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 Un thème, plusieurs histoires

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Kusanagi
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MessageSujet: Un thème, plusieurs histoires   Sam 23 Avr - 22:08

Voilà, ici, on aura les histoires sur le système de la Nanou's Touche...

Je vous rapelle que le premier thème lancé est: "la neige"

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Tuor
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires   Dim 24 Avr - 16:10

Bon, alors je commence:

Orgoff se trainait avec une peine infinie. La chaleur était écrasante. le sable lui brûlait les pieds, le soleil lui calcinait le cuir chevelu, sa tête lui tournait, des étincelles lui voltigeait devant les yeux, sa bouche étzit douloureusement séche.
Ce la faisait des semaine qu'il errait dans ce désert d'orient, depuis la débâcle de son armée, et il en venait à envier les humains et leur mort si rapide.
Orgoff était forgeron des dieux. Ses oeuvres ne se comptaient plus. pendant son absence, sa femme avait pris la commande de ses atliers cachés aux fonds des volcans de cette régions que plus tard on appelrait l'Auvergne. On disait qu'elle ne se debrouillait pas mal du tout, elle vait même forgé une épépe pour ce héros Bretons en lutte contre les envahiseur venus d'au-delà de la mer grise, Orgoff avbait oublié son nom, et un boeuf de bronze pour le char du Tonnerre. Sans doute la pauvre allait-ele devoir succéder définitivement à son époux. Tant de braves laissés sur le champs de bataille, ou livré à une mort déshonante comme lui, tout ça parceque ce grand serpent qui cause marées et seïsmes sous les flots, éclipses et chutes d'étoiles aux cieux, avait dérobé l'anneau de Svàran, roi et père des dieux. une simple qurelle de puissants.
Dévoré de l'intérieur, Orgoff se laissa ller à des réminiscnence; il eu des visions de course effrénée à travers les champs, riant comme des enfants, avec la belle Niara, déesse de la neige. Ah, comme il aimait caresser ploger ses doigts, dans ses longs cheveux blancs, à la Niara, et caresser ses hanches fraîches comme une source un mois d'août.
Avec Niara il avait connu ses plus grands moments d'allégresse, mais aussi ses plus grandes souffrances. elle était trés volage, la Niara, finalement que pouvait elle avoir à faire d'un forgeron rustre quand l'élégant Arian, dieu des arts en personne, s'offraient à elle.
C'était lui qui avait fini par la quitter. Aprés leur dernière entrevue, il était parti rapidement, sans se retourner, pour ne pas qu'elle le voit pleurer.
Toute cette histoire appartenait au passé. Désormais elle ne se souciait certainement plus de lui. il mourrait loin d'elle, avec seulement le souvneir ineffacable d'avoir été son amant.
Il tomba à enoux; Il sentit que le moment était venu. Il eu la force, au lieu de tomber face contre terre, de se coucher sur le dos pour profiter jusqu'au bout du soleil, fut il devenu un instrument de mort. Un cercle de vautour tournait autour de sa tête. Parmi eux volait un corbeau dont le plumage semblait liuttéralement absorber la lumière. Orgoff reconnut Nigunbaba, messagére de la mort.
Il se préparer déjà à être pris quand, frais comme une source au mois d'août, les premiers flocons tombérent autour de lui.
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires   Dim 24 Avr - 20:46

Minsc marchait depuis trois jours dans une forêt épaisse où de la neige re couvrait le sol. Il cherchait l'endroit le plus propice pour boire son nectar préféré, le sang d'un homme. Il avait fui de chez lui juste avant le passage du fléau qui avait emporté ses parents et ses nombreux frères et soeurs. Il but le sang par grosses gorgées.
Sentent le sol trembler il désida de courir, après une course d'une dizaine de minutes il tomba sur un immense désert entouré de cette forêt sombre. Le sol se mit à trembler si fort qu'il tomba a la renverse, tout à coup les arbres s'écartèrent et là apparut le fléau. minsc prit la fuite à travers le desser arriveé de son autre côté il trébucha et il tomba, le fléau le rattrapa et l'amena avec lui.
Le peigne de Marc venait de faire tomber un pou et des dizaines de pellicules dans le lavabo.
Ainsi périt Minsc un pou fils de deux poux et frère d'une centaine de poux mâle et femelle.
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MessageSujet: Sur le sujet neige   Mar 26 Avr - 8:15

la ville toute entiere avait la forme d'un flocon de neige geant, des etres de glaces évoluaient dans les rues etroites et géometriques,ils etaient minces et éffilés, leur forme était humaine a ce ci prés qu'ils n'avaient pas de visage, tout etait lisse,ci ce n'est la forme lineaire des rues agencées selon les regles harmonieuse et trés précises des fractales pentagonales, tout etait de forme arrondie ou courbée, les maisons, les portes,les fenetres, les sculpteurs interdits etaient pourchassés sans relache, ceux qui s'évertuaient par leur art a faire naitre des angles incongrus sur les circonvolutions parfaites mais lisses des structures de ce monde,on savait que dans le secret de quelques repaires clandestin, des etres livraient la virginité de relief de leur visage impersonnel aux mains des sculpteurs hors la loi, des nez, des mentons, des levres naissaient sous leurs talents, mais l'ordre établi punissait de mort cet outrage aux valeurs de cet univers, ces etres differents etaient impitoyablement arreté et liquefiés dans le ventre du grand volcan sous terrain.La peur et la division reignait désormais dans le royaume de glace.....
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Nanou
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires   Mar 26 Avr - 11:44

*désolée je vais jouer les admin'* euh le topic pour mettre les textes sur la neige a déjà été ouvert "histoire à plusieurs mains"...

Kusaaa comment on déplace les messages ? Ouch

sinon l'est bien ton texte... Wink

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Kusanagi
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires   Mar 26 Avr - 17:57

Nanou a écrit:
*désolée je vais jouer les admin'* euh le topic pour mettre les textes sur la neige a déjà été ouvert "histoire à plusieurs mains"...

Kusaaa comment on déplace les messages ? Ouch

sinon l'est bien ton texte... Wink

On peut pas dépalcer les messages pour les mettre dans un topic déjà ouvert (enfin, j'ai pas trouvé comment faire si on pouvait....)

Donc, pour ceux qui veulent publier sur la Neige, c'est ailleurs...

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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires   Mer 27 Avr - 11:06

si tu peux fusionner les messages...c'est avec un des petits boutons en bas a gauche
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires   Mer 27 Avr - 13:42

Allez, je me lance !

***********************************

C’est bientôt l’heure prévue, et pour être honnête j’ai un peu mal au ventre. Je suis un peu tendu. Je repense à tous les préparatifs, minutieux, que j’ai fait. J’ai pris une douche, en faisant bien les deux shampoings nécessaires. Entre ces deux shampoings, j’ai utilisé un produit pour douche parfumé, en frottant, en moussant, et en rinçant proprement. Je me suis rasé, avec une lame neuve, même si ce ne sont encore que quelques poils, pas vraiment drus. Je ne me suis pas coupé, cette fois. Puis j’ai dû me battre avec mes cheveux, aplatissant les mèches rebelles à grands coups de gel fixateur, testant une coiffure, puis une autre, puis une autre encore, jusqu’à obtenir un résultat un tant soit peu acceptable. C’était le plus désagréable pour moi. Je n’aime pas vraiment mes cheveux. J’ai aussi emprunté un peu de parfum de marque à mon père. Et j’ai choisi des vêtements plutôt classes : chemise blanche, pantalon serré, chaussures de ville. Ce sont des vêtements qui font bizarres, je ne me sens pas vraiment moi-même quand je les porte. Mais après tout…J’ai pensé à chaque détail, au moins mille fois, mais j’ai toujours l’impression d’avoir oublié quelque chose, ou de l’avoir mal fait, sans m’en rendre compte. Pour elle, j’ai toujours l’impression que je n’en ferai jamais assez. Je suis d’ailleurs à peu près sûr que ça ne marchera pas, mais bon. Je me suis refait tous les scénarios possibles, j’ai imaginé tout ce qu’elle pourrait me dire. Je l’imagine avec un petit sourire discret, laisser sortir un léger « Oui… » presque murmuré, l’air gêné. Je la vois prendre un air mesquin, et lancer fièrement « Ca va pas, non ? » Je l’imagine même en train d’éclater de rire…Mais je n’arrive pas à me résigner. J’ai toujours été comme ça, écrasé par le poids des sentiments que j’éprouve.

Et puis j’en viens à me dire que je suis con, que tout ce que je fais ne servira à rien. Je me souviens de l’autre jour, où j’ai eu cette idée débile de lui écrire une lettre. Dans cette lettre, je lui donnais rendez-vous, au milieu des vacances. Et maintenant je me trouve là, sur ce chemin, en train de marcher vers le centre du village. Autour de moi, un paysage enneigé, que je connais trop bien. Que j’ai toujours connu… Même si une épaisse couche de blanc, recouvre les champs et les fossés, et le bord des routes depuis bientôt quinze jours. Même si les arbres décharnés ont un aspect inquiétant, aujourd’hui surtout. Le silence ajoute encore une lourdeur sourde à ce paysage, seulement troublé par le passage de voitures, qui ne s’arrêtent pas. Au loin, la montée et la falaise, surplombé de grandes demeures. Sur la droite, un château imposant. Partout, des détails que je connais par cœur.

Et puis j’en viens à me dire que j’ai été très con, au point d’aller la voir, juste avant qu’elle monte dans son car, et de lui donner cette lettre. J’aurais put garder cette lettre pour moi. Après tout, je l’admire depuis la rentrée, depuis le premier jour où je l’ai vue. J’aurais été capable de continuer comme ça, sans rien lui dire. D’où ai-je sorti ce courage, pour faire tout ça ? Pour aller la voir, comme ça ? Il paraît que la seule chose qui différencie le courage et la connerie, c’est leur degré de réussite… C’est vrai aussi qu’on se parlait un peu depuis quelques temps. C’est vrai aussi qu’on était ensemble pour faire le TP de physique l’autre jour, et c’était sympa. On a plaisanté un peu, j’ai même appris qu’elle était fan de Snowboard et de Mylène Farmer. C’était bien. Mais c’était tout. Et je me retrouve là, à attendre un rendez-vous improbable, et à me torturer l’esprit sur ce qu’il en adviendra.

J’arrive vers la place du village. Je passe devant le bar de Chez Ginette, d’où s’échappent une forte odeur anisée et quelques rires bien gras. Devant moi, se tient le bâtiment de la maire. Autour, des maisons, quelques immeubles. Deux réverbères éclairent déjà les lieux, pour compenser la grisaille du ciel. Je m’approche d’un banc. Je pousse la neige qui s’est accumulée dessus avec ma manche, puis je m’assoies sur la pierre froide et humide. Je jette un bref coup d’œil à ma montre. Plus que cinq minutes. Comment vais-je faire, quand elle va apparaître ? Quelle position adopter ? Quel regard tenir ? J’aurais voulu être invisible. Chaque seconde qui passe semble durer une éternité. Mon ventre me serre encore… J’ai comme l’impression d’avoir une boule qui se noue. De toutes façons, il est trop tard pour faire machine arrière. J’aurai l’air de quoi après ? Je repense encore une fois à tout à l’heure, quand je me suis préparé. Je suis sûr que j’ai oublié quelque chose. Je n’aurai pas dû prendre une chemise blanche, c’est trop banal. Tous les pouilleux qui veulent faire un peu classe en boîte s’habillent comme ça. Je passe mes doigts dans mes cheveux, pour essayer de les relever un peu sur le devant. Soudain, les sonneries des cloches retentissent, et viennent troubler le calme malsain qui pèse sur la place. Elles viennent de l’église du village voisin, l’église d’ici étant plus ou moins déserte. C’est l’heure. La dernière sonnerie passée, le temps semble se figer, pour un moment. Puis une voiture arrive. Une 205 rouge. Conduite par une vieille dame. Seule. Je ne sais pas si je dois faire un soupir de soulagement ou de déception. Des éclats de rire viennent du bar ; j’ai l’impression qu’on se rit de moi. Je me sens ridicule. Mais je n’ai pas le temps de comprendre ce qu’il se passe, que déjà arrive une autre voiture. J’entends son moteur qui approche. Peut-être que ça sera la bonne ce coup-ci. Je fixe le mur de la mairie, qui fait l’angle avec la route. Pour voir apparaître le véhicule utilitaire du maire, qui passe en me faisant un bref salut de la main, un salut d’élu municipal à son peuple électeur. Puis plus rien. Les minutes commencent à s’égrener. Le froid commence à se faire sentir. Je me lève du banc, pour me dégourdir un peu. Pour éviter d’avoir les fesses congelées aussi. Je ne peux m’empêcher de marcher un peu, en tournant en rond. J’observe le sol, les découpages des pavés, dont j’essaie de comprendre le fonctionnement. Les quelques couches blanchâtres, un peu sales, qui recouvrent les bords de la place et le pied d’un massif de buissons. Je remarque, tout d’un coup, qu’il s’est mis à neiger. Quelques flocons tombent du ciel, sans faire un bruit. Je réalise soudain à quel point je suis seul. J’essaie de prendre les choses avec philosophie. Il paraît qu’au Japon, c’est signe de bonheur ou de chance… Je me réinstalle sur le banc, en prenant soin de bien glisser mes mains dans les poches de la veste. Je bloque à nouveau sur le sol, un instant. Comme si ma conscience était bien là, mais mon esprit ailleurs. Tentant peut-être de se dégager du poids de l’attente, qui devient insupportable. Quelle heure est-il ? Peut-être déjà 18 h, peut-être à peine encore 17 h 01. Mais je ne veux pas sortir ma main de ma poche, pour regarde ma montre. J’en oublierais presque les motifs de ce rendez-vous. Je ne veux plus rien faire, juste rester là, comme cela, sans raison. Et seul. Le reste du monde ne m’est plus d’aucune importance. Le reste du monde n’existe plus. Il n’y a plus qu’une petite place, dans un village paumé. La neige qui tombe dessus. Et le silence. Il n’y a plus rien dans mon esprit, si ce n’est un visage. Le visage, légèrement rond, d’une charmante brune aux yeux bleus malicieux et à la bouche pulpeuse. Et sur ce visage, un sourire. Un rêve. Qui restera toujours un rêve pour moi, j’en suis convaincu maintenant. Autant rester ici à attendre un ange… Les flocons de neige commencent à tomber plus nombreux et plus épais, et l’obscurité commence à lever son voile. Toujours sans aucun bruit. Je me dis qu’il faut rentrer maintenant, mais je n’arrive pas vraiment à me motiver. A donner à mon corps l’ordre de se lever. Alors je reste, encore un instant. Je commence à avoir les cheveux trempés par la neige. Un coup de cloche, sourd, m’indique qu’il est 17 h 30. Je me lève. Je commence à rentrer chez moi. Je sens mon portable, dans la poche gauche de ma veste. Je le sors. Il est éteint. Je l’allume, plus pour me remettre dans le monde réel que par curiosité. Puis je le remets dans ma poche. Presque aussitôt, il émet un bref « bip ». J’ai dû recevoir un message. Mais je m’en fous. Ca ne peut pas être elle. Sûrement ma mère qui se demande où je suis. Je m’arrête un instant. Est-ce que je m’attendais, en me levant ce matin, à passer une journée pareille ? J’ai presque envie d’en rire, tout compte fait. Je poursuis ma route. La neige continue de tomber, sur ce paysage que je connais par cœur. Elle a beau être froide, j’ai l’impression qu’elle m’apporte comme un certain réconfort…

+33607xxxxxx : slt ! C Sophie. G bien lu ta letr. Jpeu pa venir au rdz-vs, jpens k mon cop aprecirai pa. Bonn vacs !

*************************************

Voilà ! Punaise, ça fait un sacré pavé... Désolé les gens. J'ai pas trop l'habitude d'écrire, mais je demande pas votre clémence pour autant.
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Pandora
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires   Mer 27 Avr - 17:00

Tu sais quoi? je suis pas une fille très clémente Bleble
....
Et j'aime beaucoup ce que tu as écrit.
popo Clive

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sunny
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MessageSujet: Re: Sur le sujet neige   Mer 27 Avr - 17:33

L_arbre a écrit:
la ville toute entiere avait la forme d'un flocon de neige geant, des etres de glaces évoluaient dans les rues etroites et géometriques,ils etaient minces et éffilés, leur forme était humaine a ce ci prés qu'ils n'avaient pas de visage, tout etait lisse,ci ce n'est la forme lineaire des rues agencées selon les regles harmonieuse et trés précises des fractales pentagonales, tout etait de forme arrondie ou courbée, les maisons, les portes,les fenetres, les sculpteurs interdits etaient pourchassés sans relache, ceux qui s'évertuaient par leur art a faire naitre des angles incongrus sur les circonvolutions parfaites mais lisses des structures de ce monde,on savait que dans le secret de quelques repaires clandestin, des etres livraient la virginité de relief de leur visage impersonnel aux mains des sculpteurs hors la loi, des nez, des mentons, des levres naissaient sous leurs talents, mais l'ordre établi punissait de mort cet outrage aux valeurs de cet univers, ces etres differents etaient impitoyablement arreté et liquefiés dans le ventre du grand volcan sous terrain.La peur et la division reignait désormais dans le royaume de glace.....


J'ai toujours pensé qu'à force de vivre dans le froid, il existait un réel danger que le I love you se transforme aussi en glaçon ... je vois que je ne suis pas la seule ...
Bon, tu sais que je suis d'accord pour voyager avec toi , mais là, je refuse


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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires   Ven 29 Avr - 10:50

Dans l’auberge, le silence s’était imposé sans qu’aucun ordre ne fut donné. On avait vu la main esquisser un geste et on s’était tu. Rien ne leur avait parut plus normal. On sentait dans cette salle presque bondée, une légère attente, pas une tension, non, mais plutôt une impatience, incompréhensible. Ils n’avaient plus rien à attendre pourtant .
Mais elle était arrivée devant, eux, s’était assise, et tous la regardait, comme ensorcelés. Ils l’auraient rencontrée n’importe où que dans cette auberge, à peine l’auraient-ils remarquée, de plus ils n’étaient pas du genre à respecter les étrangers, au contraire… Pauvres errants, débauchées du soir, ou quelques ivrognes incapable de résister à l’appel de la boisson, voilà quelle était la population amassée dans ce lieu. Pourtant, dès qu’elle était arrivée devant eux, le silence fut tel que l’on entendit presque les flocons tomber derrière les fenêtres. Et quand ses doigts se mirent à pincer les cordes de sa harpe, et que sa voix raisonna dans toute la pièce, un frisson se fit ressentir dans la pièce. Une émotion pure, comme un sanglot, comme un rire léger sembla parcourir l’assistance, alors que ses doigts couraient contre les cordelettes de son instrument, et que cette mélodie mêlée à celle qu’elle chantait se faufilait dans ce public hétéroclite. Les notes ruisselaient comme les flocons tombaient dans la nuit .
Et quand elle eut fini de jouer, quand sa voix cessa de meubler ce silence, le sourire béat qui s’était installé sur ces visages crasseux ne s’effaça point, non, ces personnes resplendissaient maintenant d’une force nouvelle, une force que la musique leur avait donné. La force de l’espoir, Celui que le printemps reviendrait après cette vie passée dans un hiver démesuré.
La musicienne sourit mystérieusement avant de s’esquiver par la porte d’entrer, et de disparaître sous la neige, dans la obscurité de cette nuit.
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sunny
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires   Ven 29 Avr - 12:29

Heureusement que toutes vos histoires ne sont pas un concours, je ne saurais pas choisir.
En tout cas un grand BRAVO à tous. thumleft


sunny
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Loeayn
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires   Lun 2 Mai - 23:26

Eh si Sun, c'est un concours ou chacun se voit attribuer un prix, c'est cela l'originalité de ce concours ! Et nous forgerons avec nanou un prix pour chacun. Une récompense digne de chaque texte. En clair, c'est un concours accessible, égalitaire et sans compétition, puisqu'il n'ya pas de ... "Prix du meilleur".
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires   Lun 2 Mai - 23:27

Et la Nature se vengera.

>Passé

{…}

>Aube blanche en silence

La paupière de Maurice battit. Son poing s’abattit sur le réveil, qui sonnait, qui sonnait, répétitivement. Grommelant, il alla prendre sa douche. Il avala un café noir après avoir enfilé cinq épaisseurs, enfila son blouson et sortit de chez lui. Il sentit que la porte de bois résistait à sa poussée ; il bourra donc le battant d’un petit coup de son épaule massive. La porte s’ouvrit.

Eblouissement. Tout est blanc dans la nuit, et même si le soleil n’est pas levé, la lumière du lampadaire suffisait à créer une clarté irréelle en se reflétant sur la neige. Ce qui bloquait la porte, c’était toujours cette neige. Il avait du en tomber une bonne vingtaine de centimètres la nuit précédente. Et elle continuait de s’accumuler, léger plomb blanc sur le sol, étouffante, douce, plumes friables et compactes à la fois. Il partit en voiture 4x4, les pneus cloutés. Le crissement de pneus sur la neige s’éloigna.

A présent, Maurice était au volant d’un chasse-neige ; à lui incombait la tâche de rétablir les communications difficiles, pour que l’homme puisse circuler en toute liberté sur son monde, ce monde qu’il avait tracé, conçu et organisé. Le monde qu’il avait enfermé par un réseau de goudronnages, tous ces cadres de goudron autour du terrain « sauvage ». L’imposant véhicule traversait une forêt sombre lorsque Maurice sentit un choc inhabituel. Il recula, et le bip caractéristique du véhicule retentit étrangement, dans la vallée en contrebas, un peu étouffé par la neige. {A ce moment précis ou j’écris, c’est mon anniversaire. 0.00, Anne-Claire et Katia me le souhaitent en direct live} Il heurta un arbre et un tas de neige tomba des hautes frondaisons pour s’écraser sur le pare brise de Maurice. Il descendit de son engin, enleva l’épaisse couche de neige qui recouvrait son habitacle ; s’intéressant à ce qui avait provoqué ce bruit inopiné, il remarqua une trace rouge pâle dans la gangue de neige… un cadavre. Le corps était gelé. Il se rappela soudain que {…}
Puis il téléphona à la police de son portable. Une véritable tempête brouillait le son, mais il réussit à les joindre. Les forces de l’ordre eurent du mal à pénétrer dans la forêt profonde, et une heure après une femme costaude descendit d’une voiture à pneus hauts. Elle secoua une chevelure châtain frisée d’une main désinvolte.
« Bonjour. Inspecteur Fayolle. Alors ?
-C’est ici. Ca a fait un bruit bizarre, alors je me suis dit… et quand j’ai vu les traînées rouges…
-Ah ouais, je vois ! P’tain… L’a pas été loupé lui ! »
Elle ne se trompait absolument pas. Le corps avait reçu des coups, vraisemblablement de pelle… sûrement une pelle à neige en ces temps-ci, ironisa la représentante des forces de l’ordre.
« Z’avez pas idée de qui pourrait passer par ici ? Parce qu’à part vous je vois pas grand monde pour tuer ce bonhomme ! »
Maurice éclata de rire, d’un rire bourru et joyeux dont l’intensité se refléta par des tressaillements de son gros ventre. Il s’arrêta soudain, et répondit gaiement :
« Si vous voulez, j’ai bien une pelle à neige, quelque part par là ! »
A demi mort de rire, il alla fouiller de l’autre côté du camion.

{A ce point précis, l’auteur bute. Ce n’est plus le temps de sa jeunesse, son anniversaire est passé… et de quelques jours. Alors, il n’a plus la force de choisir ce qu’il va raconter. Déjà qu’il n’a pas daigné tout raconter, il va imposer une activité inhabituelle au lecteur. Le choix. Cruauté ou tragédie ? Puis viendra la fin.}


>Cruauté.

Maurice revint avec sa pelle à la main, hilare, et l’inspecteur rit elle aussi, d’une voix forte.
« J’ai amené mon thermos de café. Vous en voulez un peu ?
-Avec plaisir ! »
Et il ouvrit la gourde et tendit un verre plein de café noir, fumant et dégageant une odeur revitalisante alors que la neige tombait toujours, encore et encore, poussière d’aile de colombe.
Elle but en s’intéressant au cadavre et aux traînées de sang.
Elle reçut un violent coup sur la nuque, s’effondra. Elle reçut des coups, encore et encore, qui plurent sur elle, mais elle ne les sentait déjà plus. Son sang se mêlait au café refroidi par la poudre de nuage… et elle la recouvrit, dans le silence le plus total. Maurice était déjà reparti. La neige tombait. Il avait du en tomber une bonne vingtaine de centimètres la nuit précédente.


>Tragédie

Maurice revint avec sa pelle à la main, hilare, et l’inspecteur rit elle aussi, d’une voix forte. Elle regarda la pelle à neige d’une belle facture lorsque Maurice lui demanda
« J’ai aussi mon thermos de café dans la cabine. Vous en voulez un peu ?
-Avec plaisir ! »
Il ouvrit la gourde et tendit un verre plein de café noir, fumant et dégageant une odeur revitalisante alors que la neige tombait toujours, encore et encore, poussière d’aile d’ange.
Elle but en s’intéressant au cadavre et aux traînées de sang.
« C’est bon, madame l’inspecteur, je peux repartir ?
-Ouais, une seconde, dit-elle en se fourrant un chewing-gum à la chlorophylle dans la bouche. Y’m’ faut votre rapport. »
Et Maurice s’exécuta. Une heure après, il put enfin repartir à l’assaut des congères, dunes de l’hiver, océan continental parmi les montagnes. Il prit des petites routes, et la neige allait toujours plus haut. Il en avait jusqu’à l’habitacle. Puis il ne put plus avancer. Il tenta de reculer mais le bip de la marche arrière ne se fit même pas entendre. La neige des côtés de la tranchée s’étaient effondrés. Et elle le recouvrit, dans le silence le plus total. Maurice était déjà parti. La neige tombait. Il avait du en tomber une bonne vingtaine de centimètres la nuit précédente.


>Fin

La nature s’était justement vengée. Elle avait fait de son corps un tombeau des innocents, purs comme elle, purs comme la neige. Mais leur monde n’était plus innocent. Et elle avait déjà prévenu que sa furie serait étrange et semblerait douce à quiconque ne la vivrait pas.
Le sable de glace était son messager. Le silence était sa trompette, et les nuages ses légions. Et les flocons. Ses épées, ses anges.


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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires   Lun 2 Mai - 23:50

Punaise ! Je crois qu'en lisant ça moi aussi je me suis pris un coup de pelle !
Si ça pouvait me servir en me remettant un peu les idées en place...
Du Loeayn dans un style qu'on a pas l'habitude de voir chez lui. On en redemanderait !
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sunny
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires   Mar 3 Mai - 9:50

Wouahhh ... tu nous mets dans l'atmosphère toi ! angoissant !

Tiens, même si ça n'a pas vraiment grand chose à voir, sauf le thème de la neige et la mort, ça m'a fait penser au titre Les Neiges du Kilimandjaro ! (qui se souvient de cette jolie chanson de Pascal Danel ?)


sunny
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires   Mar 3 Mai - 11:20

Les Neiges du Kilimandjaro ! (qui se souvient de cette jolie chanson de Pascal Danel ?)

Moi (par contre, j'ai plus l'air en tête là!)
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires   Mar 3 Mai - 15:26

Ben moi je prend la cruauté hum! Laughing Et sinon comme toujours j'aime beaucoup ton style... *et j'aime bien la ptite aparté aussi 😉 *

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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires   Mar 3 Mai - 16:39

je choisi cruaté aussi... *moi barbare, mais vous savez...* ninja

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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires   Mar 3 Mai - 17:31

Pas facile de donner un avis !!
Alors je donnerai ma préférence pour le sujet à Tuor évidemment et aussi à Nuratarien .
A l'Arbre pour les mots , à Clive pour la qualité générale et à Loeayn pour l'originalité.
Bravo à tous !!
Mj.
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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires   Mar 3 Mai - 17:33

Ouh la, moi pour l'instant je suis incapable de faire *un choix* entre les textes... avec Nanou on se prononçait sur la fin de l'histoire de Loeayn ;-)

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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires   Mar 3 Mai - 22:45

ayé la voilà enfin ma participation pour la neige... je suis désolée j'ai fais... long ! Calme... c'est un peu bancal pis moi et les temps de la narration *je vous raconte pô* enfin bref... bonne lecture ! *pis désolée si j'ai fais des fautes Pititange *

Il est trop tard maintenant, on ne peut pas revenir en arrière, nous sommes perdus…

Mélie se retourna et commença à courir comme poursuivie par la mort. Il devait y avoir près d’un mètre de neige partout, les chemins n’existaient plus, à chaque pas qu’elle faisait, elle risquait de s’enfoncer jusqu’à la taille… elle ne voulait pas y penser, seul lui importait de fuir, et le plus vite possible. Ce qui courait derrière elle n’avait pas de nom, ça avançait et ça se rapprochait… elle n’entendait plus que ce bruit grinçant et craquant, elle dû se convaincre qu’il ne fallait pas se retourner encore, pour le voir… alors Mélie s’aventurait de plus en plus dans cette forêt, ou plutôt pour en sortir, mais où étais vraiment le bout du chemin ? Quand la pente était trop raide, elle s’allongeait et se laissait rouler, mais une fois partie la seule chose qui pouvait l’arrêter était un arbre. Elle subit plusieurs fois ce choc douloureux, son dos la faisait souffrir atrocement, mais qu’importe la douleur quand l’Homme n’a qu’une idée en tête : sauver sa vie… Elle avait même oublié que ce raz-de-marée blanc n’étais que la conséquence de ses actes. C’était sa faute, et tous paieront de son obstination.

Mélie était une sorte d‘homme de main, elle errait de ville en ville gagnant le gîte et le couvert en lavant le linge sale des autres. Il y avait toujours une crapule quelque part, qui cherchait quelqu’un pour faire le sale boulot. Elle se présentait, un soir sortie de nulle part, et en moins de temps qu’il n’en faut celui-ci payait sa dette, un autre disparaissait tragiquement… Mélie n’avait aucun sens moral, du moment qu’elle dormait sous un toit et qu’elle mangeait chaud, elle acceptait n’importe quelle tache.

Il y a deux mois environ, elle est arrivée à Lakeville, un petit village perdu au beau milieu de la nature. La vie s’était installée ici, entre un lac aux eaux troubles, et une montagne dont les bois étaient très peu explorés… il était plus facile de se rendre aux villes voisines en longeant le lac qu’en passant par le bois. La première fois qu’elle avait posé un pied dans le bar du coin, elle avait eu comme un préssentiment, elle savait qu’elle resterait ici plus longtemps qu’ailleurs.
Elle avait eu peu de pas à faire pour aller jusqu’au comptoir, mais chaque fois que ses bottes touchaient le sol grinçant, quelqu’un dans la salle relevait la tête et la scrutait. Elle commanda, un whisky, un double, une fois servie elle se retourna et fit face aux autres clients. Elle leva son verre comme pour trinquer et le bu cul-sec. Personne ne broncha, chacun reprit son activité aussi intéressante qu'elle fut. Quelques minutes plus tard, un homme vint s’assoir à côté d’elle, grand, un peu bedonnant, la barbe mal coupée et une main gantée.
« - je vous en offre un autre ?
- ç’va dépend’e de c’que tu diras apré…
- hé hé vous n’êtes pas du coin vous ! D’où vous venez ? Qu’est-ce qui vous amène ici ?
- je viens de nulle part, j’ai pas de maison, pas de famille, rien. Je vais là où mon instinct me guide. Ah et désolée pour l’accent, j’aime bien voir les gueules des gens quand je parle comme ça…
- j’y crois pas ! Un beau morceau comme vous n’est pas encore casée derrière une table !?! »
Mélie faillit avaler de travers, elle avait l’habitude des remarques très masculines, mais là ce ventre sur pattes avait battu tous les records : elle était en ville depuis à peine deux heures. Elle posait bruyamment son verre sur le comptoir, et donna un coup de pied sec dans le tabouret de son voisin. Ce dernier parti à la renverse, s’écrasa sur le tabouret, tout le contenu de son verre s’était répandu sur son visage. Il se relevait aussi vite et voulu attraper Mélie à la gorge. « - espèce de sal… ». Il fut coupé net dans son élan face à l’embout d’un fusil. Elle leva le cran de sûreté et chargea son arme.
« - espèce de quoi ? Tu peux répéter j’ai pas bien entendu ?
- hey du calme ma belle… personne ne cherche à faire des histoires ici… range ta copine… »
Mélie abaissa sa garde, ré-enclencha le cran de sûreté, accrocha son fusil à sa ceinture, et remis le battant de son manteau par dessus. Elle prit son verre et fit signe au type derrière le bar de le remplir.
« - maintenant qu’on a fait connaissance, tu pourrais dire comment tu t’appelles ? Moi c’est Frankie…
- salut Frankie. Dit-elle en imitant sa voix. Et tu es quoi dans cette ville ? Maire ? Flic ? Nonne ? Elle se mit à rigoler en voyant son visage. Nan sans dec’ c’est quoi ta spécialité à part tomber des tabourets ?
- j’ai pas vraiment de profession, plutôt une motivation…
- wouah tu m’impressionnes ! Et c’est quoi cette motivation ??
Frankie eu un air méfiant d’un coup, il jeta des regards discrets vers les autres clients.
- quelque chose que je cherche, ça fait deux ans que je le poursuis, apparemment il s’est terré ici et je vais l’attraper !
- vas-y accouche !! C’est quoi ??
- viens allons parler au calme…
- au calme ? De quoi t‘as peur ?
- c‘est pas moi qui ait peur, regarde ces gens…»

Mélie suivit Frankie dehors, ce qu’il lui dit lui mit l’eau à la bouche… il y a deux ans à peu près, il était parti chasser en forêt la nuit tombée, il avait été surpris par une tempête et avait été contraint de se trouver un abri. En courant dans une légère pente, il avait glissé et s’était assommé contre une pierre. Il n’avait repris connaissance qu’au petit matin, il avait ressentit soudainement une douleur insoutenable à la main gauche. Quand il ouvrit les yeux il vit qu’un loup était en train de lui bouffer les doigts !! Il eu soudain la force de bondir sur ses pieds pour faire fuir le loup. Cela marcha et le loup s’enfuit, mais s’arrêta quelques mètres plus loin, se retourna et fit face au chasseur. Les deux se regardèrent dans les yeux quelques secondes. Frankie entendit au loin les voix de ses amis partis à sa recherche, cet instant d’inattention avait suffit au loup pour disparaître.
« - ce loup, poursuivait-il, est le plus majestueux que je n’ai jamais vu, son pelage est d’un blanc aussi pur que la neige… si je suis ici c’est à cause des rumeurs. Certains l’auraient aperçu dans les bois, sur cette de montagne.
- comment es-tu certain qu’il est toujours là ?
- les gens continuent d’éviter le plus possible les bois.
- et une fois que tu l’auras ton loup, t’en feras quoi ? Tu vas lui bouffer la patte comme ce qu’il t’as fait ? dit-elle en ricanant.
- possible… »
Sur ce, Frankie s’en retourna à l’intérieur, s’assit à une table au fond de la salle et commanda à manger. Mélie, elle, partit chercher un endroit où passer la nuit, je sens que je vais pas chômer ici, pensa t-elle.

Les jours passèrent, elle trouva du boulot au bar justement. Son patron lui faisait faire tout et n’importe quoi, mais ce qu’elle préférait évidemment, c’était de se mêler de la vie des autres… elle faisait avouer ses malheurs au type qui venait se saouler, démasquait le gringalet qui trichait aux cartes, et remettait en place deux brutes qui commençaient une bagarre… la première fois que c’est arrivé, son parton a bien cru qu’elle se ferait assommer si elle intervenait, mais elle fonça points levés et c’est elle qui assomma presque un des deux gars, à l’autre elle infligea le tabouret. Rapidement tout le monde comprit que les problèmes, c’était elle qui réglait, et à sa manière, de toute façon personne n’osait lui dire qu’elle avait tort. Si jamais quelqu’un osait, il prenait bien soin d’éloigner tabourets, chaises et tables…

Et puis un jour tout s’accéléra, en début d’après-midi, un jeune homme déboula dans la rue principale, il criait et s’agitait comme un fou. Tout le monde sortit dehors, curieux de savoir qui pouvait bien faire un boucan pareil. Mélie était en train de faire la sieste à ce moment, elle sortit dehors rouge de colère, un tabouret en main.
« - c’est pas bientôt finit ce raffut ??
- c’est Ed le fils de Tony, l’a toujours été bizarre… » dit son voisin de palier.
Ed marchait en titubant au milieu, presque tout les badaux étaient retournés chez eux une fois qu’ils savaient qui gémissait.
« - bizarre ? C’est que maintenant que je le vois bizarre…
- faut dire que ça arrive pas tout le temps quand même ! »
Mélie posait son tabouret, et s’avança vers Ed. il ne la vit pas arriver et fut surpris, comme effrayé, quand elle lui parla.
« - Ed mon p’tit pourquoi tu beugles comme ça au milieu de la rue ? Y’a des gens… »
Elle s’arrêta de parler quand il se retourna. Ed était blessé à l’épaule, le sang coulait le long de son bras ballant, sa chemise était déchirée, les larges trous laissait en deviner la cause, la peau dessous était couverte de blessures. Sur son visage, Mélie pouvait voir l’expression d’un môme terrorisé, ses yeux exorbités coulant de larmes, les joues rouges, et le front dégoulinant de sueur…
« - Frankiiiiiiiiie !!!!!! Le p’tit est blessé !!!! Mélie se retourna vers Ed. viens avec moi je vais te soigner. »
Mélie voulu l’aider à marcher mais quand elle s’approcha, Ed eu un mouvement de recul, elle n’arrivait pas y croire mais elle avait l’impression d’avoir face à elle, un animal craintif car blessé. Malgré tout Ed la suivit à l’intérieur, elle le fit s’assoir sur une chaise. Frankie déboula dans la pièce avec des bandages et de quoi recoudre les plaies. Quelques heures plus tard, elle refermait la porte d’une chambre à l‘étage, elle avait du sang jusqu’aux coudes. Quand elle redescendit, un coup d’œil suffit pour que Frankie et elle comprennent ce qui s’était passé.
« - les plaies sur son torse, elles sont fines, longues… elles vont par quatre, y’a pas 36 animaux dans le coin qui peuvent faire ça, un chien…
- c’est lui j’en suis sûr.
- on verra ce que le p’tit nous racontera demain.
- tu as vu son regard mieux que personne ! Si c’était un chien, même abandonné, sauvage ou tout ce que tu veux, il aurait pas été dans cet état !! »
Frankie saisit d’un coup son fusil, et sortit en courant. Mélie le suivit, il se dirigeait vers les bois, elle du faire un effort soudain pour pouvoir le rattraper, elle lui agrippa le bras et quand il se retourna, elle le gifla !
« - mais t’es con ou quoi ? Tu vas partir tout seul comme ça ?… attends au moins que j’aille chercher mes affaires… »
Mélie était essoufflée d’avoir couru si vite, elle se pencha en avant et pris appui sur ses genoux. Frankie ne dit rien, il se contenta de lever les yeux au ciel, il remarqua soudain qu’il neigeait… les premiers flocon de l’hiver, ils descendaient portés par une brise légère, et commençaient à recouvrir le sol d’un mince voile blanc…
« - qu’est-ce que tu attends pour aller les chercher tes affaires!
- tu permets, je souffle… »
Mélie repartit chez elle chercher fusil, munitions, et tout ce qui pouvait servir. En traversant la salle du bar, elle s’arrêta au milieu de la pièce, elle hésitait… et finalement fit marche arrière vers le comptoir. Elle fouilla tous les tiroirs, tâta les recoins inaccessibles à l’œil et trouva ce qu’elle cherchait : un deuxième fusil et un couteau de boucher, on sait jamais pensa-t-elle.

Mélie et Frankie, partirent donc dans les bois, sous les yeux interrogateurs et apeurés des habitants. Plus ils avançaient et plus le sol devenait escarpé et pentu, ils étaient attentifs au moindre craquement de branche. Plusieurs fois ils se sont fait avoir par des lapins. Frankie était déterminé à ne pas redescendre avant d’avoir mis la main sur lui, au bout de quelques heures, Mélie, elle aurait bien fait marche arrière : elle avait faim, et s’il y a une chose qu’elle détestait c’était chasser le ventre vide. Ses gargouillements se faisaient de plus en plus rapprochés, puis il y eu celui qui fit un bruit de mitraillette… Frankie se retourna d’un coup.
« - putain c’est toi qui fais des bruits comme ça ?
- oui bah ça va hein !! C’est pas ma faute si j’ai faim… elle regretta de ne pas avoir emporté un tabouret. On ferait mieux de rentrer, il va bientôt faire nuit et on a pas de torches au cas ou ton pote se pointe…
- mouais… on reviendra demain… »
Les deux amis rebroussèrent chemin, tout en surveillant leurs arrières. Aucun des deux ne parla pendant le retour, arrivée au village Mélie monta voir si Ed se remettait de ses blessures et changea ses pansements. Frankie, lui, resta dehors une bonne partie de la nuit, montant la garde contre un danger qui avait peu de chances de sortir de son trou, mais qui savait ce dont cette chose était capable ?

Chaque jour pendant plusieurs semaines, Mélie et Frankie partaient dans les bois. Au début c’est l’état inquiétant d’Ed qui les motivaient à ne pas abandonner, puis le tapis de neige se faisait de plus en plus dense, rendant certains coins tout simplement inaccessibles, réduisait leur champs d’action. Mais ils n’abandonnèrent pas, surtout depuis la découverte des empreintes d’Aline. Aline… c’est le nom qu’ils avaient donné à ce fameux loup blanc, celui qui avait presque arraché la main de Frankie et qui avait à moitié dévoré Ed, ils ne savaient pas si c’était vraiment une femelle, mais Frankie avait expliqué qu’il y a 25 ans une fille nommé Aline l’avait lâchement plaqué et qu’il avait toujours eu envie de lui foutre une raclée monumentale… évidemment Mélie ne pu s’empêcher de se saisir d’un tabouret à ce moment là…

*désolée la suite est dans le post d'après*

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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires   Mar 3 Mai - 22:46

*la fin...*

***


« - putain de neige de merde !! Cria soudain Mélie en s’enfonçant d’un coup jusqu’aux épaules.
- tu parles comme un mec… »
Mélie ne pouvant envoyer de tabouret, se replia sur la boule de neige bien dure, qui fait bien mal. Elle la lança sur Frankie, il la reçue en plein sur la joue, il eu un mouvement de recul et faillit tomber à la renverse.
« - viens me sortir de là imbécile !!! » dit-elle avant même que Frankie ne pu dire quoi que ce soit. Ce dernier se dirigea vers elle, marchant dans les traces qu’elle avait laissé.
« - tu parles d’une inconsciente, murmura Frankie. Ça fait 4 heures qu’on arrête pas de grimper sur cette fichue montagne, on a presque quitté le bois, on sait pas combien de mètres d’épaisseur de neige il y a, et toi tu pars droit devant comme ça !
- j’ai vu quelque chose bouger !! »
Frankie agrippa Mélie par les épaules et la tira de toutes ses forces hors de son trou. Mais il n’arrivait pas à la dégager, si seulement Mélie y mettait du sien, qu’elle pousse sur ses jambes, ça l’aiderait peut-être. Il lui fit remarquer qu’elle pesait lourd pour sa taille, évidemment ça l’a mis en rogne et s’agita dans tous les sens pour coller une baffe à Frankie. Son plan avait marché, en battant des jambes Mélie dégageait le neige autour d’elle et était plus facile à soulever.

Et puis quelque chose attira son attention, plus haut. Frankie s’arrêta net, Mélie était toujours coincée dans ses bras, il fixait quelque chose en direction du sommet. Dans sa position Mélie ne pouvait pas voir grand chose mais elle comprit tout de suite, elle était là, Aline avait pointé le bout de son museau, enfin… la suite des événements s’enchaîna très vite, Frankie lâcha Mélie, qui retomba dans son trou, et empoigna son fusil. Elle glissa et atterrit sur les fesses, sa tête se cogna contre la paroi, là où la neige était plus dure. Elle commença à grommeler des injures à Frankie, mais fut stoppée par le coup de fusil, elle sentit les vibrations dans le manteau neigeux… peu après le visage de Frankie si confiant, changea, petit à petit elle commençait à y voir la peur. Des bruits de pas se rapprochaient d’eux de plus en plus vite…

Frankie n’eu juste le temps de lui dire de ne pas bouger… elle vit alors une forme blanche sauter à sa gorge… le loup blanc, avait foncé tous crocs dehors, la violence et la rapidité du coup avait fait gicler du sang partout, elle en avait reçu sur le visage. Mélie resta pétrifiée au fond de son trou, des larmes commençaient à couler les long de ses joues. Puis elle se releva d’un bond, comme poussée par une force inconnue, et cria le nom de son ami. Elle sortit tant bien que mal de son trou, quelques mètres plus loin elle vit Frankie allongé, inerte… la gueule du loup était rouge de sang… Mélie ne put s’empêcher de crier sa rage. Le loup détourna la tête et la fixa de ses yeux noirs, il commença à marcher dans sa direction, Mélie a quatre pattes dans la neige serra les poings, elle ne pouvait pas bouger de peur de s’enfoncer encore. À mi-chemin le loup s’arrêta, elle pouvait voir le regard de la bête, pendant de longues secondes les deux ne se lâchaient pas des yeux… quand tout à coup Mélie fut frappée par la vérité, non ce n’est pas possible…

Le loup s’assit dans la neige, et hurla. Le son qui sortait de cet animal était le plus beau qu’elle n’avait jamais entendu, elle le sentit résonner à travers la couche de neige puis à travers son corps, elle fut prise de frissons et s’écroula sur le dos. Les vibrations de la neige lui procurèrent une sensation si agréable qu’elle eu du mal à y croire, puis elle vit le nuages de neige couler vers elle, elle cru y voir une forme de loup… elle se releva et commença à courir comme elle pouvait en direction du village…

[…]

quelques instants plus tard, Lakeville ne ressemblait plus à rien, la neige était entrée partout et avait tout détruit… si par hasard il y avait un quelconque survivant, il aurait entendu un hurlement à donner la chair de poule…

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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires   Mar 3 Mai - 22:57

ouah Nanou....scotchée quand même! Love

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MessageSujet: Re: Un thème, plusieurs histoires   Mar 3 Mai - 23:55

Sûre ! c'est palpitant et voilà une femme comme je les aime (enfin sauf pour le loup bien sûr. Mais était-ce vraiment un loup ? ;-)
T.
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