous les pollueurs ; vous êtes les bienvenus dans ce petit défouloir !


Tout à fait d'accord avec toi, Loeayn (j'ai eu trop de mal à taper ton pseudo lol), le petit truc n'est absolument pas une nouvelle, c'est un instant. Il fait partie de ces trucs qui viennent vous trotter dans la tête et qui vous suivent jusqu'à ce que vous les posiez sur papier, sans que l'on sache pourquoi, tu vois ce que je veux dire ? Je n'ai pas réfléchi en l'écrivant, donc non, y'a pas d'intrigue, et non, y'a pas d'enjeux, y'a juste des mots, et, je l'espère, des émotions.
En tous cas, contente que ça te plaise, et si jamais tu voulais nous faire l'honneur de nous faire lire quelque chose de toi, j'en serais ravie !

Quant à toi Sunny... Tes visites sont toujours un plaisir ! ^^

Voili voilou, maintenant, ben, un nouveau poème, que j'ai commencé, laissé tombé, repris et réabandonné trois mille fois au cours des derniers mois, avant de finir par le réécrire d'une traite il y a quelques jours... Je sais pas ce que ça vaut mais ne vous génez pas pour me le dire, lol.

Elle arrive, amour, c'est pour toi qu'elle vient,
Entends la douceur de son rire triste
Et comprends-la, amour, nous n'y pouvons plus rien,
Tu es nommé le prochain sur sa liste...

Elle s'approchera lentement, ombre furtive,
Et de ses lèvres froides ravira les tiennes,
En un baiser volé de passion primitive
Aspirera ton âme et t'ammènera sienne.

Aime-la, amour, enlace sa main tendue
Et laisse-la t'extraire du sombre brouillard
Dans lequel toi et moi nous nous étions perdus,
Aveuglés par le gris de notre desespoir...

Pars tranquille, amour, sur ta tombe de granit
Les roses rouges ne se fâneront jamais,
Vestiges sacrés de tes jours voilés de nuit,
Abreuvées de mes larmes, poussées de mes regrets...



C'est tout pour aujourd'hui, lol ! A bientot, bisous à tous.
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MessageSujet: Re: Petit défouloir   Mer 1 Juin - 16:36

...........................................

Punaise ! Et tu oses demander ce que ça vaut ! Je trouve ce poème magnifique (ement triste), et c'est très impressionant. Ca valait la peine d'attendre une suite !

Pour les fleurs, il n'y a aucun soucis, j'y travaille de ce pas.
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MessageSujet: Re: Petit défouloir   Mer 1 Juin - 18:34

Mel ............................................... (tu as tout compris ? c'est assez expressif ?) Non vraiment Mel, depuis que je te lis, c'est toujours un régal, même si le noir-noir ce n'est pas mon truc (tu le sais ninja ). Contente de te voir ici. Pititange


sunny
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MessageSujet: Re: Petit défouloir   Jeu 2 Juin - 0:30

Mel, c'est beau.

Mel, si tu veux faire partager, fais tourner tes textes !

Et j'ai déja posté des textes de moi. Tu regardes dans ce forum; les sujets lacés apr moi, en général y'a des trucs. Sinon y'"a le "un thème, plusieurs histoires" pour lire tout le monde, et puis je te conseille aussi les textes de tuor qui sont pas mal...
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MessageSujet: Re: Petit défouloir   Jeu 2 Juin - 13:47

Y'a rien à rajouter,c'est beau....
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MessageSujet: Re: Petit défouloir   Dim 24 Juil - 15:22

moi, le retour.

========================

Cela faisait un certain temps que je ne m’étais pas promené. Le soleil qui chauffe doucement ma peau, un souffle de vent qui caresse mes joues, le ciel bleu et ses nuages aux formes variées, toutes ces sensations sont comme nouvelles pour moi. Je me surprends moi-même à redécouvrir des paysages, que je connais pourtant, sous une autre lumière. Je fixe les hauteurs de Fourvière, m’attarde sur les quais du Rhône, et leurs rangées de façades, grands bâtiments aux styles révolus et immeubles modernes en verre, surmontés d’enseignes publicitaires. En marchant sur le pont, je savoure le vent, qui se fait moins léger, et m’émerveille devant le fil de l’eau, qui coule paisiblement. Les quelques gens que je croise m’intriguent ; j’ai presque envie d’aller leur parler, comme si de rien n’était, de tout et de rien (et si possible de n’importe quoi). Je crois que j’ai vraiment dû passer trop de temps enfermé. Je me décide à grimper dans un tramway, histoire de m’emmener je ne sais où. Je m’installe sur un siège, dans un endroit éclairé, et je tourne la tête vers l’extérieur, comme fasciné par le spectacle offert. Je ferme les yeux un instant, comme pour m’imaginer ce que je vois, pour les rouvrir sur quelque chose d’encore plus envoûtant. Une fille s’est installée devant moi, sans que je m’en aperçoive. Elle semble resplendir, avec ses longs cheveux châtain clair, ses petits yeux verts, une fine robe tissée blanche et un petit gilet. Elle rentre son portable dans un sac en cuir, puis croise les jambes. Le tramway se met en marche, poussé par le tintement de ses cloches. Elle regarde dehors, semblant fixer différents endroits très vite. Ce dehors, moi, je l’ai déjà oublié. Je n’arrive pas à détourner mes yeux, et mon attention d’elle. Soudain, nos regards se croisent, pour se fuir aussitôt. Je tourne la tête, pour ne pas la troubler. Ce genre de situation, je ne le connais que trop bien. Et ici, dans cette ville, les filles se font tout le temps accoster ou harceler… Comment faire, pour ne pas être gênant, ou dérangeant ? Je reste songeur un instant, puis je… Nos regards se recroisent, pour se refuire, encore. Et finalement, se retrouvent. Elle esquisse un léger sourire, et baisse la tête, comme gênée. Finalement, je me dis que… après tout… Je souris aussi.
Mais son visage devient soudain impassible. Elle se lève et se dirige vers les portes battantes du tramway, qui semble s’arrêter exprès pour la laisser s’enfuire. Et qui repart, toujours sur un tintement de cloches, me laissant comme K.O., sans me laisser le temps de comprendre ce qui vient d’arriver. Je descend à l’arrêt suivant, et regarde partir la rame qui m’a amené jusqu’ici, et la place où elle se trouvait, avec un air songeur. Le genre de situations que je ne connais que trop bien. Je repars… en suivant une grande rue, où restos chinois, kébabs et serrureries miteuses cohabitent pacifiquement. Autour de moi, autant de personnes d’origines diverses me suivent, me dépassent, vont dans le sens inverse, ou restent sur place en parlant des langues que je ne parlerai, à mon désarroi, jamais. Je passe à côté d’une grande épicerie. Une grand-mère est postée devant, son cabas posé contre le mur du bâtiment. Elle est en train de remettre son portefeuille dans son sac. Elle me rappelle un peu ma propre grand-mère. Je continue ma route, souriant intérieurement, quand un bruit sourd m’interpelle. Je me retourne, pour voir le cabas de la grand-mère tombé au sol, et des sacs de courses, des provisions qui s’en sont échappés. Je me précipite alors pour l’aider. Elle peine à se pencher, remet difficilement ce qu’elle peut attraper dans son cabas tout en grommelant. Puis elle lâche un "Merci monsieur, vous êtes bien aimable…" alors que j’attrape le dernier sac plastique. Je la fixe en souriant, alors que je lui tends le sac. Elle me l’arrache des mains, et se retourne aussitôt, pour s’en aller sans demander son reste. Je l’entends grommeler quelque chose au loin. Je me décide à rentrer chez moi. Je pense que ma petite promenade a assez duré, et se termine moins bien qu’elle n’avait commencé. Je trace tout droit jusqu’à chez moi, sans m’attarder sur les choses ou les gens. Je rentre finalement dans mon quartier, mes jambes commencent à se faire dures. Je m’égare un instant, pour me retrouver finalement dans ma rue. Je pénètre dans mon immeuble. Je croise un de mes voisins dans le hall d’entrée, et, me disant que je ne devrait pas continuer à ignorer tout le monde, lâche un sourire et un traditionnel bonjour. Mais il me regarde à peine, et s’engouffre dans la sortie, pour disparaître. J’ouvre la porte de chez moi, et m’y enferme avec soulagement. Mais quelle mouche pouvait bien avoir piqué les gens aujourd’hui ? Je me décide à prendre une douche, histoire de se changer les idées. Après, je pourrais faire un peu d’écriture. Je laisse l’eau couler sur mon corps, comme pour nettoyer tous les mauvais souvenirs qui me collent à la peu. Mais le visage de la jeune fille de tout à l’heure me revient, au moment où il se figeait. Raaaah ! Pourquoi se prendre la tête, après tout ? J’arrête l’eau, et sors pour me sécher. Je pose la serviette humide sur mon meuble, et me retrouve face à mon miroir, couvert de buée. Je reprends la serviette, et passe un coup dessus, pour mieux distinguer mon reflet. Quand soudain, un doute me prend. Je fixe mon autre moi, et essaie de sourire. Son visage reste impassible. Non, ce n’est pas vrai ! Je force un peu mon sourire, mais il ne change pas. Je tends alors mes zygomatiques, pour faire un grand sourire, mais je ne le vois faire qu’un vilain rictus. Je crois que j’ai… Je crois que j’ai compris.
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MessageSujet: Re: Petit défouloir   Dim 24 Juil - 15:45

Hmmm, j'en redemande ... bounce
Retour réussi, mon Micka !!!


bounce sunny
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MessageSujet: Re: Petit défouloir   Dim 24 Juil - 16:09

Tout pareil que Sunny *sieste is good.... mais c'est pô une raison pour redisparaitre hein ;-)*

_________________
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MessageSujet: Re: Petit défouloir   Dim 24 Juil - 16:48

lol...C'est pas que ça tiendrait la route, mais je dirais presque que c'est bon Wink
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MessageSujet: Re: Petit défouloir   Jeu 10 Nov - 13:48

Clive, venant au secours d'une rubrique un peu discrète, prend un sujet silencieux depuis trop longtemps, et le remet en avant à l'aide d'un texte dont lui seul a le secret (et encore heureux, sinon le niveau littéraire général serait encore plus médiocre que ce qu'il n'est).

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Je suis un peu en retard, comme toujours, mon Amour… Tu me connais trop bien, même si tu ne sais vraiment rien de moi. Mais cette fois, c’est, comment dire, c’est un peu différent. Je ne me suis pas égaré dans les rues, ne sachant plus ce que j’avais à faire, et me plaisant à déambuler au milieu des gens, des immeubles et des choses. Je n’ai pas perdu mon temps à en regarder d’autres, qui me semblaient peut-être plus belles que toi. Je ne me suis pas risqué à lancer une conversation avec l’une d’entre elle, histoire de titiller le destin comme j’aime le faire de temps en temps. Car il joue assez avec nous pour que l’on ne lui rende pas la pareille. Non, mon Amour, je savais ce que je devais faire. Et pour une fois, tout se passait comme je l’avais prévu, non, mieux que je ne l’avais prévu, même. D’abord, s’habiller avec classe, mais les vêtements légèrement froissés. Laisser ma peau du visage mal rasée. Histoire de cultiver un peu ce look de rebelle d’opérette, qui te plait tant. Ensuite, mettre du parfum que tu m’avais offert, et qui pourrait te suspendre à mon cou pour des heures entières. Je sais le poids que tu accordes aux détails, mon Amour. Puis j’ai laissé mon appartement, je me suis arrêté au distributeur en bas de chez moi. Car nous vivons dans un monde étrange, mon Amour, et si certaines choses ne s’achètent pas, il faut bien de l’argent pour s’offrir de quoi les entretenir. Ensuite, je suis allé directement chez le fleuriste, celui dont la devanture et les étals font oublier les tonnes de béton qu’il y a tout autour, et je suis rentré dedans. J’avais longuement réfléchi au bouquet que je comptais te prendre. C’est malheureux, car aujourd’hui le langage des fleurs (le vrai) se perd de plus en plus. Que dirait une fille qui recevrait des clochettes comme premier bouquet ? Combien d’entre elles se mettraient à compter les petits nœuds sur les bandes qui l’entourent, ou viendrait même à penser que cela puisse vouloir dire quelque chose ? Tu ne t’es jamais posé la question mon Amour, mais c’est sans importance, vraiment. C’est aussi pour des raisons comme celle-là que je tiens tant à toi. Je pris un bouquet de sept roses, parmi celles qui semblaient les plus fraîches et les plus belles.

Une pour tous les bons moments passés ensembles.
Une pour tous les bons moments ensembles, qui restent encore à venir.
Une pour les disputes.
Une pour les réconciliations.
Une pour tes grands yeux, qui sont sans pareil.
Une pour toutes les pensées que tu as quand je suis loin de toi.
Une pour ta manière unique de te donner à moi.
Sept pour dire "je t’aime", tout simplement.

Et tout s’enchaînait, naturellement. Comme une partition parfaitement orchestrée. Je donnais la somme précise à la fleuriste, qui me rendit un sourire. Le genre de femmes dont tu dirais tout simplement, mon Amour, "c’est ton style." Comme si, malgré tes nombreuses qualités, tu a réussi à me conquérir (ou à me laisser le soin de te conquérir, je ne sais trop) alors que tu n’étais pas "mon style" de fille. Peut-être dégages-tu une certaine fierté à avoir des pensées comme celle-ci. Bref. La gamme était choisie, les notes, tierce, quinte et sixième s’enchevêtraient dans un mouvement mezzo piano. Je marchais vers chez toi, léger, et je regardais le ciel bleu parsemé de nuages blancs, aux reflets grisonnants. Puis, cela arriva. Juste un léger frottement, qui aurait pu passer inaperçu, entre la tierce et une note intruse. Un bémol. Qui suffit à faire dérailler le reste de la pièce. Le type devant moi, chez le fleuriste, avait lui aussi acheté des roses. Pourquoi cette pensée, me revenait, alors que je tournai au coin de ta rue ? Et pourquoi, surtout, ne voulait-elle pas s’en aller ?

La réponse est évidente, mon Amour, mon triste Amour, et c’est pour cela que je suis devant toi, les mains désespérément vides.

Tout a déjà été dit. Tout a déjà été fait. Ce fut ce constat cruel qui me vint, et me laissa un instant immobile. Je repris ma marche, titubant presque. Oui, cela ne faisait aucun doute, tout avait été dit, fait, chanté ou crié à corps perdu en matière d’amour, et il ne restait plus rien à faire. J’essayais bien de me dire que ce n’était pas vrai, que chaque histoire d’amour était unique, et la notre plus que celle des autres, ou que celles que j’avais eu avec d’autres. Mais cette pensée fut vaine, et se fit balayer par l’implacabilité de mon horrible déduction. Tout le monde faisait la même chose, en se disant bêtement, comme moi, "oui, mais avec nous c’est différent." Je levai à mes yeux le bouquet que je tenais dans ma main. Il me fit repenser à ces quelques vers de Ronsard.

…Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.


Des vers âgés de plus de cinq siècles, d’une beauté masquée par une sérieuse couche de poussière. Et qui ne sentaient que trop le déjà vu.
Il faut sans doute un certain temps pour qu’une chose devienne ce que l’on appelle un symbole, c’est-à-dire qu’elle se dote de toute une signification, d’un pouvoir d’évocation qu’elle n’avait pas jusque là. Et la rose rouge détient sans conteste ce pouvoir, depuis longtemps, trop peut-être. Le symbole de l’amour passionné, et un peu fou aussi, celui de l’amour franc, qui ne doute pas. Mais quel temps faut-il à une de ces chose, que l’on nomme symbole, avant qu’elle ne tombe dans la banalité, voire la vulgarité ? Les grands seigneurs, et autres maharadjas, qui couvraient leurs épouses de milliers, de millions de roses, devaient sentir la réponse, inconsciemment. Ils devaient tenter de masquer sous la multitude le fait qu’une rose, en fin de compte, c’est devenu banal. Que resterait-il alors à faire ? Créer soi-même ses propres roses, à l’aide de longues années de patience, de culture, de bouturages, d’échecs sans doute. Et consacrer sa vie à cela, pour arriver à la rose Marie-Juliette, ou à la rose Je ne sais quoi. C’est une idée. Déjà prise, et accomplie maintes fois par d’autres. Désolé mon amour, mais il n’y aura pas de rose X.
Alors que je considérais gravement le bouquet de sept machins qui commençait à me crisper le bras, je repensais à toutes les choses que tu avais déjà reçues de moi. Et à l’énorme banalité qui s’en dégageait. J’avais à peu près tout essayé, pensant même quelques fois arriver à un résultat satisfaisant. Le dîner aux chandelles. Le paquet de chocolat. Les dessous chic, choisis ensembles. Les poèmes, en vers ou en prose. Les petits mots doux glissés dans tes vêtements, et que tu retrouvais des jours plus tard. Les bijoux en tout genre. Et le plus gros de tous (le plus ridicule ?), un voyage à Venise, la ville des amoureux. Et dire que je prenais le pont des soupirs pour un lieu romantique, alors que c’est l’entrée d’une prison !
Je fit alors ce constat implacable : si je parcourrais le chemin jusqu’à la Lune, j’y trouverais sans doute des armées d’imbéciles, se battant pour savoir qui aurait le droit de la décrocher.
Voilà ce à quoi je pensais, alors que je me présentai à l’entrée de ton immeuble. Coïncidence troublante, je me trouvais face à une belle femme, à la bouche généreuse et aux cheveux d’or. Elle portait une jupe pourpre, qui lui arrivait aux genoux, et une ceinture toute simple. Le genre de femmes que tu ne remarquerais pas mon Amour, parce que ce n’est pas "mon style", mais avec elle, je pense que j’aurais été capable de… Elle jeta un bref coup d’œil au bouquet, puis me fit un sourire. Le genre de sourire qui devait signifier "je n’ai pas reçu de bouquet comme celui-là depuis longtemps, ta compagne doit avoir de la chance." Le genre de sourire qu’un homme interpréterait par "je crois qu’elle veut ce bouquet, alors impressionne-là, et donne-le-lui." Mais je ne fis rien -je n’étais pas d’humeur à ça- sinon la laisser passer poliment devant moi. Je sentais mes lèvres qui se crispaient, sous le poids de mots que je n’osais pas prononcer. J’avais envie de lui dire à quel point tout ceci semblait ridicule… les roses, les sourires, le reste… mais à quoi bon ? Je la suivis cependant, alors qu’elle rentrait dans la cour intérieure de l’immeuble, et je me trouvais finalement fasciné par les courbes de sa silhouette, hypnotisé par son léger déhanchement. Et si je… ? Mais le bouquet commençait à avoir un poids insupportable ; il me rappela mes sombres réflexions. Soudain, je le jetai dans la première poubelle collective qui se présentait à moi, devinant un regard étonné, puis je me jetai dans ton escalier. Je montai les marches deux à deux, pris d’une furieuse envie de te voir, de te tenir, et te sentir contre moi. Comme un gosse qui se rendrait compte qu’il se trouvait tout seul, au beau milieu d’un supermarché immense. Comme un plongeur mordant à l’embouchure de sa bouteille d’oxygène, et sentant qu’elle se vidait désespérément. Comme un hétérocère attiré par une lueur infime dans la nuit. Comme un pauvre fou courant après la raison. J’ai reconnu ton paillasson, brièvement, j’ai sonné à ta porte, je m’en souviens à peine, je ne la revois pas s’ouvrant, je… Je me trouve face à toi.
Et maintenant ?

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MessageSujet: Re: Petit défouloir   Jeu 10 Nov - 14:12

J'aime bien... si, si, franchement, j'aime bien! En fait, j'crois même que j'adore! cheerlader
Et tu sais pourquoi? Déjà pour ces phrases:

Citation :
Et le plus gros de tous (le plus ridicule ?), un voyage à Venise, la ville des amoureux. Et dire que je prenais le pont des soupirs pour un lieu romantique, alors que c’est l’entrée d’une prison !

Tu peux pas savoir le bien que ça m'a fait! Rien que ces deux phrases, j'ai adoré!
Mais même le reste... c'est désabujsé, sans doute cynique, un peu goujat et dénué de tout tralala romantique et eau-de-rose, mais voilà... c'est bien. C'est pile-poil la saveur aigre-doux que j'aime. yeuxpotté

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MessageSujet: Re: Petit défouloir   Jeu 10 Nov - 15:27

Je me plais à penser que Citadelle est une terre fertile ou tout peut pousser. J'en ai encore une fois la preuve.

C'est génialement beau, et d'une douçeur sans pareille. Un peu comme le parfu d'une rose. Comme tu cites ronsard, moi aussi je vais m'en servir. Souviens toi de la suite : (en substance) cueille dès maintenant, parce qu'après tu seras flétrie et fanée. (profite de ta jeunesse pour tirer ton coup, en l'occurrence moi, qu'il dit, le ronsard. Mais bon...) On a l'impression de savoir déjà que la rose se fanera, de sentir l'amertume de son futur dans son parfum. Chapeau, Mika.

Chapeau.
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MessageSujet: Re: Petit défouloir   Jeu 10 Nov - 15:27

C'est marrant que tu dises que c'est dénué de tout tralala romantique... parce que je trouve que c'ets justement ce côté désabusé et dénué de tralala qui rend ça super romantique ^^ *je suis compliquée comme fille non?*
Merci Clive d'avoir *déterré ce sujet* et d'avoir mis ton texte... z'aime beaucoup beaucoup

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