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 "Tonnerre de l'Homme !"

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Tuor
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MessageSujet: "Tonnerre de l'Homme !"   Sam 2 Avr - 19:11

Voilà donc la nouvelle de SF que j'avais promise:

[color:5168a384ee=darkblue]« Tonnerre de l’Homme ! »

H’ix Omégon arpentait nerveusement sa chambre. D’une minutes à l’autre, une navette de la Compagnie du Savoir allait venir le chercher pour le conduire vers la base de départ d’Anga d’ou il partirait pour sa prochaine mission.
A à peu prés la quarantaine, il restait ,un bel homme. Pas un de ces petits minets qui font rêver les petites mijaurées par l’intermédiaire du cinéma en cinq dimension. Un homme grand, fort, imposant. Son visage mat, au profil aquilin et aux yeux perçants, aminci par le régime des cosmonautes, était casqué ce boucles noires aux reflets bleutés. Les cinq décillons de citoyens de l’Etat lui vouait un véritable culte. En effet, il y avait dix ans que, franchissant le Rempart de l’Univers et d’immenses étendues de vide hyperspatial, il avait exploré les cavernes tortueuses, peuplés de grand vers pâles et aveugles, de l’Univers de Ohw.
Et maintenant que la Compagnie du Savoir avait décidé de lancer une nouvelle expédition vers un nouvel univers dont la structure décontenançait les cosmologistes, c’était tout naturellement à lui qu’échoyait cette mission.
Omégon s’approcha de la fenêtre pour s’aérer. IL contempla la campagne qui descendait en pente douce, rompue de place en place par la blancheur des hameaux, jusqu’à la mer. Puis, au-delà de la ligne bleue de l’horizon, l’océan rempli d’île remontait soudainement. Le palier suivant du Rempart était entièrement bleu-vert et blanc de nuages, sans qu’on puisse y distinguer mers et îles. Ensuite les paliers se succédaient, de plus en plus confus, jusqu’à la voûte céleste blanc-bleuté, ou brillait Atar, le Soleil, pivot de l’Univers, Source de la vie.
Omégon essaya de se représenter l’Univers, d’innombrables millénaires auparavant, quand il n’y avait que deux immenses continents cernés par l’océan infini, dont l’un pris dans les glaces du pôle sud et l’autre à moitié recouvert de désert, quand s’élevaient encore des chaînes de montagnes d’un milliard d’années-lumière d’altitude. Il songeait avec effroi, lui, l’impassible Omégon, aux grands froids qui faisaient s’évanouir la matière et aux canicules qui faisait s’évaporer les continents, sans parler des cyclones, des déluges, des séismes, des éruptions volcaniques, des raz-de-marée, des incendies de fôrets géantes et aux invasions de grands vers qui avalaient des mondes entiers dans leurs gueules.
Nul ne savait par quels miracles l’humanité avait réussi à survivre dans cet enfer, fut-elle apparu dans un milieu relativement calme, comme le creux d’un rocher. De toute façon, cela appartenait au passé. Maintenant, l’humanité peuplait une nature maîtrisée, ou le terrain avait été aplani, la lave souterraine gelée, la température égalisée au moyen de substance qui absorbaient la chaleur et d’autres qui la réfléchissaient, une nature d’ou toute forme de vie dangereuse avait été banni. Tout cela avait été possible grâce à quatre millions d’années de progrès technologiques. L’Etat, qui en était maintenant à son quatorzième millénaire, avait achevé cette tâche à l’échelle de l’éternité.
La navette arriva vingt minutes en retard. De quoi mettre Omégon en fureur. Il se détendit dans le véhicule qui l’emmenait en pensant à l’aventure passionnante qui l’attendait.
La navette atterrit à l’hyperport de Mîshma. Une foule en délire accueilli le héros universel. Le héros en question fut escorté dans une voiture blindée et vitrée dans laquelle il pouvait se tenir debout et saluer la foule admirative qui soit dit en passant lui portait toujours autant sur les nerfs.
Le président de l’Etat Gandir Jîra pondit un de ces discours pompeux et fumeux et fumeux dont il avait le secret. Omégon commençait à s’impatienter enfin le discours s’acheva sur une salve d’applaudissement, clameurs et autres sifflements. Le cœur battant, Omégon entra dans le véhicule sur chenille qui allait l’emmener dans le no man’s land qui séparait la foule de la Brèche.
Omégon se dit qu’il n’avait jamais rien vu de si incroyable que cette Brèche qui l’écrasait de son immensité et qu’il contemplait avec fascination ; Pour être déconcertante, la structure de cet univers U3 l’était. En effet, tout ce que l’œil pouvait voir , c’était une immense étendue noire parsemée de myriades de petits points brillants. Omégon savait qu’il voyait cela à travers un champs magnétique qui empêchait l’air de s’engouffrer, car, aussi dément que cela puisse paraître, l’univers presque entier était constitué de ce qui n’existait en théorie qu’à l’échelle de l’infiniment petit ou en petite quantité en laboratoire, c’est à dire le vide absolu.
Complètement mutique, l’impassible Omégon se laissa enfermer dans sa petite capsule. Il resta les yuex rivés sur le gouffre béant au-dessous de lui tandis que le compte à rebours était enclenché. Enfin la fusée échappa à a forçe centrifuge et fonça en silence à travers le néant, emportant sans heurt son occupant à une vitesse des milliards de milliards de fois supérieure à celle de la lumière.
Omégon plongea le long tube de verre dans la poudre blanche et, y collant sa natine, aspira vigoureusement. Il s’agissait d’une drogue qui avait le pouvoir de décupler une don latent chez l’être humain : la prescience.
Cela faisait des heures qu’Omégon errait à travers m’immensité démente. Il pensait qu’il ne lui faudrait plus longtemps pour sombrer dans la folie. Il y avait vingt minute à peine, il avait approché l’un de ces minuscules points, et il avait découvert une immense disque composé d’innombrables points brillants encore plus petits. Un zoom rapide lui avait permis d’identifier ces derniers points brillants comme cette chose démente : d’innombrables repliques reduites, de toute taille et de toute couleurs, d’Atar, le Soleil. Et tous, malgré leur multitude et leur relative énormité, étaient perdus comme des atomes dans des océans de vide, de vide, de vide…
Une sensation de relâchement dans le ventre avertit Omégon que la poudre de prescience commençait à faire son effet. Il essaya plusieurs directions, et soudain, il sut exactement laquelle il devait prendre. Il tourna à quatre-vingt-dix degrés.
Il fonçait à travers la nuit infinie, les mains crispées sur la console du vaisseau, comme possedé. Il ralentit l’allure. Guidé avec une précision remarquable par sa prescience, il se dirigea vers un des objets brillants, un seul parmi les milliards et les milliards qui emplissait cet univers créé par quelque dieu fou.
L’objet avait la forme d’une gigantesque spirale à quatre bras que le dieu fou aurait modelé dans des nuées infinies de poussière et de Soleil miniatures. Sans perdre son sang froid, Omégon se dirigea vers le bord d’un des bras. Et là, usant du zoom, il trouva ce qu’il cherchait : un soleil jaune de taille moyenne, guère impressionnant.
Il parvint enfin aux abords de l’astre. Il put souffler et contempler l’étrange spectacle qui s’offrait à ses yeux:
Quatre grosses sphères de gaz gravitaient autour de l’étoile. La première était la plus imposante. La seconde possédait d’immense anneaux miroitant sous le s feux du petit soleil.
Plus proche le l’astre, à peine visible sauf en zoomant, gravitaient quatre corps beacoup plus petits. Le cœur battant. Omégon s’approcha du troisième, escorté par un autre corps encore un peu plus petit tournant autour.
Et là, il se figea, frappé par l’incroyable. Car les colorations bleu et blanc de l’astre lui étaient familières.
Non, c’était de la folie ! Quoi, un infime fragment de monde, perdu dans le cosmos infini ! Et peut-être y avait-il des hommes, maintenus non par la force centrifuge mais par la gravité.
Non, cela tenait du délire. Omégon avisa le bout de continent déchiqueté noyé dans l’océan planétaire et aperçu à travers une fugitive trouée de nuages, et un petit tourbillon blanc-un cyclone- qui se promenait l’hémisphère sud. Cette planète était restée indomptée, sauvage, surtout avec des perturbations aussi ridicules que ce cyclone qui aurait été résorbé en une fraction de seconde.
Et pourtant, la drogue de prescience…
Il en aurait le cœur net. Il fonça à travers l’espace, creva l’atmosphère de la planète vers ce continent qu’il avait aperçu.
Il pénétra l’ombre d’un tunnel de nuage, et c’est pervenu à l’autre bout que vint le choc.
La planète était habité. Une ville s’étendait au-dessous.
Omégon se mit à trembler comme une feuille de tout ses membres, ses dents à claquer. Non, cent fois non ! des êtres pensants sur cette planète ! Quels êtres seraient assez monstrueux pour voisiner sans sourciller les éléments déchaînés, qui, même s’il ne pouvait même égratigner leurs maisons, restait semeurs de mort et de destruction ?
Rassemblant tout son ultime courage, Omégon appuya sur la manette qui actionnait l’écran d’invisibilité et approcha doucement, doucement. Les tours de la cité se rapprochait. Omégon voyait Leurs véhicules grouiller dans les rues, et Eux-même grouiller sur les trottoirs. C’en fut trop. Il sentit son cœur le lâcher.
On parla beaucoup, à Orange et aux alentours, de cet étrange que l’on aurait aperçu scintillant dans le ciel. On en fit des gorges chaudes pendant des mois.
Monsieur le maire en était inquiet. Tout cela allait perturber les prochaines élections. S’iul attrpait l’abruti qui s’amusait à inquiéter le peuple français et se croyait plus malin que les autres avec sa science stupide, il lui ferait passer le goût de troubler l’ordre publique.
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Loeayn
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MessageSujet: Re: "Tonnerre de l'Homme !"   Lun 4 Avr - 12:13

C'est pas mal. Une nouvelle se doit d'avoir une fin courte et décisive, et là on est servi. Tout ce que l'on prenait pour civiisation futuriste n'est en fait qu'un univers parallèle...
J'aime bien la manière dont tu joues sur l'anthropomorphisme du lecteur qui veut s'identifier au premier personnage venu... J'ai préféré la manière dont tu avais écrit Aïsha Kandisha, mais c'est bien aussi. Bon, comme je suis dans une salle libre-accès dans la fac je fais court mais dès que j'ai le temps, je serai plus constructif.
J'aime cette nouvelle.
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Nanou
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MessageSujet: Re: "Tonnerre de l'Homme !"   Lun 4 Avr - 21:09

comme toujours : bravo Tuor !!! :rock:

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Tuor
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MessageSujet: Re: "Tonnerre de l'Homme !"   Lun 4 Avr - 21:29

En tout cas, merci pour vos avis, là je vais sans doute plancher sur la prochaine.
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Azertipi
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MessageSujet: Re: "Tonnerre de l'Homme !"   Lun 4 Avr - 21:57

Eh bien, Tuor, je viens de lire ta nouvelle, et... j'ai beaucoup aimé ! Je n'ai pas encore lu Aïsha Kandisha (archivée sur mon PC, elle n'attend que moi), donc je ne peux pas faire de comparaison, mais je trouve que tu jettes bien les bases de ton histoire avec la présentation du héros, on se laisse emporter facilement dans la narration, on visualise bien l'univers dont tu parles, et la fin est surprenante. Dommage que ce soit si court !
J'attends la prochaine... et je songe sérieusement à imprimer Aïsha Kandisha pour la lire tranquillement ce soir...
Bisous Tuor !
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Loeayn
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MessageSujet: Re: "Tonnerre de l'Homme !"   Mar 5 Avr - 12:43

oui, un seul truc m'a choqué (je reviens en vitesse) c'est le terme de 'midinette', qui est un concept ultrafrancais... et peu universel. Je préfèrerais le terme groupie, ou autres synonymes. Ce n'est pas qu'on ne saisisse pas l'idée mais le concept est trop humain et trop localisé pour que ca prenne quand on jette un deuxième regard dessus ! Encore une fois le temps me manque, alors je te donnerai encore plus de conseils...
Sinon, tu t'es bien rétabli par rapport à la diversité scénaristique d'Aïsha...

Et tu colles remarquablement à l'idéal de la nouvelle fantastique - et de sf par ailleurs.
J'ai par contre une réclamation : je veux des avant premières par mail ! bouhouhou! s'il te plaîîîît!!! bouhouhou! Plus sérieusement, (mon email c'est mon pseudo @hotmail.com !!) j'ai aimé ton titre même si 'le marteau des dieux' représente plus l'image que je m'en serais fait...

Au fait j'ai lu la moitié de L'étoile et le Fouet (The Whipping Star pour les intimes) et c'est monstrueusement bien. C'est cool, c'est encoore plus anthropomorphique que ta nouvelle, on se sent petit, ridicule et conditionné. D'autre part, c'est tellement prenant que quand le héros a envie d'abandonner, le lecteur, lui, a envie de poser le livre !!! Bon je te dirai autre chose la prochaine fois.
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