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 Les Chroniques Fantasyennes... Première!

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Kusanagi
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MessageSujet: Les Chroniques Fantasyennes... Première!   Mer 23 Mar - 23:18

Alors voilà... je me suis décidée, à l'instar de certains, à publier ma prose. Certaines connaissent déjà le texte que je publierais ici. D'autres découvrirons. C'est une histoire en épisode (sinon je me fais tuer...). Je vous la sers, la voici!

L'enfant Lumière
    Mon monde…. Est-ce bien utile de vous le décrire ? Il est comme le wired sur lequel je suis ici…. Vaste, invisible et visible… réel et irréel…. Son histoire se perd dans les confins de la Création. Mais vous le connaissez, vous vous y rendez même, dans ces moments où vous vous abandonnez, dans ces moments nommés « rêves »… car oui, voici mon monde, source de toutes légendes, de tous rêves, qui vous nourrit et que vous nourrissez. Certains peuples en ont compris l’importance, qui nomment la Création le « Temps du Rêve »…
    Mon monde est comme une île, posée dans l’espace infini entre les dimensions… entre les univers…
    En son sud est la Ville… celle de la Blanche Tour, là où loge l’Impératrice. Là ou je vis, là-bas (car je suis aussi ici, tout comme vous… mais par rapport à vous, mon esprit sait qu’il appartient aux deux mondes…). En cette ville, tous les peuples sont représentés. Ses limites sont infinies, comme l’île, et des portails permettent le passage entre les mondes. Mais suffit ! Vous aurez bien assez le temps de découvrir ce monde si vous me suivez !!! Car mes aventures ne commencent pas aujourd’hui et ne se terminent pas demain ! Il serait temps de faire plus ample connaissance !
    Dans votre monde, où je suis née, je suis comme vous. Mais ici, je suis un des gardiens… un chevalier. Je suis l’un des Elémentalistes de l’Eau, avec mon frère d’armes François. Oui, car tout est double ici, comme le Ying et le Yang…. Comme la vie…
    Je suis Maître aussi, et en cela, je suis chargée de la formation des élèves gardiens. Mon premier élève…ma pour être exacte. J’avais 17 ans, cela faisait deux ans que j’avais prononcé le Serment des Gardiens. Je me souviendrais toujours des circonstances… elle avait 12 ans, en apparence… et c’est de cette apparence qu’elle s’ouvrirait de nouveau à la lumière. Elle était là, devant moi. Ses boucles blondes parfaitement coiffées, comme une poupée de porcelaine… la couleur de sa peau presque transparente, ses yeux clairs, si clairs… et les deux petites canines de son sourire, trahissant son espèce, enfin en partie… car ses oreilles légèrement en pointe renseignaient sur son autre sang.
    « Je pourrais grandir, alors ? demanda-t-elle. Ça fait si longtemps que j’ai arrêté. Enfin, je crois, j’ai l’impression d’avoir vécu dans la brume pendant…longtemps. Si longtemps.
    - Oui, ai-je répondu. Ton sang elfe, et le Destin. Et il existe toujours un contre sortilège, de toute façon.
    - Contre sortilège ? Mais… Comment cela va-t-il se passer ?
    - Oh, de façon assez simple, en fait… c’est étrange comme parfois la magie n’a pas besoin de grand effet pour être puissante. Celle-là, du moins.
    - Ah ? (Je perçus une petite déception dans sa voix).Et mon père ? fit-elle, levant vers moi un regard gêné. Je vivrais chez lui, maintenant ?
    - Ton père ? Je ne sais pas si c’est une bonne idée (Personnellement, je pensais que Lestat n’avait sûrement pas les capacités d’élever une gamine de 12 ans… avec son âge mental à lui !)
    - Quel bonheur de voir tout le bien que vous pensiez de moi, susurra une voix à mon oreille »
    Je me retournais brusquement. Il se tenait face à moi, un sourire énigmatique flottant sur ses lèvres. Je ne pouvais rien craindre de lui. Les Gardiens avaient bien trop de puissance en eux. Mais l’effort constant de mon esprit pour l’empêcher de venir s’y balader était parfois épuisant. Je le foudroyais du regard.
    -Vous savez que lire dans l’esprit des Gardiens est interdit ! Mais il est évident que le mot « règles » vous provoque une urticaire aiguë, soupirais-je alors.
    - Tout autant qu’à vous !
    (Touchée, pensais-je.) Je le regardais en prenant un air que je voulais courroucé… Tout au plus devais-je ressembler à un bébé boudeur. Une réplique cinglante tentait de me venir à l’esprit, mais un signe du chambellan calma mes ardeurs polémiques.
    -Bon, chuis trop jeune pour combattre votre Grandeur, m’excuserez, l’Impératrice m’attend ! Et on m’a confié une tâche d’importance.
    Je demandais alors à Claudia de me suivre. Étonnant, lorsqu’elle passa devant Lestat, je vis une lumière étrange dans ses yeux… douce. L’était capable de sentiments lui ? Je me demandais pourquoi ce type m’énervait autant. Perdue dans mes pensées, j’arrivais alors devant la Grande Salle du Trône. Les portes s’ouvrirent grandes devant moi, et je traversais la salle, entourée d’une haie formée par mes condisciples, pour m’arrêter devant l’Impératrice, une Claudia très impressionnée sur mes talons.
    « Bienvenue à vous, Chevalier ! Et voici l’héroïne de ces derniers jours ! »
    Je mis les mains sur ma poitrine et m’inclinais doucement.

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Nanou
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MessageSujet: Re: Les Chroniques Fantasyennes... Première!   Mer 23 Mar - 23:21

Lestaaaaaaaaat Love

bonne idée marina de mettre ta nouvelle ici !

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MessageSujet: Re: Les Chroniques Fantasyennes... Première!   Mer 23 Mar - 23:23

C'est super classe, Kusa! Je m'y laisse prendre! J'ai hâte de lire la suite!
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Azertipi
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MessageSujet: Re: Les Chroniques Fantasyennes... Première!   Jeu 24 Mar - 1:21

Héhé... Déjà lu, mais je relis avec plaisir !!!
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Loeayn
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MessageSujet: Re: Les Chroniques Fantasyennes... Première!   Jeu 24 Mar - 2:05

Bsoir !

Je débarque pas trop en retard mais là je fatigue un peu je viens de faire trois heures de théatre/danse/chant et j'ai cours demain a 8h...

Ouch Ouch Ouch Prends toi ca dans ta gueule pti Loeayn t'as les yeux plus gros que le ventre !

Tout ca pour dire que je lirai ton texte demain. Le jeudi est toujours un bon jour pour moi, j'espère que ton texte fera partie de ma bonne humeur (et je te fais confiance) !!
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Loeayn
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MessageSujet: Re: Les Chroniques Fantasyennes... Première!   Jeu 24 Mar - 15:26

C'est assez intriguant... Plus, plus!
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Meryt
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MessageSujet: Re: Les Chroniques Fantasyennes... Première!   Jeu 24 Mar - 17:14

Ca me rappelle quelque chose ce texte ! Laughing
Excellente idée Marina. D'une chose bien il faut faire profiter tout le monde.
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Kusanagi
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MessageSujet: Re: Les Chroniques Fantasyennes... Première!   Jeu 24 Mar - 17:16

Allez, la suite (assez facile, j'ai déjà tout écrit...)

    L’Impératrice me rendit mon salut. Grande, son visage doux semblait sans âge. Ses longs cheveux blancs blonds étaient remontés sur sa nuque, seules deux fines nattes entourant son visage. Ses yeux, gris-noirs, donnaient la mesure de sa sagesse. Son sceptre était fait en bouleau enchanteur blanc poli, et l’Arcane de Lumière brillait au bout. Elle s’avança jusqu’à Claudia, et lui fit signe de s’asseoir sur la chaise miraculeusement apparue derrière elle. J’en fis autant sur celle derrière moi.
    « Allons mon enfant, je sais que tu as vécu longtemps dans les ténèbres. Ne sois pas si impressionnée. Tu vas ici rencontrer enfin ton destin, mais je voudrais d’abord connaître ton histoire. Les gens ici aiment beaucoup les histoires, et même si je sais que cela peut te paraître dur, c’est dans ton passé que tu vas trouver ta réponse… »
    Les deux immenses battants de la Salle du Trône s’ouvrirent brusquement.
    « Désolé Votre Majesté ! Serais-je en retard ! » S’exclama une voix agréable, musicale, mais quelque peu… insolente. Le Grand Chambellan posté derrière le Trône soupira, l’Impératrice souri… et une voix derrière moi me dit tout bas « Calme-toi, les Sortilèges du Seau d’eau ne sont pas franchement conseillés en Salle du Trône.
    - Peut-être François, mais ce type a le don de me porter sur le système. Répondis-je dans un murmure. On lui sauve la vie, on retrouve sa fille, on…
    - Peut-être que c’est tout simplement une défense, non ? Comme certaine affecte le masque de la plus grande froideur pour éviter de trop montrer leur sentiments… »
    Finalement, quel dommage ces règles stupides… le Sortilège du Seau d’eau avait de réelles vertus calmantes… au moins pour celui le pratiquant.
    « Seigneur Lestat, fit l’Impératrice, prenez donc ce siège. Je crois que vous allez être excessivement concerné par ce qui va suivre »
    La calme puissance de l’Impératrice avait des vertus calmantes sur tout le monde… même les velléités de défi de certains.
    Pendant ce temps, celle qui devait être au centre de toutes les attentions restait sagement assise sur son siège. Une vraie poupée… c’est bien ce qu’elle avait été pendant près de 150 ans. Comment en était-on arrivé là, et comment les Gardiens se trouvaient mêlés à cette histoire. Il vous suffit de suivre deux histoires qui vont se rejoindre alors, dans cette Salle du trône.
    ***

    Venise, année terrestre 1848.

    « Claudia ! Claudia ! Spetta-me ! » Criait la vieille dame à une gamine blonde marchant d’un pas allègre devant elle. Laquelle semblait totalement ignorer l’injonction.
    « Allez Maria ! Dépêche-toi ! Mama va encore dire que nous sommes en retard, et la nuit va tomber !
    - Evidemment, si tu ne perdais pas du temps à te promener dans les calle du Ghetto. Et je suis vieille, moi ! Mes pauvres jambes ne me portent pas comme les tiennes… ah, Claudia, Claudia, attends moi !
    Mais l’enfant avait déjà tourné dans un petit passage. La vieille Maria, sorcière de son état, songeait en soupirant au destin étrange de cette enfant, que rien en apparence ne distinguait des autres. Mais elle connaissait le secret de son sang, son double sang. Et être la fille d’une Reine elfe en exil et cachée ne devait pas déjà être facile. Alors avoir en plus… la vieille secoua la tête, chassant de son esprits les pensées obscures qui s’y formaient.

    Entre temps, notre intrépide aventurière était arrivée devant la porte d’un petit mur, au fond d’une ruelle. Elle ouvrit, et se retrouva dans une petite cour patio, qu’elle traversa en courant, et criant.
    « Mama ! Mama ! Regarde ce que m’a donné Sarah !! »
    Une jeune femme blonde apparut alors. Elle semblait parfaitement normale, jeune, si on exceptait la couleur bleu gris profond de ses yeux, qui semblaient sans âge. Elle sourit à sa fille.
    « Comment, petit diable, tu as encore semé cette pauvre Maria !
    - Ma ! On était presque à la maison… et regarde, Sarah m’a donné un pentacle. Elle a dit que ça me protègerait.
    - C’est très généreux de sa part. Viens donc, le dîner est prêt, et j’entends cette pauvre Maria qui arrive.
    Maria passa à ce moment la porte d’entrée en maugréant sur les enfants vivaces et intelligentes. Elle donna à la jeune femme un petit paquet, puis se dirigea vers la cuisine pour présider au service. Claudia et sa mère s’installaient à table, et Maria arriva avec la soupe, une bonne soupe en cette fin du mois d’octobre.
    « C’est bientôt mon anniversaire, fit l’enfant. Tu crois que je vais encore recevoir une poupée ? C’est bien mon papa qui me les envoie ?
    - Euh, oui, oui, fit sa mère, et comme une ombre de tristesse passa dans ses yeux.
    - Pourquoi il ne vient jamais me voir ?
    - Il doit être très occupé. Mais il pense à toi, tu vois bien. Et si il venait, ça…
    - Ça pourrait être gênant et dangereux, je sais. Mais bon, quand même, j’aimerais bien le connaître un jour. Il doit quand même avoir moins d’ennemis que toi Maman. Somme toute, tu est une elfe en exil et lui, un simple vampire, et…
    - Mange donc ta soupe, la coupa Maria.

    ***
    Fantasya, capitale de l’île de Faëria, année terrestre 1995.

    Une silhouette sombre traversait le jardin de la maison, qui malgré l’arrivée du printemps et l’architecture multiforme de Fantasya, méritait pour certains l’appellation de lugubre. Encore que lugubre n’était pas l’adjectif le plus adéquat. La maison semblait riche et grande, mais il se dégageait d’elle une atmosphère « ombrée ». Normal, me diriez vous, lorsqu’il s’agit de la maison du Pilier de l’Ombre du système de Faëria. La silhouette, qui de plus près n’était pas seule et était double en fait, les silhouettes, donc, semblaient vêtues d’un uniforme et autour d’elle flottaient de grandes capes, qu’un simple coup d’œil eut qualifiées de blanches. Pas si simple…
    Avant même que nos deux intrépides aventuriers aient frappés à la porte (qui de toute façon, ne leur avait rien fait, et avait la fâcheuse tendance à le faire savoir), celle-ci s’ouvrit, les conviant à entrer. Dans le couloir imposant s’ouvrant devant eux, se tenait la silhouette de Sérénia, Pilier de l’Ombre et accessoirement vampire de son état.
    « Entrez, entrez, tout les deux, fit-elle de sa belle voix grave. Je sais que vous convier ici et non au palais peut vous surprendre, mais j’ai à parler de choses… terribles, et… Mais installez-vous, je vous en prie. »
    François et Eärwen se regardèrent surpris et exécutèrent la demande de leur hôtesse. Effectivement, la convocation du Pilier les avait surpris. D’autant plus qu’ils étaient tous les deux Elémentalistes de l’Eau, et qu’il existait des Gardiens fort efficace, gérés par le Pilier de l’Ombre.
    « Ben, c'est-à-dire que c’est effectivement peu courant, commença le garçon avec son accent chantant. Mais je suppose que vous avez de bonnes raisons.
    - J’ai d’excellentes raisons, Chevalier ! Mais auparavant, permettez-moi une question.
    Connaissez-vous Lestat de Lioncourt ? »
    Ils faillirent s’étrangler avec leur coca.
    « Euh, le type du film ? Hasarda Eärwen. Enfin, le perso du roman, qui a été adapté y’a pas longtemps… le vampire ?
    - Oui, lui-même ! Je savais qu’une histoire de vampire attiserait votre curiosité ! Vous devez bien vous douter que si c’est un livre, c’est qu’il y a un fond de vérité dedans, et que cette vérité a sa source en ce monde. »
    Oui, oui, ça paraissait logique,… évident même. Mais ça ne les avançait pas franchement sur la raison de leur présence ici.
    « Evidemment, sa vie ici n’a pas exactement le même déroulement que dans les livres, encore que… mais cela est une autre histoire, commença Sérénia. C’est encore un gamin…
    - Ah bon, il est récent, alors ? fit François
    - Oui, à peine trois cents ans. Les livres sont exacts sur ce point.
    - Ah oui… trois cents ans. François pensa en lui-même que les vampires millénaires étaient comme les elfes, ils avaient une notion du temps assez… souple. Du haut de ses 17 ans, il devait être… à peine un fœtus ?
    - Et en quoi pourrions-nous lui être utile, demanda Eärwen, coupant court aux considérations sur l’espace temps de son camarade.
    - Voyez-vous, malgré quelques désagréments causés il y a peu, Lestat est destiné à me succéder. Et l’heure de la succession approche (Dans un siècle, pensa François).C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il n’a pas été puni pour avoir de sa propre volonté envoyée son existence dans un livre.
    - Et il est au courant ? hasarda Eärwen.
    - Non. De toute façon, en l’état actuel des choses, il ne peut me succéder. Car, voyez-vous, un obstacle se dresse sur son chemin.
    - Un obstacle ?
    - Sa fille.
    La somme de révélations supportée par les deux jeunes Gardiens avaient atteint une sorte de point de non-retour. Autant dire qu’à ce moment là, un elfe chevauchant gaiement un troll des forêts d’Eckmül en chantant une joyeuse chanson sur les pommes ne les auraient pas surpris plus que cela ! Ils se regardèrent puis tournèrent leur visage vers la vampire, qui leur souriait comme si ce qu’elle disait paraissait le plus naturel au monde ! On a beau être Gardiens depuis deux ans, et s’attendre à plein de choses probables et improbables dans un mondes régi par les règles de Faërie, mais justement, y’a des règles ! Et l’une d’elles était que les humains immortels, qu’ils le soient par vampirisme ou parce qu’ils devaient se massacrer jusqu’à la fin des temps en s’ôtant la tête, ne pouvaient pas se reproduire… à moins que.
    - A moins qu’ils ne le fassent avec un Premier Né, compléta Sérénia, qui semblait lire dans leur pensée.

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MessageSujet: Re: Les Chroniques Fantasyennes... Première!   Jeu 24 Mar - 17:25

C'est vachement bien, Kusa! Moi, je suis fan! Vivement la suite! Par contre, j'ai toujours la désagréable sensation d'avoir l'impression qu'il y a des choses qui m'échappent, dans les histoires de fantaisy, parce que je n'en lis jamais. En fait, c'est même ça qui me décourage souvent...
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Kusanagi
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MessageSujet: Re: Les Chroniques Fantasyennes... Première!   Jeu 24 Mar - 17:31

Dihwana a écrit:
C'est vachement bien, Kusa! Moi, je suis fan! Vivement la suite! Par contre, j'ai toujours la désagréable sensation d'avoir l'impression qu'il y a des choses qui m'échappent, dans les histoires de fantaisy, parce que je n'en lis jamais. En fait, c'est même ça qui me décourage souvent...

Merci beaucoup! Par contre, là, c'est normal... comme ça fait partie de toute un cycle que j'ai crée (mais jamais écrit, sauf maintenant, petit à petit), les nouvelles que je vais mettre auront pleins de choses pas forcémment expliquées. Encore que, j'avais commencé à mettre en place une encyclo... mais pour l'instant, elle est en suspend.

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MessageSujet: Re: Les Chroniques Fantasyennes... Première!   Jeu 24 Mar - 17:37

Bon, c'est pas grave, j'ai l'habitude d'être perdue. ca ne m'empêche pas d'aimer...
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MessageSujet: Re: Les Chroniques Fantasyennes... Première!   Jeu 24 Mar - 20:48

Hum, attention, ma réplique favorite : la suiteuh!!!

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MessageSujet: Re: Les Chroniques Fantasyennes... Première!   Jeu 24 Mar - 22:16

Pandora a écrit:
Hum, attention, ma réplique favorite : la suiteuh!!!

Rhôô, tu la connais, la Suite...

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MessageSujet: Re: Les Chroniques Fantasyennes... Première!   Jeu 24 Mar - 23:10

Et alors? 👅 *alors je veux la suite de la suite, na*

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MessageSujet: Re: Les Chroniques Fantasyennes... Première!   Jeu 24 Mar - 23:15

*ouais moi aussi na !*

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MessageSujet: Re: Les Chroniques Fantasyennes... Première!   Ven 25 Mar - 0:32

Et moi donc ! Je t'ai dit personnellement ce que j'en pensais, je vais pas reprendre l'histo msn pour le placarder Wink.
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MessageSujet: Re: Les Chroniques Fantasyennes... Première!   Ven 25 Mar - 20:57

Loeayn a écrit:
Et moi donc ! Je t'ai dit personnellement ce que j'en pensais, je vais pas reprendre l'histo msn pour le placarder Wink.

:ohayo:

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MessageSujet: Re: Les Chroniques Fantasyennes... Première!   Sam 26 Mar - 16:03

(Suite) Au fait, suite à une erreur, les fichiers publiés n'étaient pas la version finale... je les ai remplacé... donc, faudrait relire (y'a pas trop de modif, mais quand même)

    Venise, année terrestre 1848.

    Le soleil descendait doucement à l’horizon, se couchant sur la lagune. Annaëlle le regardait du ponton ou elle s’était assise après le dîner. Claudia jouait dans sa chambre et Maria finissait de ranger la cuisine. Cela faisait plus de soixante ans désormais qu’elle avait trouvé refuge ici. Venise était une ville propre à la rêverie et aux gens de son monde. Le brouillard la rendait fantasmagorique, et elle servait de refuge à beaucoup, la magie y étant plus facile à exercer. Encore qu’en cette année, le grondement de l’Histoire la traversait encore plus fortement, et malgré l’écrasement en cours de la révolte, les révolutionnaires et nationalistes italiens supportaient de moins en moins le joug autrichien. Mais Annaëlle avait l’esprit ailleurs, vers une ville entourée de montagnes, dominant la plaine du Soleil. Vers sa Terre de Lumière, chantée par les poètes de Faëria, dernier rempart de Lumière avant le Grand Néant, ces terres de cauchemar, où même le Mal s’aventure difficilement. Sa terre, désormais soumise au chaos, et dont elle avait dû fuir… cette mélancolie qu’on appelle « mal du pays » la saisit, comme souvent à la tombée de la nuit, cette mélancolie qui en amenait une autre, lorsqu’elle entendait à ce moment là la voix de sa fille chantant des berceuses à ses poupées….

    Venise, 12 ans plus tôt.

    Le Carnaval battait son plein… les bals du Prince de Zorzin étaient très courus de toute la noblesse vénitienne et de tous les riches touristes et exilés que comptait Venise. La somptuosité des décors, les habits magnifiques… ce petit air de décadence que cherchaient les esthètes qui ne voyaient dans cette fête que l’image du libertinage du 18ème siècle, ce siècle d’or qu’ils prétendaient révolu dans l’embourgeoisement du 19ème siècle industrieux.
    « Venise est bien le seul endroit ou je retrouve ce parfum de « scandale » mon cher Louis ! fit la silhouette d’un masque dont les cheveux blond épais étaient regroupés en catogan dans son dos. Regarde moi tous ces petits bourgeois agrippés à leur si fière morale croire s’adonner aux libertinages ! On les prendrait demain dans le lit d’une catin qu’ils s’enfuiraient dans les jupons de leur mère… et c’est mon siècle qu’ils traitent de décadent !
    - Pourquoi est-tu venu, lui répliqua le masque à côté de lui.
    - Pourquoi ? Mais parce qu’on s’amuse ! Regarde cette fête battre son plein… et il y a tellement de gens « intéressants » ici. Ne le sens-tu pas ?
    Son sourire fit soudainement penser à celui du loup face à l’agneau dans la fable.
    « Allons, en chasse ! Et fais attention aux chiens, cette fois… »
    Le masque blond se mêla alors à la foule des danseurs.
    Crétin, pensa le jeune homme brun resté accoudé au mur. Ils virent plus loin leur hôte dominer de sa haute taille toute l’assemblée, sur l’escalier d’apparat. Il se retourna pour aider une jeune femme à descendre. Louis ne voyait pas son visage et pourtant, l’allure de la nouvelle venue l’impressionna. Elle devait être belle, très belle même. Mais en tentant de lire dans son esprit, il se heurta à une barrière… surpris, il lui sembla alors que l’inconnue lui lança un sourire. Etrange, les humains ne savaient pas bloquer ainsi son esprit. Et l’inconnue lui paraissait tout ce qu’il y a de plus vivante…
    La jeune fille n’était pas non plus passée inaperçue aux yeux de Lestat. Et sa barrière mentale, qu’elle semblait manier sans difficulté aucune aussi. Il s’approcha doucement du couple qu’elle formait avec leur hôte, sans pouvoir suivre leur conversation. Leur langue lui était inconnue. Sans doute une étrangère.
    « Ah, signor Lestat, venez donc vous joindre à nous ! Je voudrais vous présenter ma cousine, la signora Annaëlle.
    - Buona sera, signor, fit celle-ci d’une belle voix douce, grave et sans aucun accent. Elle lui tendit naturellement sa main.
    Lestat la prit, s’inclina pour la baiser. La main était douce, chaude, fine. La peau semblait luire d’une lumière argentée, comme sous le reflet de la Lune. Il releva les yeux pour croiser le regard d’Annaëlle. Les yeux semblaient sourire derrière le masque, une lueur moqueuse au fond.
    « M’accorderez-vous votre première danse ?
    - Mais volontiers, Monsieur. »
    Du haut de son poste d’observation, Louis suivait les évolutions d’un couple sur la piste de danse. Il secoua la tête, et rejoint Marius à une terrasse.
    « Tu semble soucieux ?
    - Non, mais …
    - Nul ne peut rien contre son destin, fit un Marius subitement sentencieux.
    Louis le regarda surpris.

    Plus tard, dans un petit jardin donnant sur la lagune. Deux ombres semblent se promener. Lestat s’approcha doucement d’Annaëlle. Quelle importance que cette barrière mentale. Le parfum de la jeune fille lui fait augurer un sang délicieux, un vrai régal.
    « Je ne ferais pas ça si j’étais vous. »
    Lestat s’arrêta brusquement.
    « Faire quoi ?
    - Ce que vous vous apprêtiez à faire. Me mordre, sucer mon sang… ce genre de truc de vampire. »
    Annaëlle ôta son masque. Dire qu’elle était belle était faible. Elle était féerique. Ses cheveux blonds couleur de l’or tombaient en boucles souples sur ses épaules, sa peau avait l’iridescence des étoiles. Et ses yeux… ses yeux gris bleu semblaient à la fois profonds comme la nuit et calmes, si emplis d’une sagesse millénaire. Et ses oreilles se dessinaient légèrement en pointe dans le clair de Lune.
    « Vous êtes... Commença Lestat.
    - Une elfe, oui. Rien de bien extraordinaire à ça, vous ne trouvez pas. Vous êtes bien vampire vous ! Et vous devriez arrêter d’essayer de lire dans mon esprit, j’ai accès au votre sans aucune difficulté ainsi. Et il est formellement déconseillé aux vampires de mordre les Elfes, vous savez ?
    - Non, je l’ignorais. Je doit avouer qu’on ne m’a jamais enseigner ce qu’il fallait manger ou pas. Et les elfes, ça…
    - … n’existe pas ? Tout comme les vampires, non ? fit-elle dans un sourire moqueur. Vous ne croyez pas aux légendes, monsieur de Lioncourt ?
    - Non… enfin si. Enfin, pas à celles que je ne voit pas. Je pensais que ces légendes sur la famille Zorzin étaient… Disons des contes pour enfants. Ainsi donc, il y a réellement des elfes dans sa famille. Et vous êtes qui ? Sa Grand-mère, en fait ?
    - Oh, je vois. Vous êtes spirituel, mon ami. Non, je n’ai rien avoir avec la famille du Prince. Et pour votre curiosité, sachez que notre ami le Prince, n’est pas entièrement un elfe… mais je vous accorde qu’il reste immangeable. Mais il se fait tard, et vous devez sans doute vous sustenter avant le lever du soleil… Je ne voudrais pas vous retenir.
    - Attendez, fit Lestat. Mais elle avait déjà disparue… si vite.
    - J’aurais aimé vous revoir…
    - Moi aussi, fis une voix, qui sait, demain soir, au détour d’une ruelle… j’aime observer la Lune, comme les chats…
    Lestat se retrouva seul dans ce jardinet de lagune. La jeune fille l’intriguait. Il ne lui restait plus qu’à demander au Prince, ou à Marius. Il rentra à son hôtel.
    - Alors ? lui fit Louis, quel goût ?
    - La ferme ! J’vais dormir.
    Louis referma son livre, un drôle de sourire au lèvres, et décida que lui aussi avait sommeil, finalement.

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MessageSujet: Re: Les Chroniques Fantasyennes... Première!   Sam 26 Mar - 16:08

C'est déjà fini? Encore! Encore!
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MessageSujet: Re: Les Chroniques Fantasyennes... Première!   Dim 27 Mar - 11:46

Episode.... euh.... 4? Bon, la suite; quoi!

    La nuit tombait sur la lagune. Dans la rue, on croisait des silhouettes emmitouflés (il fait assez froid à Venise en février, surtout quand souffle la bora, le vent de l’est… et ce soir là, il soufflait). Les fêtes et les bals battaient leur plein dans les palais le long du Grand Canal. Une silhouette vêtue de noir se glissait à contre courant des autres. A la recherche d’un chat regardant la Lune. Mais des chats à Venise, ce n’est pas ce qui manquait, et ils avaient la fâcheuse tendance à regarder les poissons plus que la Lune. C’était des créatures intelligentes, sans doute, mais pas d’une aide fabuleuse. En plus, Marius lui avait déconseillé d’en manger « Les Vénitiens sont habitués aux corps qui disparaissent subitement dans le brouillard, mais ôte leurs un de leurs précieux auxiliaires ronronnants, et tu auras toute une confrérie de protecteurs sur ton dos… c’est très désagréable, l’eau de la lagune est très froide, en réalité. »
    Lestat s’arrêta devant la basilique Santa Maria della Salute. D’ici, on voyait bien la lagune, et il suffirait de monter dans le clocher, qui sait, la vue sur les toits… il frissonna. Ce vent promettait une nuit bien claire, mais il le glaçait sur place. Certains disaient qu’il était capable de geler la mer, à Trieste (véridique, ça !).
    Il grimpa au clocher, vide à cette heure de la nuit… Marius lui avait dit qu’Annaëlle logeait dans une maison appartenant au Prince, mais il ignorait où. Il lui avait aussi dit qu’il valait mieux ne pas trop savoir, les elfes en exil ne l’étant rarement pour rien, et avaient une fâcheuse tendance à attirer les ennuis. Comme si les humains exilés étaient de pacifiques innocents dans tous les cas. Bon nombres d’activistes de toutes nationalités exilés aux quatre coins de l’Europe devaient attirer à eux la plupart des polices du globe, alors… il voyait pas ce qu’un être somme toute imaginaire pouvait attirer de pire.
    La vue de la lagune par cette nuit claire était magnifique. Les îles extérieures luisaient de milles petits feux au loin, tandis que le ciel noir se reflétait dans la mer ridée de milliers de vaguelettes. Lestat aspira une bouffée d’air frais iodé, à l’odeur si caractéristique… il regarda la lune, grande, pâle dans le ciel noir. Elle se reflétait sur le toit du clocher, découpant une ombre…
    « Bonsoir, fit le chat blanc.
    - Bonsoir, répondit-il, décidé à ne pas se laisser étonné par quoi que ce soit.
    - C’est une nuit magnifique, n’est-ce pas, propice à l’enchantement. La lune est si claire ce soir… C’est étrange comme les gens ne regardent pas le merveilleux simple sous leurs yeux, n’est-ce pas ?
    - Oh, les gens… fit Lestat.
    - Vous-même, Messire, êtes plus à même d’apprécier le merveilleux de l’univers, n’est-ce pas ?
    - Eh bien disons qu’en ce moment, le merveilleux de l’univers semble beaucoup m’apprécier, moi, fit Lestat, dévoilant ses canines dans un charmant sourire.
    Le chat bailla en s’étirant, dévoilant les siennes de canines, effilées et coupantes comme des rasoirs. Puis il sauta souplement par terre, ronronna contre les jambes du vampire et le regarda, de ses yeux d’aigues-marines.
    - Vous !
    - Eh, oui… c’est assez pratique pour regarder la lune, non, comme les chats. Fit la voix tandis qu’Annaëlle apparaissait à la place du petit félin. Oh, mais je ne fait pas ça souvent, ça peut être épuisant, et je pourrais me faire repérer. Alors, finalement, vous avez compris ?
    - Compris quoi ? Je venais juste ici regarder la lagune.
    Si il y avait bien une chose que Lestat détestait, c’était perdre le contrôle des événements. Et là, il lui semblait sérieusement lui échapper, le contrôle ! Il tenta la seule parade qui lui restait… feindre l’indifférence.
    Le problème, c’est que c’est la seule parade inefficace avec un elfe.
    Annaëlle restait accoudée au parapet, regardant la Lune. Elle semblait l’avoir totalement oublié. Le plus étrange, c’est que cela ne le dérangeait même pas. Il ressentait en sa présence un bien-être qu’il croyait oublié depuis… depuis si longtemps. Un sentiment que les humains oublient dès qu’ils se rendent compte que le monde n’est pas si merveilleux… dès qu’on leur dit de grandir. Et Lestat était devenu grand très jeune.
    Elle commença à lui parler, doucement, d’une voix à la fois grave et douce. La même langue que celle qu’il avait entendue au bal. Sauf que là, il la comprenait. Elle lui parlait de soleil, de chaleur, de ville fantastique, de merveilleux. Il voyait un monde s’étendre à ses pieds, un monde rêvé. Puis la voix se fit plus triste, angoissée, et un chaos s’attaqua à ce monde. Il sentit la peur, la ruine, la désolation, la fuite… il vit les larmes couler sur son visage. Il la prit dans ses bras.

    -Tu es rentré tard, hier, lui fit Louis le lendemain soir.
    - Tu tiens un compte de mes entrées et sorties ? Lui répondit un Lestat hargneux.
    - Non, mais Marius est passé… le prince s’inquiétait.
    - Ah, et bien il n’a qu’à continuer. Je rentrerai tard aussi ce soir !
    - Sans manger ?
    Lestat claqua la porte.
    Louis soupira, se leva et se rendit chez Marius.

    - Il est amoureux.
    - Grand bien lui fasse, répondit Alvise de Zorzin. Mais il va au devant de grands dangers quand même.
    - Mourir de faim par exemple ? fit un Marius sarcastique.
    - Non, devenir père, répondit le Prince d’un ton uni.
    - Devenir quoi ?! Manqua de s’étouffer Louis.
    - Père… Annaëlle est une elfe, elle a le pouvoir nécessaire pour enfanter avec des immortels. Oh, je sais dit comme ça, cela n’a rien de romantique. Pourtant c’est très joli. Mais le problème, ce sera l’enfant… Ombre et Lumière… de grands pouvoirs, sans aucun doute.
    - Et on fait quoi ? demanda Marius.
    - On laisse faire, mon ami, on laisse faire… pour ma part, je n’apprécierai pas qu’on se mêle de ma vie privée.

    La vie privée de Lestat, pour autant qu’on ne s’en mêle pas, avait pris un tour que même lui n’avait pas prévu. Avoir pris la jeune fille dans ses bras lui avait semblé naturel. Même la suite des évènements lui paraissait logique. Celle-ci, après avoir retrouvé ses esprits, le repoussa doucement, puis avec un sourire triste, l’embrassa et disparut, ombre blanche descendant le clocher. « Ah mais », fit le vampire, bien décidé cette fois à ne pas se laisser surprendre. Il suivit des yeux la forme de petit félin blanc, et se lança à sa poursuite, ses sens aiguisés enfin réveillés. Puis il se souvint que le prince lui avait une fois raconté les aventures d’un de ses ancêtres qui avait une maison pour sa maîtresse. Le prince avait ajouté que la maison de la lagune était toujours dans sa famille. Il eu soudain très mal… et si ? Il fallait alors qu’il le sache. Il vit le chat sauter par-dessus le mur d’une petite cour et le suivi.
    Annaëlle repris forme humaine quand une voix lui fit :
    « Ainsi, c’est ici qu’il vous cache ? Une habitude familiale, sans doute.
    - Une quoi ? fit celle-ci interloquée. Oh, je vois, vous m’avez suivie…
    - Le prince doit être un bon protecteur, n’est-ce pas.
    - Vous avez une imagination fertile, finalement ! Simplement mal utilisée. Donc pour vous, je suis la maîtresse, catin, demi-mondaine du prince de Zorzin ? Intéressant les détours de l’esprit humain.
    - Vous habitez ici, dans cette maison qui…
    - …à servi à ce genre de chose à un ancêtre du prince, oui, je sais. Un lieu intéressant… Maintenant, si le seul petit jeu auquel vous voulez jouer ce soir est comment me mettre en colère, je n’ai pas envie d’y participer ! Monsieur, je vous souhaite le bonsoir ! »
    Elle entra dans la maison, claquant la porte.
    « Et merde ! Siffla Lestat entre ses dents.
    Le lendemain soir, il attendait devant la porte de la petite cour. Il pensait aux remarques de Louis. De quoi se mêlait-il encore, celui là ! Est-ce que moi, je me mêlait de sa vie privée… à la réflexion, peut-être que oui… mais c’était différent et…
    « Entrez, vous allez prendre froid dehors.
    - Je ne peux pas prendre froid !
    - Ah, bon, alors…
    Lestat passa la porte ouverte. Pourquoi face à elle se trouvait-il privé de ses moyens
    « Parce que je vous étonne, lui fit-elle, une étincelle rieuse aux fonds des prunelles.
    - Vous pourriez cesser de lire dans mon esprit ? C’est désagréable de…
    - oh, je vois… bon, d’accord, j’éviterai. Mais c’est tellement plus facile avec les humains ! Ils ne disent jamais ce qu’ils pensent ! Ce serait si simple pourtant…
    - Votre monde doit être bizarrement calme, si les gens font preuve de franchise..
    - Non, ils ne sont pas francs au sens où vous l’entendez. Il y a autant de haine, complots et guerres dans mon monde… enfin, vous le savez, répondit-elle avec un regard lointain.
    Lestat resta silencieux, repensant à la scène d’hier soir, à ce qu’il avait vu. Il lui semblait appartenir à ce monde aussi, même si il ne voyait pas encore trop comment. Il la regardait, tandis qu’elle écrivait, d’une bizarre écriture sur des feuilles d’un vélin très fin. Elle semblait si concentrée, ses lèvres rouges rosées en une petite moue… charmante. Charmante ?! C’est tout ce qui te vient à l’esprit ! Et pourquoi pas ses cheveux dorés remontés en un gracieux chignon laissaient échapper des mèches folles, et…
    « Vous croyez au Destin Lestat ? fit-elle subitement, relevant la tête de son ouvrage.
    - Euh, fit-il surpris, non, pas vraiment… je ne crois pas que notre vie soit toute tracée et…
    - Et vous avez raison ! Le Destin ne nous donne que des pistes que nous sommes libres de choisir ! Mais il veille toutefois sur nos vies. Je crois que vous êtes amoureux. »
    La franchise semblait quelque chose de déroutant chez elle.
    « Pas du tout ! S’entendit-il répondre fortement.
    - Moi aussi, je le suis, ne vous inquiétez donc pas… Elle s’approcha lentement de lui, sa robe froissant doucement le carrelage.
    Il lui semblait vivre un rêve éveillé. Cela faisait si longtemps. Annaëlle ne ressemblait en rien aux humaines. Elle ressemblait au jour. Sans doute cela faisait-il parti de l’attirance qu’il ressentait pour elle. Un ange, sans doute. Elle parlait aux chats, aux oiseaux de la nuit, aux plantes.
    Peu de temps après elle lui annonça qu’elle attendait un enfant. Une fille précisa t-elle. La nouvelle le surpris… surtout quand il apprit en être le père. Elle souriait en lui expliquant, mais il vit qu’une ombre soucieuse ombrait son regard. L’ombre était partie intégrante de Faëria, lui avait-elle dit, ça n’empêche pas certains de vouloir la livrer à autre chose de plus… destructeur. Et tu les connais très bien.
    L’enfant naquit au soir du 31 octobre. C’était un bébé charmant, aux magnifiques yeux violets, aux petites oreilles pointues, et aux ongles fins et délicats comme du verre. Elle semblait avoir baignée dans la lumière de la Lune. Ombre et Lumière, avait dit le prince. Sur la demande pressante d’Annaëlle, Lestat partit peu après, lui promettant de ne revenir que dans douze ans. Il était toutefois décidé à ne pas oublier cette fillette, et il lui laissa une poupée de porcelaine, blonde aux yeux violets.

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MessageSujet: Re: Les Chroniques Fantasyennes... Première!   Dim 27 Mar - 18:46

Arg tu vas trop vite pour moi attends marinaaaaaa !
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MessageSujet: Re: Les Chroniques Fantasyennes... Première!   Dim 27 Mar - 20:10

Loeayn a écrit:
Arg tu vas trop vite pour moi attends marinaaaaaa !
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MessageSujet: Re: Les Chroniques Fantasyennes... Première!   Dim 27 Mar - 20:10

Nooooon! Pas assez vite pour moi!!!
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MessageSujet: Re: Les Chroniques Fantasyennes... Première!   Mar 29 Mar - 20:32

Ouais, maintenant je suis d'acc avec Dihwana ! C'est comme ça j'ai eu le temps de finir alors ca ne me suffit plus !
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MessageSujet: Re: Les Chroniques Fantasyennes... Première!   Mer 6 Avr - 17:01

Aors donc... 5ème épisode:

    Fantasya, année terrestre 1995, dans une maison à l’atmosphère… euh « ombrée » ?

    Sérénia fit une pause dans son récit. Elle adorait raconter des histoires et elle avait manifestement capté toute l’attention de son auditoire, qui l’écoutait bouche bée. Elle sourit, prit une inspiration…
    « Mais, euh… il est pas pédé… enfin homo, Lestat ? risqua François, parce que moi, j’ai lu les bouquins depuis la sortie du film et, enfin, euh… »
    Sérénia ouvrit des grands yeux pendant que sa camarade dévisageait surprise le jeune Gardien.
    « Vous croyez vraiment que tout est décidé, tracé, mon cher ? finit par dire le Pilier de l’Ombre.
    - Nan, mais… bon, pas grave, c’est quoi la suite de l’histoire ?
    - Hum… faudrait vraiment vous expliquer des choses. Bref, comme je disais, Lestat respecta sa promesse, et douze ans après…

    Southampton, Angleterre, début octobre 1848.

    « J’espère pouvoir obtenir cet avancement. Nous venons d’avoir un fils avec ma femme et ce voyage à Londres ne me plaisait pas trop. Laisser un enfant si jeune… oh, mais me voilà arrivée. Vous continuez vers la France, n’est-ce pas. Puis Venise ! Ah, j’aimerais y aller…
    - Au revoir, Monsieur Stoker, fit la silhouette dans le salon. Ce fut un plaisir d’entendre les légendes de votre pays. Comment avez-vous dit que s’appelait votre fils ?
    - Bram. Un vrai petit irlandais !
    - J’espère qu’il saura mettre tout cela à profit… de quoi développer une belle imagination.
    - Au revoir, Monsieur…
    - De Valois.
    L’homme aux cheveux blonds regardait partir le petit fonctionnaire irlandais. Pfff ! Quel bavard ! Mais j’avoue que ses histoires ne sont pas déplaisantes… ça lui a évité… enfin. L’arrivée en France était prévue pour le jour suivant. Lestat était partit de la Nouvelle-Orléans, laissant Louis se débrouiller seul, pour se diriger vers un rendez-vous pris douze ans auparavant.

    Venise, fin octobre 1848.

    Annaëlle et Claudia se dirigeaient à pas rapides vers la demeure de Melchisédech, dans le Ghetto. Le vieux sage kabbaliste était un grand ami de la reine elfe et elle-même appréciait son érudition, qu’elle guidait encore. Elle était la seule de tout Venise à appeler « enfant » le vieux septuagénaire. Claudia, peu intéressée par les longues discussions ésotériques, aimait quand à elle voir les doigts agiles de Sarah se lancer dans la confection des délicieux gâteaux, qu’elle avalait sans vergogne aucune après.
    « Maman m’a dit que j’aurais une belle surprise pour mon anniversaire. Tu sais ce que c’est ?
    - Tu es bien curieuse, piccolo diavolo, lui répondit la petite-fille de Melchisédech. Non, je ne sais pas et tu peux faire preuve de patience. Ton anniversaire est demain. Et ce soir, tu dormiras ici ! Je vais préparer les biscotti que tu aimes tant, qu’en dis-tu ?
    - Chouette ! Et tu me raconteras les histoires de dragons et de pays fantastiques ?
    - Oui, oui, si tu veux ! fit Sarah en riant. Mais laisse donc aux gâteaux le temps de refroidir, petite affamée !

    A l’étage supérieur, Annaëlle semblait perdue dans ses pensées.
    « Es-tu sûre que tout va bien, Annaëlle ?
    - Oui… oui, je vais bien. Merci de garder Claudia cette nuit. Si je dois lutter, je préfère qu’elle ne me voie pas… ni lui. J’espère que…
    - Es-tu sûre de faire le bon choix ?
    - Je ne peux pas éternellement me terrer ici ! J’aurais sans doute du… mais tout cela n’a plus d’importance. Et il ne se passera sans doute rien. Mais si… si par malheur…
    - Oui, ne t’inquiètes pas. Marius se chargera du transfert. Et nous prendrons soin de Claudia.
    - Merci, enfant, lui répondit-elle un sourire las aux lèvres.

    Lestat regardait songeur le paysage nocturne défiler sous ses yeux. Il arriverait le lendemain à Venise, dans la nuit. Bizarrement, un sentiment de crainte l’étreignait…

    « Sarah, Sarah ! J’ai oublié ma poupée !!
    - Qu’est-ce que tu racontes, piccola ? Tu as une poupée, ici, non ?
    - Non, pas celle-là ! Ma première poupée ! Celle de ma naissance ! Je ne peux pas dormir sans. Il faut retourner à la maison la chercher.
    - Mais il est tard, il fait nuit ! On ne va sortir maintenant ! Ce n’est pas grave si tu dors sans elle cette nuit. Allons, allons, ne fait pas cette tête tu la retrouveras demain !
    - Mais…
    - Allez, va au lit !
    Claudia, avec une moue boudeuse, rentra dans sa chambre. C’était décidé, elle ne pouvait pas dormir sans sa poupée. Et si elle devait y aller seule, ben elle irait seule. Après tout, elle aurait douze ans demain, elle serait une grande fille non… et qui sait, elle verrait peut-être un bout de la surprise.
    Elle attendit que le silence se fasse dans la maison. Encore un peu, sais-t-on jamais, avec les adultes. Doucement, elle souleva la fenêtre, passa sur le rebord de la corniches, puis sauta dans le poirier du jardin. Elle était relativement souple et agile, bien plus que la moyenne des petites filles de son âge. Elle se laissa glisser à terre. Puis elle passa par-dessus le mur du jardin, et sauta prestement dans la rue. Elle se mit à marcher rapidement vers sa maison. Elle connaissait tous les passages du vieux Ghetto et de Venise entière, au moins jusque chez elle. Les événements embrasants n’épargnaient pas Venise, et celle-ci était encore en rébellion partielle en cette fin 1848.La garde surveillait activement les rues la nuit, en particulier vers ces quartiers labyrinthiques. Claudia réussit à les éviter à mainte reprise… elle avait bizarrement l’impression de devenir invisible si elle le souhaitait. Finalement, c’était amusant. Elle approcha bientôt de chez elle. Etrange, tout semblait illuminé… elle perçut comme un courant bizarre dans l’air, comme juste avant l’orage. Pourtant la nuit était claire et dégagée. Elle perçut des bruits de plus en plus forts à mesure qu’elle s’approchait de chez elle. Il lui semblait que sa maison s’embrasait, mais d’un feu étrange, électrique.
    « Mama ! Mama ! » hurla l’enfant, inquiète en se précipitant chez elle.
    Non, Claudia, n’approche pas, résonna une voix dans sa tête, je t’en prie, fuis ! Fuis le plus vite possible !!! Je reviendrais ! Je te le promets !! Ma fille….
    Maman… la maison redevient silencieuse… la fillette s’approcha, entra… il lui semblait qu’un ouragan avait dévasté le salon… des traces étranges semblaient avoir été tracées au mur avec du feu.
    « Maman ! Maman ! »
    Une main se posa sur son épaule. Le prince de Zorzin la regarda en secouant la tête.
    « Tu n’aurais pas du être-là. Finalement, elle n’a pas été assez forte…
    - Assez forte pour quoi ? hurla l’enfant. Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Maman !!
    Claudia resta prostrée sur le sol de la maison.
    - Qu’allez-vous faire ? demanda Marius.
    - Ce qu’elle m’a demandé. Claudia, tu vas venir avec moi. Tu dormiras chez moi ce soir.
    - Lestat va arriver demain.
    - Je sais, il faudra… mais d’abord occupons-nous de cette enfant »
    Le prince prit dans ses bras Claudia sanglotante, assise sur le parquet de sa maison dévastée.
    « Tu dormiras dans une belle chambre, et demain…
    - Je veux pas de demain !! Je veux Maman, c’est pas mon anniversaire si il n’y a pas Maman !! Où est elle ? »
    Marius la regarda en soupirant… si seulement je savais… et demain… et merde ! Si elle était arrivée maintenant, ça voulait dire que…
    « Claudia, tu vas faire exactement ce que te demande ton oncle, tu sais ? Tu ne devras sortir de chez lui sous aucun prétexte ! Aucun ! Tu me le promets ? »
    Claudia le regarda interloquée… elle hocha doucement la tête.
    « Bien. Tu es une petite fille très intelligente ».

    « Elle est restée prostrée toute la journée, Sarah.
    - Normal, avec ce qu’elle a vécu. Oh, comme je m’en veux !! J’aurais dû la surveiller mieux !
    - Elle est très intelligente, tu sais… ce n’est pas de ta faute…
    Claudia était assise sur le lit, dans une des chambres du palais du Prince. Dehors, le soleil se couchait. Elle avait refusé toute nourriture, même les délicieux gâteaux de Sarah. Elle ne pleurait même plus…
    « Ma poupée, fit-elle soudain, j’ai encore oublié ma poupée ! Maman va me gronder si je la perds. »

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